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Même quand il médite, le patron d’Uber crée une controverse

Repéré par Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 09.06.2017 à 11 h 16

Repéré sur Business Insider, The New York Times

Au milieu d'un scandale de harcèlements sexuels dans la firme, son patron s'est mis à méditer... dans une salle réservée à l'allaitement.

Travis Kalanick, le 16 décembre 2016. MONEY SHARMA / AFP

Travis Kalanick, le 16 décembre 2016. MONEY SHARMA / AFP

Quand ça veut pas, ça veut pas. Le cofondateur et patron d’Uber Travis Kalanick semble être à l’image de son entreprise, la personnalité que l’on adore détester, et l’a prouvé une nouvelle fois cette semaine. Le pire est que tout partait d’une bonne intention dans une période troublée pour le champion de l’uberisation. Uber fait face à une série d’accusations de harcèlement sexuel en interne, qui s’est soldée par une enquête et le licenciement de 20 salariés dont des cadres dirigeants, sur 215 cas signalés de harcèlement mais aussi de vengeance ou de discrimination.

Souhaitant montrer un appaisement et une volonté d’améliorer les conditions de travail chez Uber, la membre du conseil d’administration Ariana Huffington, fondatrice du site du même nom, a expliqué lors d’une conférence que Kalanick avait quitté une réunion pour aller méditer, conformément aux canons en vigueur dans le milieu de la tech.

Selon Ariana Huffington,

«Travis est revenu et on pouvait voir le changement dans sa manière d’être et la façon dont il prenait des décisions.»

Mauvais choix

 

Une belle histoire de développement personnel au service du succès. Sauf que Kalanick a utilisé une salle réservée aux salariées pour l’allaitement chez Uber. Dans le contexte social actuel de la firme, ce choix a été interprété comme l'ultime marque de la «bro culture» machiste qui sévit chez Uber.

L'ancien responsable d'Uber en Inde, Eric Alexander, fait également partie des salariés renvoyés. Il avait obtenu le dossier médical d'une victime de viol par un chauffeur Uber indien en 2014. Un cas qui avait provoqué l'interdiction du service à Dehli, et que le responsable régional d'Uber pensait alors être une manipulation d'un concurrent pour le faire éjecter d'Inde.

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