Boire & manger / Économie

Pourquoi Starbucks galère autant à servir à manger

Temps de lecture : 2 min

À l'exception de quelques gâteaux ou viennoiseries, la chaîne américaine peine à servir de véritables repas à ses clients.

Devant un Starbucks à San Francisco (Etats-Unis). JUSTIN SULLIVAN/AFP
Devant un Starbucks à San Francisco (Etats-Unis). JUSTIN SULLIVAN/AFP

Dans les établissements de Starbucks, en France ou bien ailleurs dans le reste du monde, vous retrouverez essentiellement les mêmes produits: du café, bien sûr, et quelques gâteaux, biscuits, muffins, pâtisseries ou viennoiseries. Parfois, des sandwiches froids sont également proposés, voire des salades. Mais c'est à peu près tout. Il est encore aujourd'hui, impossible de déjeuner ou dîner tranquillement un véritable repas dans un Starbucks et le magazine Eater a tenté de comprendre pourquoi.

Depuis plusieurs années, pourtant, la chaîne de salons de café redouble d'efforts et d'imagination. Entre 2010 et 2014, par exemple, la marque lançait aux États-Unis son concept de «Starbucks Evenings», un menu à base de bière, de vin et de tapas. Après avoir été développé sans grand succès dans près de 400 établissements dans le pays, l'enseigne a finalement lâché l'affaire. En 2011, elle s'essaie aux «Bistro Boxes», un mix de salades, fruits, légumes, charcuterie ou fromages. Un an plus tard, Starbucks se focalise un peu plus sur les sandwiches et rachète La Boulange, une chaîne de boulangeries créée à San Francisco... avant de l'abandonner progressivement. S'en suivra, en 2014, une profonde crise d'identité.

Dernière initiative en date: Starbucks vient d'annoncer son partenariat avec Snap Kitchen, une petite chaîne de restauration venue d'Austin (Texas) qui met en avant une alimentation saine et équilibrée proposant à la fois des petits-déjeuners, des en-cas et des repas complets près à être réchauffés. Mais Starbucks ne cuisinera rien. Toujours pas.

Et le magazine Eater semble avoir finalement compris pourquoi:

«Si Starbucks voulait vraiment concurrencer Panera [une autre chaîne de salons de café et de boulangeries servant des plats], elle devrait envisager d'installer de vraies cuisines, de recruter de vrais chefs plutôt que des baristas formés à la délicate tâche du réchauffement des aliments. Mais un investissement aussi énorme vaudrait-il vraiment le coup quand on sait que la majorité des profits de Starbucks vient du café?»

Slate.fr

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