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L'obsession de Trump pour Twitter lasse déjà les Américains

Temps de lecture : 2 min

Une enquête met en lumière l'agacement croissant et la lassitude des citoyens pour les salves de tweets de leur président.

Donald Trump, le 30 janvier 2017. NICHOLAS KAMM/AFP
Donald Trump, le 30 janvier 2017. NICHOLAS KAMM/AFP

À son retour de tournée internationale, en mai 2017, Donald Trump s'est lâché sur Twitter. Après l'attentat de London Bridge, il y a quelques jours, il a attaqué frontalement le maire de Londres sur Twitter. Pour attaquer le travail des médias américains ou l'ancien patron du FBI James Comey, il s'est une nouvelle fois énervésur Twitter. Il y a même un inventé, dans la confusion, un mot nouveau: Covfefe.

Bref, vous l'aurez constaté par vous-même, et ce n'est pas nouveau, Donald Trump utilise le réseau social comme l'un de ces principaux canaux de communication. Un canal de communication spontané, direct, sans filtre, qui, pour certains observateurs, et Donald Trump lui-même, l'aurait peut-être même aidé à gagner l'élection présidentielle américaine, au grand regret d'Evan Williams, le cofondateur de Twitter.

«Les fake médias mainstream se donnent énormément de mal pour me faire quitter les réseaux sociaux. Ils détestent le fait que je puisse poster des messages honnêtes et sans filtre.»

De la lassitude à l'inquiétude

À en croire sa récente activité sur le réseau social, Donald Trump ne semble pas lassé de son temps passé sur Twitter. Les électeurs américains, en revanche, un peu plus. Une enquête de sondage de l'institut de statistique indépendant américain Morning Consult pour Politico, publiée le 7 juin, révèle que 69% des électeurs américains interrogés estiment que le président américain tweete trop. En décembre dernier, quelques semaines avant qu'il ne s'installe à la Maison-Blanche, appuie Ars Technica, ils n'étaient alors que 56%.

L'enquête de Morning Consult s'est également intéressée aux dommages potentiels d'un tel comportement en ligne. Ainsi, pour 57% des personnes interrogées, les tweets de Donald Trump fragilisent son mandat. Par ailleurs, 53% des sondés estiment que l'utilisation de Twitter de leur président endommage le standing des États-Unis aux yeux du reste du monde et 51% pensent même que cela met en danger la sécurité nationale.

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