Monde

Comment le FBI a identifié la jeune femme accusée d’avoir fait fuiter des documents de la NSA

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 06.06.2017 à 14 h 14

Repéré sur Quartz, The New York Times

Reality Winner, 25 ans, risque jusqu'à dix ans de prison.

Le QG de la NSA à Fort Meade, dans le Maryland, le 29 janvier 2010. SAUL LOEB / AFP

Le QG de la NSA à Fort Meade, dans le Maryland, le 29 janvier 2010. SAUL LOEB / AFP

Elle s'appelle Reality Winner, et elle est accusée d'avoir fourni des documents secrets de la NSA à un site d'informations. Ces documents semblent être ceux qui ont fait l'objet des dernières révélations de la part de The Intercept. On y apprend ainsi notamment que la NSA pense que «les services de renseignements russes ont lancé une attaque informatique quelques jours avant les élections américaines contre une entreprise fournissant le logiciel des machines à voter», rapporte Le Monde.

Quelques minutes après la publication de cet article, le département de la Justice américain a annoncé que le FBI avait arrêté une personne suspectée d'être à l'origine d'une fuite –sans confirmer le lien avec l'enquête de The Intercept: Reality Winner, 25 ans, sous-traitante de la NSA, est accusé d'avoir «sorti des documents classifiés de bâtiments gouvernementaux, et de les avoir envoyés à un média».

Une peine exemplaire?

 

L'opération qui a permis de l'identifier est racontée dans l'affidavit publié par le département de la Justice, poursuit Quartz.

«Le premier juin, écrit l'agent, le FBI a reçu la copie d'un document qui a fuité, et que le média avait fourni à une autre agence, supposément, la NSA. L'agence a vérifié l'authenticité du document. La copie scannée “semblait pliée et/ou froissée”, écrit l'agent, “ce qui suggère que les documents ont été pliés et portés à la main vers un endroit sécurisé”. L'agence a conduit un audit interne pour déterminer qui avait récemment imprimé les documents en question et est tombé sur une liste de six personnes.»

Les postes de ces six personnes ont été inspectés et les enquêteurs ont découvert que Reality Winner était la seule des six à avoir contacté par e-mail le média en question. Lors d'un interrogatoire chez elle, la jeune femme a reconnu avoir pris, puis envoyé ces documents, selon l'affidavit.

Reality Winner a été inculpé sous l'Espionnage Act, et risque jusqu'à dix ans de prison, «même les cas de fuites finissent avec des peines de prison allant d'un à trois ans». Mais comme l'indique le New York Times, il s'agit de la première affaire criminelle de fuites sous le président Trump. Certains suggèrent qu'elle pourrait donc servir d'exemple.

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