Culture

La scène rock indé a sa façon bien à elle de combattre Trump

François Pottier, mis à jour le 12.06.2017 à 14 h 45

Les artistes ont réagi à l'ascension puis à la victoire du milliardaire en s'attachant à ce qu'ils savaient faire de mieux: des chansons.

James Mercer (The Shins), Britt Daniel (Spoon), Donald Trump, Taylor Kirk (Timber Timbre), Jeremy Earl (Woods) I Donald Trump : SAUL LOEB / AFP

James Mercer (The Shins), Britt Daniel (Spoon), Donald Trump, Taylor Kirk (Timber Timbre), Jeremy Earl (Woods) I Donald Trump : SAUL LOEB / AFP

Ce soir de la mi-mai, au Divan du Monde, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, les New Pornographers entrent en scène sur «High Ticket Attractions», nouveau single pop vitaminé où leur leader AC Newman affronte son angoisse du futur: «This thing could go two ways / Won’t be another exit for days»[1]. Un morceau que le musicien canadien installé à New York a écrit l’an dernier alors qu’on ignorait encore qui, de Donald Trump ou Hillary Clinton, deviendrait le 45e président des États-Unis.

«”High Ticket Attractions” traite complètement de la panique éprouvée face à Trump, expliquait-il, fin février, à Noisey. Je sais que les gens ont du mal à comprendre mes paroles, mais l’idée centrale de cette chanson est ”Putain de merde, et si cela se produisait?” On dirait que nous passons notre temps à nous réconforter en mode ”Cela ne va pas se produire”, mais si c’était le cas?»


L’an dernier, il ne savait pas comment la présidentielle allait se conclure; désormais, il ne sait pas où l’Amérique de Trump va se retrouver. Quand le groupe a joué «High Ticket Attractions» à Paris, Trump était plongé dans une tempête médiatique après le renvoi du directeur du FBI James Comey, mais l’actualité a encore donné depuis une nouvelle coloration à ce morceau où se croisent les spectres des violations des droits de l’homme et du réchauffement climatique, où la Grande Charte –ce texte symbolique de la dignité de l’individu face à l’arbitraire– finit engloutie sous les eaux:

«The Magna Carta, it’s underwater / We left it there for the sons and the daughters / One day they’ll find it; they’ll be reminded / When we live undersea like we ought to.»[2]

Avant même l’élection puis l’entrée en fonctions de Trump, les initiatives d’artistes issus de la scène rock indépendante se sont multipliées. Si certains se sont contentés de prendre publiquement position, d’autres ont fait ce qui leur semblait le plus naturel et symbolique: écrire et jouer de la musique. En plus des concerts organisés lors des rassemblements des candidats démocrates, le projet «30 Days, 30 Songs», par exemple, lancé un mois avant le scrutin, offrait chaque jour un morceau, écrit ou non pour l’occasion, d’artistes tels que R.E.M., Moby ou Franz Ferdinand.

Face à l’afflux de propositions, le projet a vite été rebaptisé «30 Days, 50 Songs», jusqu'à devenir aujourd’hui «1.000 Days, 1.000 Songs». Les producteurs de cette compilation se sont également associés avec le groupement de labels indépendants Secretly Group pour lancer sur le même modèle «Our First 100 Days», marquant ainsi les 100 premiers jours de la présidence Trump.

«Pourquoi? Vous n’avez pas ça en France?»

Parmi les groupes qui n’ont pas hésité à s'exprimer, les Texans de Spoon figurent sûrement parmi les plus virulents, et ce dès 2015, alors même que Trump n’était pas encore le candidat républicain. Et ils continuent encore aujourd'hui de cracher leur colère, sur l'abandon de l'accord de Paris par exemple.

«Hey Donald Trump, on a compris que tu n'espérais pas vivre sur cette planète beaucoup plus longtemps, mais ce n'est pas une raison pour la détruire en partant»

«Pour moi, cela peut être le rôle de l’artiste de parler pour les autres, explique le chanteur du groupe, Britt Daniel. Évidemment, vous ne devriez pas le faire si vous n’êtes pas doué pour ça, ou si vous ne vous sentez pas inspiré par ça. Mais certains font ça très bien. Et personnellement, je n’ai jamais été refroidi par des artistes parce qu’ils osaient s’exprimer, cela ne me dérange pas. Pourquoi, vous n’avez pas ça en France?»

Cet engagement est même devenu une vraie responsabilité pour Taylor Kirk, leader des Canadiens de Timber Timbre, qui ne s’était jusque-là jamais senti investi d’une quelconque mission.

«Je ne me suis jamais exprimé sur la politique. Mais il n’y a pas beaucoup de gens sur cette terre qui disposent de cette plateforme d’expression, qui ont ce luxe extrême d’être écoutés. Alors, quand tu te rends compte de ça, tu sens cette responsabilité de parler dans ton travail de ce qu’il se passe. Quand quelque chose d’à ce point terrible se produit, chacun peut se retrouver complice et devrait devenir non pas forcément activiste, mais au moins engagé. À un moment donné, tu n’as plus d’excuses.»

La musique de ces deux groupes ne s’était jusqu’ici jamais aventurée sur le terrain politique. Auteur de cinq albums depuis 2006, Taylor Kirk, plutôt connu à ses débuts pour un folk très nu et porté vers le blues, a su par petites touches faire évoluer son songwriting pour s’ouvrir à un rock de plus en plus complexe et cinématographique, avec en point d’orgue Hot Dreams (2014), superbe recueil de rêves et de cauchemars, entre moiteur et noirceur. Et si on avait l’impression que la musique de Timber Timbre naviguait jusque-là dans son propre monde, c’est un portrait glaçant de notre humanité que dresse le musicien sur le sixième album de sa formation, dystopie claustrophobe et cynique baptisée Sincerely, Future Pollution. Comme s’il nous envoyait une carte postale de ce monde cauchemardé où l’Amérique adresse un doigt d’honneur climatique à la planète entière…

Ce bijou noir, qui étonne par l’arrivée de sons synthétiques mais qui porte une marque musicale qui semble désormais n’appartenir qu’à ce groupe, semble se faire l’écho de l’évolution récente du monde, sans que cela n’ait jamais été un objectif conscient pour Taylor Kirk.

«Ces derniers mois ont été difficiles à supporter, vraiment, en voyant mes amis américains dans un tel état de choc et de consternation au fur et à mesure de la campagne, et encore plus après le résultat final. C’est inouï, une telle régression. Mais je n’avais pas prévu de faire un album politique, je ne m’en rendais pas compte, j’ai juste pris les choses comme elles venaient. Après l’élection de Trump, je me suis senti mal à l’aise, parce que ça a recontextualisé pas mal de choses que j’avais écrites. Mais l’album était déjà terminé à ce moment-là. Puis bon, tu y croyais, toi, à la possibilité de voir un personnage de cartoon devenir président des États-Unis?»

«Une sorte d’échec de la civilisation»

Mais Kirk ne s’attaque pas là au monde que d’un point de vue politique, mais à notre civilisation moderne en général, ses «égouts» et toutes ses illustrations qu’il a en horreur («Hollywood halo, the UFO light oozing from every screen, western questions, desperate elections, campaign Halloween, we relax with our love life published, slip into something obscene»[3], chante-t-il sur «Western Questions»).

«Je ne suis pas très fan du monde moderne, les réseaux sociaux, tout ça, effectivement (rires). Je pense que ce ne sont que des diversions de l’esprit des gens, et ça ne les rend que plus vulnérables. C’est en partie ce qui fait qu’on est dans une sorte d’échec de la civilisation, et j’ai ressenti le besoin de parler de cette atmosphère.»

Pour Britt Daniel, cet «échec de la civilisation» et l’atmosphère politique générale au moment de l’écriture du neuvième album de ses Spoon, l’excellent Hot Thoughts, entre fin 2015 et mi-2016, ne pouvaient qu’influencer son écriture, comme l’a fait aussi la disparition de certaines de ses idoles. «Politiquement, c’était une année horrible. Musicalement, la mort a fait que c’était une année horrible. Mais en termes de sensations, d’inspirations données par ces grandes figures qu’on a perdues et par les prises de conscience auxquelles on a été amenés, c’était assez dingue. Tout ça m’a fait réfléchir sur pas mal de choses, sur tout ce dont elles parlaient dans leur musique, sur tout ce qu’elles tentaient de transmettre. Personnellement, je me sentais bien dans ce chaos, on travaillait sur des choses différentes de ce que l’on avait pu faire avant et j’étais très en confiance par rapport à ça.»

Et pour la première fois, Britt Daniel a osé s’aventurer sur le terrain politique. Parmi les morceaux emmenés par sa voix si caractéristique et le songwriting si personnel de sa bande apparaît «Tear It Down», dont le refrain («Let them build a wall around us, I don't care, I'm gonna tear it down. It's just bricks and ill intentions, they don't stand a chance, I'll tear it down»[4]) sonne aujourd’hui comme une référence au mur de Donald Trump.

«Ce qui est étrange avec cette chanson, c’est que quand je l’ai écrite, c’est-à-dire bien avant l’élection, c’était un constat un peu plus général, parce que j’avais en tête que de toute manière, Trump serait de l’histoire ancienne à la sortie de l’album. Comme quoi, j’avais encore foi en l’homme à l’époque (rires)

«Tear It Down» ou les morceaux de Sincerely, Future Pollution ne sont pas les seules chansons de 2017 à devenir ainsi de manière presque involontaire des hymnes anti-Trump. Début avril, les musiciens Sam Cohen et Danger Mouse ont ainsi publié Resistance Radio, une compilation commandée par Amazon pour accompagner la sortie de la deuxième saison de sa série The Man in the High Castle. Réunissant la fine fleur de la scène indépendante nord-américaine (Beck, Grandaddy, Angel Olsen…), le disque ne comporte que des reprises de standards des années soixante. Mais comment ne pas penser à notre monde contemporain en entendant, sur un album censé illustrer une dystopie où les États-Unis ont été démembrés par l’Allemagne nazie et le Japon impérial, Sharon Van Etten livrer une version superbement ouatée de «The End of the World» de Skeeter Davis? «Enregistrer un album de reprises pour Amazon n’est pas la chose la plus radicale que j’ai jamais entreprise politiquement. Il s’agit d’un projet musical qui se nourrit de notre amour de la musique, du son et des notes, a tempéré Cohen dans Rolling Stone. Mais si les gens le voient comme une résistance à Trump, cela me va: c’est le côté où je me tiens.»

«Difficile d’être indulgent envers ce monde»

Sur cette même compilation, les Shins livrent une reprise toute en élégance –cordes lancinantes, chœurs hantés– de «A Taste of Honey», autre chanson dont la beauté cache la noirceur de fond: elle fait référence à une pièce sociale du même titre écrite en 1958 par une dramaturge britannique de 19 ans, Shelagh Delaney, qui remettait en question les divisions sociales traditionnelles de son pays. Le choix va bien au teint de James Mercer, le leader du groupe, qui, depuis vingt ans, a offert au monde des merveilles pop où la misanthropie affleure parfois sous la surface.

«En toute franchise, certains jours, j’ai du mal à composer avec mon antipathie envers l’humanité», nous expliquait-il, fin janvier, une semaine après l’entrée en fonctions de Trump. Mercer s'est souvent penché sur notre bête nature humaine, et sur ce monde qu’il a toujours eu du mal à comprendre et à accepter, et ce depuis son enfance dans le Nouveau-Mexique, berceau de la bombe atomique.

«Mon père était dans l’Air Force. Il a démarré dans les munitions, avant de grimper les échelons jusqu’à travailler dans l’armement nucléaire et diriger l’école d’armement nucléaire d’Albuquerque. Il n’avait bien sûr pas le droit d’évoquer quoi que ce soit de tout ça avec nous. Mais ça n’aide pas à grandir en paix avec le monde (rires)

Son œuvre entière est, de fait, nourrie autant d’amour que de cette rancoeur née dès son enfance. «So Says I», premier single tiré du deuxième album des Shins, Chutes Too Narrow (2003), s’attaquait directement à l’humanité et à ce qu’elle pouvait générer de pire. «We got rules and maps in guns in our backs but we still can’t just behave ourselves, even if to save our own lives; so, says I: we are a brutal kind»[5], balançait-il, comme si un monde en paix ne pouvait exister, avant de lancer des excuses au nom de l’humanité auprès de Sir Thomas More, philosophe anglais du XVIe siècle qui avait inventé ce si joli mot, utopie.

Plus récemment, c’est en fermeture du plus sombre Port of Morrow (2012) que James Mercer s’interrogeait sur les maux d’une humanité dirigée par des «clowns sinistres» et leurs complices: nous tous. «I saw a photograph: Cologne in '27. And then a postcard after the bombs in '45. Must've been a world of evil clowns that let it happen. But now I recognized, dear listeners, that you were there and so was I.»[6]

«Ce qui a inspiré cette chanson a été un moment très important pour moi. On avait un jour de repos pendant une tournée, et notre tour manager, natif de Cologne, nous a emmenés là-bas. Là, nous sommes tombés sur une marche pour la paix, comme on n'en voit pas aux États-Unis, en cela qu’elle regroupait vraiment tout le monde, toutes les classes, tous les âges et toutes les ethnies. Alors on a suivi la marche, jusque dans le centre de la ville. Puis, là, dans une boutique, j’ai vu une photo de Cologne, de l’endroit exact où nous étions, au sortir de la guerre. Et tout avait disparu, tout était parti en fumée. Et c’est pour ça que ces gens défilaient, parce qu’eux savent ce qui résulte de la guerre. On ne sait pas ça aux États-Unis, on n’en a pas une putain d’idée, c’est un putain de rêve. On ne voit ça qu’à travers les yeux des vétérans.»

James Mercer aura mis cinq ans à trouver un successeur à Port of Morrow, avec un détour via les Broken Bells qu’il a formés avec son ami Danger Mouse. Cinq années de doute sur le monde et sur lui-même, avant de retrouver la lumière pour terminer le très beau Heartworms.

«Certains y trouvent de l’inspiration, mais me concernant, savoir plus que jamais que l’humanité part en vrille m’inhibe. C’est de plus en plus difficile pour moi d’être indulgent envers ce monde et de creuser pour en trouver la beauté. Tu ne peux pas regarder les infos, voir des gens comme Donald Trump à longueur de journée, et prétendre que ton travail n’en est pas affecté, explique-t-il. Sur Heartworms, mon songwriting est peut-être un peu plus agressif, et c’est probablement lié à tout ça. On parle de Trump ou des attentats, mais quand j’écris “Painting a Hole”, même si ce ne sont pas les références principales, c’est de cela que je parle: d’utiliser une propagande ou un système de croyance pour en quelque sorte gommer les gens et leur volonté de se révolter.»

«So many germs to avoid

Thinking about it just nurtures them

Baby, return to your toys

A little mental hideaway»[7]

«Love is Love», comme un mantra

Mais la révolte est bien là chez les artistes, comme en attestent tous ces premiers témoignages musicaux de la claque reçue lors de l’élection. Auteurs de l’excellent City Sun Eater and the River of Light l’an passé, les New-Yorkais de Woods ont été les premiers à consacrer un album entier à leur détresse. Le soir de l’élection, Jeremy Earl, chanteur du groupe, était seul chez lui. «Je suis rentré au fur et à mesure dans cet espèce d’état de choc, de dépression, presque de deuil, essayant de comprendre ce qu’il se passait.» Après quelques jours passés à tenter de digérer le bouleversement, le geste le plus naturel pour lui a été de reprendre sa guitare.

«Je n’avais aucun projet à ce moment-là, il n’était pas question de recommencer à écrire un nouvel album, on était encore en train de tourner pour promouvoir le précédent et d’essayer de prendre du repos entre les périodes de concerts.»

Une première chanson apparaît, «Bleeding Blue», ses trompettes réconfortantes et son «Hate can’t lose». Puis une autre, «Love is Love». Et rapidement émerge un fil conducteur. «Je me suis vite retrouvé avec cette idée de mantra, ”Love is Love”, et je me suis dit que je voulais conserver cette idée le long des chansons qui arrivaient à moi.»

Alors que ces morceaux ne correspondaient à aucun plan d’enregistrement prédéterminé, la décision de les coucher sur bandes a été prise rapidement. «Un jour, j’ai eu Jarvis [Taveniere, guitariste du groupe, ndlr] au téléphone, on prenait des nouvelles, on essayait de comprendre ensemble. Puis je lui ai dit que la seule chose que j’avais trouvée à faire, c’était d’écrire des chansons. Il m’a dit: ”Super, enregistrons-les.”» Et on s’est retrouvés en studio.»

Le résultat, Love is Love, voit Earl développer son idée que «l’amour est toujours là et absolu malgré tout, et que son pouvoir survivra», et tenter de digérer les événements («Just when we thought that it couldn’t get worse, I’m lost in a crowd, a descending darkness»[8], chante-t-il sur «Lost in a Crowd») entre les deux incarnations de son mantra qui ouvrent et ferment l’album. «Quand je chante ”Hate can’t lose”, c’est vraiment ce que je ressentais sur le coup, je me suis dit que visiblement, la haine ne peut être vaincue. Ce n’est pas dit comme une vérité, c’est juste que je ne comprenais pas sur le coup que cela puisse arriver, que les gens soient à ce point aveuglés.»

Au-delà d’un acte politique, il s’agissait aussi pour Earl de faire son propre examen de conscience, lui qui n’a pas pris part à une quelconque initiative pendant la campagne.

«Mais il était clair pour moi que ce n’allait pas être un album bourré de colère ou d’amertume. Je voulais surtout que cela présente une image plus grande, je ne voulais pas que cela soit perçu comme un album uniquement à propos de cette élection, même si elle en a été le déclencheur, et que cet album est définitivement un geste politique. Peut-être un geste trop tardif, probablement parce que je ne pensais pas que Hillary Clinton était le meilleur choix. Mais c’était sûrement un meilleur choix, non?»

«Je ne pense pas que beaucoup des gens qui ont voté pour Trump aspirent vraiment à ce qu’il raconte, conclut de son côté Britt Daniel. Certains n’aimaient juste vraiment pas Hillary Clinton. Après je ne comprends vraiment pas que l’on puisse considérer que Clinton était pire. J’aimerais juste me débarrasser de cette sensation que mon pays fait actuellement peur au reste du monde. Même si parfois je me demande si, après tout, le monde n’a pas toujours été effrayé par l’Amérique.»

1 — «Ce truc pourrait se finir de deux manières / Il n’y aura pas d’autre issue avant des jours.» Retourner à l'article

2 — «La Grande Charte est sous l'eau / Nous l'avons laissée là pour nos fils et filles / Un jour, ils la trouveront, ils se souviendront / Quand nous vivions sous l'eau comme nous le méritions.» Retourner à l'article

3 — «Le halo de Hollywood, la lumière extra-terrestre qui suinte de chaque écran, questions occidentales, élections désespérées, un Halloween en campagne, on se détend de voir notre vie sentimentale publiée, glissant dans quelque chose d'obscène.» Retourner à l'article

4 — «Laissons-les construire un mur autour de nous, je m'en fiche, je vais le détruire. Ce ne sont que des briques et des mauvaises intentions, ils n'ont aucune chance, je vais le détruire.» Retourner à l'article

5 — «Nous avons des lois et des cartes et des armes pointées sur nous mais nous n'arrivons toujours pas à nous comporter normalement, même pour sauver notre propre vie, comme je le dis, nous sommes une race violente.» Retourner à l'article

6 — «J'ai vu une photo de Cologne en 27, et une carte postale après les bombes en 45. Ça devait être un monde de clowns sinistres pour laisser ça se produire. Mais aujourd'hui je le reconnais, chers auditeurs, vous étiez là et moi aussi.» Retourner à l'article

7 — «Tant de microbes à éviter, y penser ne fait que les nourrir. Bébé, retourne à tes jouets, une petite cachette mentale.» Retourner à l'article

8 — «Juste quand on pensait que cela ne pouvait pas empirer, je suis perdu dans une foule, l'obscurité qui tombe.» Retourner à l'article

François Pottier
François Pottier (16 articles)
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