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Dix étudiants acceptés à Harvard n’y étudieront pas à cause de mèmes offensants

Temps de lecture : 2 min

Le groupe de conversations privé sur Facebook comptait une centaine d'utilisateurs.

Harvard Campus | slayer via Flickr CC License by
Harvard Campus | slayer via Flickr CC License by

Ils devaient faire leur rentrée à Harvard prochainement. Finalement, l'université américaine la plus réputée a préféré leur dire non. Une dizaine d'étudiants ont vu leur acceptation résiliée après que l'on a découvert qu'ils «partageaient des mèmes sexuellement explicites et des messages qui visaient parfois les minorités dans un groupe de conversations Facebook privé». Le nom de ce groupe était à un moment «Harvard memes for horny bourgeois teens», rapporte le Crimson, le journal de l'université.

«Dans le groupe, des étudiants s'envoyaient des mèmes et d'autres images qui se moquent des agressions sexuelles, de l'Holocauste, de morts d'enfants, selon des captures d'écran du chat obtenues par le Crimson. Certains des messages blaguaient sur le fait que les agressions sexuelles sur mineurs étaient excitantes, quand d'autres avaient des punchlines qui visaient des groupes ethniques ou raciaux spécifiques. Quelqu'un a ainsi appelé une pendaison hypothétique d'un enfant mexicain “piñata time”.»

Si vous voulez voir ce que ça peut donner, le site The Tab a publié (en cachant les noms) plusieurs extraits de ces discussions, en avertissant les lecteurs que c'est parfois «répugnant».

«Il est malheureux que je doive vous joindre à ce sujet»

Un étudiant qui connaissait certains d'entre eux a contacté BuzzFeed pour expliquer qu'ils étaient «de différentes races, genres, et de milieux socio-économiques différents». Un autre explique que certains ont rapidement regretté leurs actes, et se sont excusés, réalisant que leurs mèmes étaient de mauvais goût.

Au milieu du mois d'avril, quand ils ont découvert l'existence du groupe (qui a compté une centaine de personnes), des discussions et de leur contenu, les responsables des admissions ont retiré leur offre à au moins dix des membres, après leur avoir demandé de s'expliquer dans un e-mail.

«Il est malheureux que je doive vous joindre à ce sujet», pouvait-on lire.

Si certains estiment qu'Harvard a fait le bon choix –sur lequel l'université refuse de communiquer individuellement–, comme l'indique le Crimson, cette décision ne fait pas l'unanimité, explique Quartz, qui rapporte qu'il y a une certaine «gêne parmi la communauté étudiante, certains faisant valoir que l'administration ne devrait pas pouvoir pénaliser les élèves pour les commentaires et les blagues réalisés dans un groupe Facebook privé».

Slate.fr

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