Eric Le Boucher: Copenhague n'est surtout pas un échec
Les Européens se sont fourvoyés. L'écologie ne peut pas se faire contre l'économie.
- -
L'accord a minima trouvé samedi 19 décembre à la conférence de Copenhague sur le climat, où l'échec total a été évité in extremis, illustre l'affaiblissement du processus fondé sur l'unanimité et pourrait présager de celui de l'Onu. Les négociations ayant abouti au dit «Accord de Copenhague» n'ont en fait impliquées qu'une vingtaine de pays, dont cinq ont véritablement mené les tractations décisives: Etats-Unis, Brésil, Chine, Inde et Afrique du Sud. L'Europe a brillé par son absence au moment crucial.
Le texte final enfin n'a aucun caractère contraignant et chaque Etat a loisir d'y souscrire ou non, sortant ainsi du cadre collectif de la Convention des Nations unies sur le climat.
Ceux qui annonçaient l'impasse du processus de Copenhague ont eu raison. Ceux qui disaient que l'Europe à vouloir imposer des «restrictions» faisait fausse route, ont eu raison. Ceux qui plaidaient dans le désert pour d'autres méthodes ont eu raison. Ceux qui disaient que l'écologie ne peut pas se faire «contre» l'économie ont eu raison.
Le bilan est clair. L'accord de Copenhague n'est pas un échec, contrairement aux trémolos entendus partout. C'est pas si mal d'avoir un engagement de tous les pays, fut-il, sans contrainte. Franchement, Etats-Unis et Chine auraient bien pu claquer la porte d'une conférence si mal fichue, et ils on failli le faire. Qu'ils soient restés quand même montre qu'ils sont prêts à faire quelque chose pour le climat, c'est très positif. Mais évidemment pas ce que leur demandaient les zozos européens.
Le bilan signe en effet la défaite des Européens, des scientifiques du GIEC et la prise de pouvoir du G2 (Etats-Unis et Chine), là aussi. L'accord final a été négocié par Obama et Wen, puis ils ont été rejoints par Lula, Singh et le sud-africain Zuma. Voilà le pouvoir du XXIème siècle, sans les Européens qui, eux, jouaient avec le système onusien. Au moins Nicolas Sarkozy a-t-il reconnu la vérité: il faut changer les façons de faire. Le beau bastringue type ONU, type «Grenelle de l'environnement», type «mettons nous autour de la table du consensus», type «tout le monde il est gentil vert», a lamentablement échoué. On n'impose pas des restrictions homothétiques, on ne fait pas comme Jean-Louis Borloo des fausses promesses «le nord paiera 600 milliards pour le sud», on comprend que toutes les nations ne sont pas comme les nôtres, riches, vieilles, repues, adeptes de la décroissance. Non, au sud on veut des usines, du chauffage et des voitures!
Il faut inventer autre chose
La victoire d'Obama et Wen, c'est la remise de l'économie au dessus de l'écologie, ou plus exactement l'émergence de l'idée que la solution ne peut que venir du mariage des deux. La clé c'est l'abandon de l'esprit de Kyoto, imposé par le malthusianisme européen, c'est la recherche d'une autre croissance, celle rendue possible par les sciences et les technologies. Ce qu'auraient du demander les mouvements écologistes depuis le début, c'est un effort mondial gigantesque de recherche-développement. Ils ont fait perdre quinze ans à leur cause en essayant de nous conduire sur la voie du rationnement et de la repentance. Imposer un enfer aux millions de banlieusards de Paris en leur restreignant l'usage de leur voiture est possible chez nous. Les conducteurs d'Ivry et de Maisons Lafitte endurent parce qu'on leur a donné mauvaise conscience en les accusant de salir la planète des enfants. Mais à Copenhague, Chinois, Indiens et Américains viennent de dire non. Nettement non. Faites çà chez vous, si vous voulez allez à pied, mais pour nous c'est justement fini, «non merci». Il nous faut des solutions alternatives.
Les recherches-développements sont aujourd'hui très insuffisantes: l'environnement de compte que pour 2,5% des brevets déposés dans le monde. Voilà le vrai drame de la planète et le reproche qu'on peu faire à Copenhague c'est de n'avoir pas dit un mot sur le besoin d'accélération de la R&D dans l'accord final! Chinois et Américains ont encore du travail...
Copenhague un échec? Mais non, quand on constate piteux qu'on allait dans l'impasse c'est le début du succès. Il faut maintenant que d'autres scientifiques, technologues, inventeurs, chef d'entreprises et financiers s'emparent du sujet. Vive la nouvelle croissance née, un 18 décembre, à Copenhague!
Eric Le Boucher
Lire également: Tant pis pour la planète, Croissance contre décroissance, le faux débat et L'homme peut s'adapter au changement climatique.
Image de Une: Barack Obama lors de son discours au Sommet de Copenhague Bob Strong / Reuters
Mis à jour le 20/12/2009 à 12h02








































Quel article, monsieur Le Boucher. Toutes vos bêtises sur Astérix sont pardonnées !
Voilà qui va apporter du baume au coeur de tous ceux qui suivaient cette conférence la mort dans l'âme. Où voulait-on donc nous entraîner au prétexte d'un hypothétique réchauffement climatique dû à l'activité humaine ?
Donc la décroissance c'est fini. Et surtout que madame Bélier ne vienne pas pleurnicher sur Slate !
Maintenant il faut parler de recherche et développement, de nouvelles technologies, d'entreprises innovantes etc..
On respire, mais on a eu chaud !
Quand le bon sens qui vous caractérise se trouve confronté à la majorité des crédules et des tordus vous faites du très bon travail.
Merci aussi à Mr LeBoucher pour la pertinence de son article.
Je voudrais mettre en cause la rationalité supposée de la réponse de patrice du sud. La science moderne s'est construite sur le refus de l'argument d'autorité fusse-t-il du Giec et de la fameuse "communauté scientifique". Le doute critique ne se permet pas de ces affirmations avec un tri sélectif des données et des informations rendues publiques. Quant à l'appartenance au Giec il faudrait prouver que l'unanimité des participant est un critère scientifique ce qui supposerait qu'il n'y ait aucune sélection par, justement, le consensus à priori avec les thèses du Giec.
Marianne bravo aussi pour votre réponse à l'article sur les minarets "jeux dangereux". Pousser le FN et le voir revenir en boomerang n'est ce pas ce qui est arrivé en 2002? Ceux qui sont les pervers du jeu ne sont pas ceux qui posent les problèmes pour en débattre mais ceux qui l'exploitent pour cacher leur propre misère morale et leurs véritables intentions ou même leur véritable identité, leur véritable philosophie.
Comment peut-on sérieusement se féliciter que le monde n’est pas pu trouver un accord prévoyant des moyens pérennes et non pas des aides et des mécanismes mondiaux pour vérifier que les engagements sont tenus ?
On sait bien avec les engagements du millénaire ce que valent ces résolutions pleines de bonnes intentions (puisqu’il n’y a pas d’accord global au sens onusien du terme).
On sait aussi que l’objectif de 2°C annoncé ne veut rien dire sans des mesures concrètes permettant de contenir la quantité de Ges deversés dans l’atmosphère.
On connaît pourtant les risques du réchauffement climatique :
• Une évaporation de l’eau plus importante avec son corollaire c’est à dire une augmentation des précipitations très inégalement réparties
• Un changement des formes des glaces arctiques (réduit de 2 à 3% tous les 10 ans)
• Une modification de la salinité des océans (avec les conséquences pour l’écosystème)
• Des cyclones tropicaux plus intenses
• Des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes
• Un bouleversement des écosystèmes pouvant entrainer la disparition de 20 à 30% des espèces animales et végétales
• Des crises alimentaires dont on a eu un aperçu il n’y a pas si longtemps
• Des conséquences sanitaires épidémiques
• Des déplacements massifs de population
Ces risques ne sont pas sortis du chapeau d’un prédicateur vert intégriste mais du rapport du GIEC dont il faut rappeler que les conclusions sont subordonnées à l’unanimité des participants.
Evidemment prendre le problème à bras le corps aurait stimulé les investissements, la recherche et doper l’aide à ceux qui pourraient faire l’économie des bêtises que nous avons faites depuis des générations.
Evidement, comme pour la faim dans le monde les victimes principales se trouveront en Afrique (aggravation de la sécheresse et des famines), en Asie (inondation voire risque de disparition pour les Maldives), les régions polaires et les forêts amazoniennes en danger de disparation avec un risque systémique d’emballement du cycle du CO2….
L’échec de l’Europe et singulièrement de la France dans ces négociations sonne le glas de la soi-disant nouvelle écoute des Etats-Unis et confirme le nouvel axe comprenant les Etats-Unis et la Chine et aussi l’Inde s’arrogeant le droit de polluer le monde.
C’est aussi une preuve de plus du peu de marge de manœuvre de Barak Obama face aux lobbies industriels tout puissants et à une opinion publique sceptique des causes anthropiques du réchauffement climatique.
Monsieur Le Boucher votre contrepied est tout simplement indécent.
Je ne suis pas d'accord avec cette these (un peu provocatrice) que le sommet marquerait l'abandon de la decroissance voulue par l'Europe. Jusqu'a preuve du contraire, l'Europe n'etait pas representee a Copenhague par les ecologistes, mais par Sarkozy, Merkel et Brown, qui ne sont pas du tout des adeptes de la decroissance.
Le concept de croissance verte ne date pas d'hier. On sait tous depuis des annees qu'elle est l'unique solution pour concilier les exigences ecologique, economique et sociale. En limitant de facon contraignante les emissions de CO2 lors du sommet, le besoin en technologies vertes serait devenu tres concret et les investissements en R&D auraient finalement decolle. Comment voulez-vous qu'un investisseur s'interesse a ces technologies si persone n'a l'obligation de les utiliser ? Le nombre de brevets concernant l'environnement n'est decidement pas pret de decoller.
Les restrictions sont necessaires pour mettre le marche dans le droit chemin. C'est toujours pareil : sans regulation on arrive a rien. Il faut etre naif pour croire qu'il suffit d'attendre pour que les technologies vertes, plus couteuses, prennent leur envol toutes seules.
Copenhague est un echec.
Monsieur lorsque vous dites l'europe n'était pas représenté par les écologistes, cela veut dire quoi?les écolo ne peuvent pas négocier à la place des dirigeants et de plus les écolos n'ont jamais fait progresser le monde en aucune manière. La planète sera sauvé par la RD et l'innovation et non l'activisme des écolos qui crient dans les oreilles des gens à tout moment alors qu'ils n'apportent rien à la science.
Le savoir, la connaissance, l'inventivité, la créativité et l'intelligence émotionnelle sont les seules chances de l'humanité.
Il ne fallait rien attendre des valets des prédateurs qui depuis plus de trente ans ont cessé toute recherche et développement allant dans le sens d'un bien être de l'humain.
La plupart des découvertes fondamentales qui ont fait évoluer la médecine et la technologie en général sont bien antérieures à la financiarisation de l'économie et à la prise du pouvoir par des handicapés de l'intelligence émotionnelle, qui, persuadés de l'avantage du raisonnement hors du contexte émotionnel, ont saccagé la planète à leur seul profit, car ils n'étaient intéressés par rien d'autre que l'argent à court terme.
A cause de ces handicapés mentaux, la Terre a perdu 30 ANS!
Si les chercheurs, savants, ingénieurs, les artistes, les créateurs étaient restés maître du jeux, nous vivrions dans une société bien plus respectueuse de l'environnement, avec des moyens de transports bien plus adaptés et au sein d'une philosophie bien plus épanouissante pour l'humain.
Malheureusement, les pervers de la finance ont pris le pouvoir vers la fin des années 70, et ces pervers ont fini par imposer au monde entier une dictature qui non seulement a détruit la planète dans son équilibre mais à jeter une grande partie des humains dans une pauvreté sans issue.
Il suffit d'empêcher ces financiers d'exercer leur dictature et redonner le pouvoir au savoir et à l'intelligence, pour retrouver le chemin de la sagesse.
En somme, tout va bien parce que le croissance continue ? Le carbone n'est plus pour le moment un problème, c'est possible. Et l'eau ? Et les minéraux, les sources d'énergie versatiles comme le gaz et le pétrole, nous ne risquons pas d'en manquer ? Les politiciens attachés au très court terme sont contents, Monsieur Le Boucher avec eux.
Je pense que vous vous trompez très gravement. Mais ce n'est pas grave, vous n'y serez plus, et moi non plus. Nos petits-enfants y seront en plein. Quelle chance pour eux !
Mais qu'importe pour les tenants d'un Nouvel Ordre Mondial, ils se sont congratulés, ils ont décidé ne rien faire tant tout va bien. Et si des gens meurent massivement de faim, de froid, et des maladies qui en découlent, ce seront autant de bouches à nourrir en moins. Autorégulation. C'est beau, le progrès !
Et oui voilà l'Europe remise à sa place c'est à dire le nain des pays développés.
merci d'avoir remis notre fanfaron de Président à sa vraie place sur le plan international.
Maintenant la classe politique doit comprendre qu'il faut arrêter de gesticuler de faire de l'auto-satisfaction permanente de faire de la petite politique pour se mettre au travail afin de relancer l'économie de notre pays qui en a bien besoin et pourquoi pas sur la base d'une R&D et production industrielle basées sur l'écoligie.
Messieurs les politiques vous venez de voir combien vous comptez peu sur le "marché" mondial.
Merci pour cet article clairvoyant et cohérent avec les écrits précédents!
Effectivement ce « sommet » n’est pas un échec. C’est même un vent de fraicheur qui balaie les peurs artificielles.
Quelques enseignements, que l’on pourrait mettre au crédit de Copenhague
Sur la forme 1:
Prétendre traiter sur un pied d’égalité chaque Etat suivant le sacro-saint principe onusien est une erreur grave de méthode. Il n’est jamais rien sorti du « machin » cher au Général de Gaulle, si ce n’est de multiples administrations inefficaces, abritant des milliers de fonctionnaires pour la plupart des pays dits émergents ou pauvres, aussi incompétents qu’avides d’avantages et de protections (pour ceux qui en doute, demandez donc aux Genevois !). La FAO a elle même reconnu son échec. Le WHO (OMS) a plongé le monde dans la peur pour une « grippette », moins dangereuse que la grippe saisonnière, et a fait gaspiller des milliards de $. La Commission des droits de l’Homme est une fumisterie. L’Assemblée Générale ne sert que de faire valoir aux dictateurs et tortionnaires (cf Ahmadinejad encore récemment, Khadafi….).Le Conseil de Sécurité représente aujourd’hui le monde d’il y a cinquante ans.
Heureusement il y a le CICR qui sauve la face.
Copenhague a donc démontré qu’il ne fallait rien attendre de ces organisations. Le salut viendra d’ailleurs (peut être des accords bilatéraux sur des sujets précis) . Nous avons d’ailleurs échappé à une administration supplémentaire, voulue par la France. C’est un enseignement riche pour le futur. (Mais fallait-il attendre Copenhague et dépenser des centaines de millions de $ pour le savoir ?)
Certains accusent le Danemark, mais les pauvres, que pouvaient ils faire devant tant de bêtise? Parions qu’ils ne seront pas candidats pour recommencer.
Sur la forme 2 :
Comment accepter le cirque des dizaines de milliers d’activistes écologistes, qui croyaient pouvoir faire pression sur les dirigeants du monde ? On se serait cru à un rassemblement altermondialiste. S’il y a des décisions importantes à prendre, elles doivent être entourées d’un cadre serein, propice à la réflexion, la discussion et à la négociation. Copenhague nous a appris que le Danemark par ses forces de sécurité savait maîtriser cette situation de mains de maître.
Sur la forme et le respect des droits de l’homme :
Comment accepter qu’un tyran sanguinaire (le Soudanais qui a parlé de la Soah) puisse représenter le groupe des 77, donc de l’Afrique. Il aurait du être interdit d’accès à la conférence. Et que penser d’Ahmadinejad à la tribune faire de la propagande pour le régime des mollahs.
Copenhague devrait nous convaincre qu’on ne négocie pas de manière indifférenciée avec tout le monde, surtout pas avec ceux qui mettent la paix et les droits de l’homme au dernier rang de leurs préoccupations. Un peu de dignité ! Un peu d’exigence morale !
Sur le contenu :
Les écologistes politiques ont perdu une grande bataille ! Tant mieux pour tous les citoyens du monde et la liberté. Comme expliqué dans de nombreux articles, la politique de gouvernement par la peur, la manipulation des informations, les restrictions en tout genre, le retour à l’âge des cavernes, sont définitivement condamnés. Il va falloir trouver autre chose pour convaincre les citoyens et les dirigeants. La Chine et l’Inde tracent leur route et se moquent bien des photographes de cartes postales. Obama a réussi l’exploit de ne froisser personne tout en gardant la tête froide. Bravo M Obama, vous êtes un grand dirigeant digne de confiance.
Les représentants gouvernementaux du Giec devraient accepter de voir dissoudre leur organisation et laisser la voie libre aux échanges entre vrais scientifiques. Il apparaîtra enfin que la vérité est différente. Ce groupe de pression a perdu toute crédibilité. Mais il ne faut pas rêver, le fromage est trop gros, n’est-ce pas M AlGore ?
Et nous pauvres français, nous avons hérité d’une taxe supplémentaire, tout est en ordre ! Nous avons pu constater avec tristesse que l’UE était chose marginale (un fossile ?), absente de la table de discussion finale ! L’agitation devant les télés et le jeu perso ne constituent pas une politique et ne donnent pas une capacité d’influence sur le monde.
Regrets
Dommage dans ce bazar général, que le dossier sur la déforestation soit passé à la trappe. Mais pourquoi Lula, au premier rang devant les caméras a-t-il besoin des autres pays pour gérer « sa » forêt. Peut-être sa posture n’est-elle qu’un appel d’argent ? Qu’est-ce qui empêche Barroso de traiter directement avec le Brésil ? Le sujet reste donc à traiter, hors du sujet CO2, car l’Amazonie est un trésor de biodiversité qui doit être préservé, non comme un musée mais comme un territoire protégé.
Et l’énergie ?
Il reste à nos entreprises et laboratoires à mettre en route sérieusement la recherche de nouvelles technologies et en attendant les résultats à développer notre filière nucléaire. Nous devons préserver notre indépendance énergétique au niveau français et européen. Il y a du travail !
Nos voitures ne sont pas propres (surtout les diesels) et les prototypes de voitures électriques non encore crédibles (cf la dernière annonce d’Audi, marque sérieuse s’il en est, avec un véhicule sportif ayant 248km d’autonomie)
Les éoliennes et panneaux photovoltaïques n’ont servi à rien face au risque de coupure EDF (juste quand on a besoin d’électricité).
Merci à Copenhague de nous permettre de nous retrouver les pieds sur terre. On a échappé au désastre des fausses solutions.
Et l’aide aux pays « pauvres » ?
Comment imaginer que les citoyens, chacun confronté à des conditions de vie de plus en plus difficiles, puissent accepter que de l’argent public soit dilapidé dans un puits sans fond. Aider le Soudan, le Gabon, la Guinée, l’Afghanistan, le Pakistan, le Zimbabwe (et tous les autres…) ?. Et leurs dirigeants corrompus? Non l’argent doit être attribué à des projets bien définis et contrôlés. Pas de projet : pas d’argent, pas de contrôle : pas d’argent. Pourquoi ne pas s’appuyer sur des organisations existantes qui connaissent déjà tous les rouages et tous les pièges, comme le FMI ou la Banque Mondiale ? Pas besoin de nouveaux fonctionnaires !
Merci Copenhague pour les centaines de milliards de $ qui ne seront pas gaspillés pour de fausses solutions et qui restent donc « disponibles » pour améliorer la vie des citoyens des pays pauvres (eau, éducation, agriculture, santé, logement….)
Et la température ?
Tant que les bulletins météo du monde entier n’afficheront pas l’évolution quotidienne de la température « moyenne » du monde, mesurée par les réseaux de satellites, il sera difficile de croire n’importe quel organisme (surtout ceux qui pratiquent l’opacité généralisée).
Merci Copenhague.
Il y a du travail pour nos ingénieurs et nos chercheurs.
Posez-vous une question : quelle est en °C la température moyenne mondiale en ce 20 décembre 2009 ? De combien a-t-elle augmenter cette semaine?
Ce qui est ressorti de ce sommet mondial, c'est que les petits pays sont occultés même en tentant de se regrouper, que l'europe subit le même sort et que tout ce monde s'efface derrière les plus gros pollueurs de la planète qui refusent toutes mesures communes.
Le système onusien ne peut de toute façon pas fonctionner avec tous ces pays, mais dans tous les cas on entend parler des plus puissants et de plus importants (qui sont souvent les mêmes ET les ceux qui détériorent la terre le plus).
La déclaration de fin du sommet est une blague, un pare-feu qui protège les chefs d'états pour leur éviter d'avouer que deux semaines d'un évênement planétaire important pour l'avenir n'ont servie à rien, alors que des mesures de limitations et de R&D pour des énergies renouvelables auraient peut être permis de progresser un peu, au lieu de pas du tout.
Mais évidemment il est dur pour notre monde gouvernée par le profit et pour des pays qui se développent comme la chine et l'inde par l'exemple de se brider alors qu'ils prennent une importance mondiale croissante dans pas mal de domaine.
On sait trop que l'ONU est un super machin qui fabrique des sous-machins qui ne servent à rien, sinon à générer des raouts mondiaux qui permettent aux hôtels 5* de se remplir hors saison et à caser plein d'anciens politiques ou experts de tout poil.
On a l'impression que le CO2 est en ce moment plus tendance que la faim ou l'eau dans le monde car les grands étaient absents pour les derniers sommets concernant ces sujets.
J'ai découvert avec étonnement le CV de M. Pachauri, président du GIEC qui cumule de multiples fonctions carbonnées dont celle du board de la fameuse bourse carbone de Chicago, d'instituts financiers puissants professionnels de produits dérivés ou fabricants d'aciers.
Je suis surpris aussi d'apprendre que le climat est une science aussi simple et exacte que cela et qu'avec des milliards de $, on pouvait régler le thermostat de 2°C d'ici 2020 alors que si un gros volcan explose, il crachera plus de gaz que l'ensemble des êtres humains et ruminants de la planète.
Je ne savais pas que la Science s'appuyait sur des consensus alors qu'étudiant on me sanctionnait si mes mesures n'étaient pas reproductibles et mes méthodes peu rigoureuses.
Comment peut-on contrôler les émissions de CO2 alors que les 19°C ne sont plus respectés depuis longtemps dans les administrations publiques françaises ?
Comment faire croire à un sidérurgiste de nos contrées qu'il a intérêt à ce que Mital ferme ses usines au nom du carbone et que ce grand de l'acier bénéficie avec son copain Tata des "primes carbone" qui valorisent leurs bilans financiers.
Comment ne pas imaginer que le "presque j'accuse le CO2" de Sarkozy ne cache pas des intentions électoralistes et la volonté d'un gros coup de pouce à AREVA et EDF qui ont besoin de partenariats financiers pour les EPR depuis la rupture avec Siemens.
Si Sarkozy ramène dans son avion Yann Artus Bertrand, Fillon est parti dimanche en Chine avec Mme Lauvergeon et M. Proglio.
Qui m'expliquera pourquoi l'ONU laisse agir la Chine, la Corée du Sud et d'autres dans le pillage des ressources agricoles en les louant ou les achetant et en utilisant leur propre main d'oeuvre et en rejetant les agriculteurs locaux alors que leurs dirigeants crient à la famine, exigent des milliards pour baisser la température à Addis Abeba ou au Darfour et à Tananarive.
Il me semble, au final, que Copenhague a été avant tout, une partie de poker menteur , un Woodstock des ONG et une grande orgie de CO2 avec jets privés et limousines polluantes.
Alors l'Europe vertueuse, soulagée, pourra continuer son petit bonhomme de chemin avec ses centrales de toutes espèces et ses taxes carbonnées qui combleront une petite partie de ses déficits financiers qui viendront nous réveiller début 2010 en espérant que le CO2 ne devienne pas la fumée à endormir les citoyens de ce continent plein de bobos.
Rendez-vous à Berlin puis à Mexico pour remplir les hôtels de grand luxe, amuser les experts et permettre aux diplomates d'aller à Oaxaca pour les plus érudits ou à Acapulco, pour les adeptes de la bronzette.
Oui,je trouve que l'écrit de chipps est remarquable,les choses ne se déroulent plus selon la pensée politique des années 1950,1970,nous sommes dans une autre époque.Les accords bilatéraux et les réalisations concrètes sont les seuls efficaces.De même,l'ONU a faillit,quant à l'Europe ,son poids est trop faible,sauf à s'unir,(mais les anglais restent fascinés par leurs cousins des USA).L'apparition des nouveaux grands pays nous montrent qu'une nouvelle géopolitique est en place ,il faut en tenir compte:par ex,faire de la R&D avec ces pays là!s'ouvrir aux autres c'est la solution.Encore une fois bravo à chipps.
Très drôle
Ne mangez plus de tomates :
http://bit.ly/69Oa34
Investissez dans le solaire
http://bit.ly/7IbKjF
Nous sommes passés de la langue de bois au langage à géomètrie variable
Copenhague est un échec, car totalement déconnecté de la réalité : "La prochaine catastrophe financière est en marche. Les transactions sur les produits financiers dérivés représentent dix fois le Pib mondial! ""
Cette catastrophe économique prévue mettra les risques écologiques loin derrières les préoccupations banales de survie.
Et la baisse consécutive de la consommation, donc des moyens de l'état, et le reflux des implications citoyennes conduira à négliger l'écologie. Copenhague n'a de sens que si les états sont assez forts, or dans le contexte de la crise annoncée, les états sont exangues.
Monsieur Le Boucher, à vouloir à tout prix prendre le contrepied de la triste impression générale que COP15 laisse dans les esprits, vous semblez plutôt n'avoir qu'un intérêt éminemment personnel, celui de vous rendre intéressant et de tenter de passer pour un gourou auprès des niais niant tous les problèmes .
Votre article me fait vraiment rire. Il n'aboutit à rien. Ou non, il aboutit à une seule chose : encourager le monde à s'en foutre par-dessus tous les moulins de la menace climatique. Vous rejoignez en cela les négateurs et les autruches de tous poils et plumes.
Votre vision est étroite. Vous ne dites qu'une seule chose : suivons la Chine et les nord-américains, reprenons toutes les affaires comme avant en encourageant au maximum l'industrie, y compris celle des pays émergeants (mais qui ne serait pas d'accord avec vous qu'ils aient aussi un droit éminent à la croissance?), à continuer comme si rien n'était, sans se poser problème aucun. Ah, mais comme c'est beau et intelligent de votre part: vous dites que cette industrie devra se pencher à fond sur la science et les nouvelles technologies de l'environnement et du développement… On dirait que personne n'y avait pensé!
Mais bon sang, vous vous moquez du monde, vous vous foutez des chercheurs et des entrepreneurs qui font cela déjà depuis deux décennies, autant en Europe qu'aux Etats-Unis, voire même mieux et plus en Europe qu'aux Etats-Unis. Vous insultez les travaux de Green Peace qui n'a fait qu'encourager depuis longtemps le passage à de nouvelles technologies et sources d'énergie renouvelables. Non mais quelle suffisance! Vous n'avez pourtant rien inventé. Vos conseils arrivent bien tard!
Inventer autre chose? C'est évident pour tout le monde, y compris pour le plus demeuré des écologistes, que la science et la technologie, bien gérées et bien contrôlées aussi -car sinon on pourrait faire n'importe quoi avec, apporteront des solutions marquantes aux problèmes d'aujourd'hui et de demain, et qu'il faut s'y accrocher. Le problème c'est qu'en attendant que ces techniques portent leurs fruits à des tarifs suffisamment "rentables" pour l'économie du profit, il se passera bien des années. Et le système du profit, surtout dans les pays pauvres, ne prendra qu'encore plus le dessus et se moquera pas mal de la pollution et du GES qu'il émet, remettant à plus tard les belles promesses de développement des nouvelles technologies bénéfiques à l'environnement. Pensez-vous vraiment que les chinois, libres de toute contrainte commerciale, se paieront le luxe d'améliorer et promouvoir les technologies de séquestration ou mieux d'oxy-combustion du CO2 dans leurs nombreuses centrales à charbon? Croyez-vous que sans législation les nord-américains feront mieux que les chinois quand un procédé nouveau signifiera manque-à-gagner?
Non, un accord non contraignant, Monsieur, ce n'est que du pipi de chat. Les avocats de tout bord vous le dirons. N'essayez pas de jouer à l'illusionniste.
3 jours après COP15, notre premier ministre appuie un contrat de 3.5 milliards d’euros de ventes de moteurs d'avions en Chine!
Quel succé ce sommet.
La recherche et développement sont souvent utilisés comme prétextes retarder l'action.
Il faut d'abord préciser ce que l'on entend par R et D, qui recouvre une quantité de concepts et technologies bien trop importante pour être résumée par un simple sigle.
En ce qui concerne les énergies renouvelables... il faut cesser de s'illusioner.
La contribution du solaire dans l'électricité en France est proche de 0%, celui de l'éolien de 0,1 %, même en multipliant les surfaces de solaire installées par mille, l'apport ne serait toujours pas quantitatif. Et le temps d'y parvenir, tout le pétrole, gaz et charbon restant sur Terre auront finalement été brûlés. Quantitativement, la seule énergie renouvelable importante est l'hydroélectricité, qui est déjà a son maximum en France, les sites sont saturés. (Voire le site de JM Jancovivi , Manicore, pour plus de précision sur les chiffres) Qui plus est, si l'hydroélectricité est en effet renouvelable, elle reste une catastrophe écologique (atteinte au fonctionnement des écosystèmes de rivières, relargarge de carbone des sols inondés par les lacs artificiels). Les énergies renouvelables ne sont pas, et ne pourront pas être quantitativement suffisantes pour maintenir le rythme actuel de consommation.
En ce qui concerne les autres énergies renouvelables, type agrocarburants, énergie des marées, des vagues, différentiels de température dans l'océan, etc, la plupart ne sont pas quantitatives, et elles demeureront toujours bien plus chères que les énergies fossiles, qui seront donc utilisées en priorité. (Cf. Jancovici et son excellente analyse du sujet)
Pas d'illusion sur les R et D de captation du carbone atmosphérique, il y a déjà une technologie, avec plus de 3 milliards d'années de recherche derrière elle, c est la photosynthèse, et on ne fera rien de beaucoup plus efficace au point de vue énergétique. Pour la géoingénierie (type injection de sulfures dans l atmosphere) Ce sont des scénarios grotesques... et tout biogéochimiste non en état d'ébriété vous dira que le remède est pire que le mal (... obscurcir le ciel, quelle bonne idée, on avait pas encore assez modifié l'atmosphère). En plus d'être techniquement inapplicables.
Place à la sobriété énergétique dira t-on. batteries, moteurs plus performants, etc. Le R&D du rendement. Cela ne fat que repousser le problème.
Admettons qu'un moteur consomme deux fois moins, cela veut seulement dire qu'il mettra deux fois plus de temps à consommer la même quantité de pétrole... pas que le pétrole ne sera pas consommé.
Il y a une confusion dangereuse entre flux et stocks de carbone. Le fameux facteur 4. Réduisons les émissions par 4 et la terre sera sauvée. Non, ce sera dejà un premier pas, mais la terre ne sera pas sauvée. Car nous sommes en train de faire passer du carbone qui se trouvait dans le stock "lithosphere" ( le sous sol en bref) depuis plus de 300 millions d'années dans le système écosystèmes terrestres/océans/atmosphère. Et ce carbone il ne va pas partir dans l'espace, et si on attend qu il revienne dans la lithosphère via la sédimentation de la matière organique océanique ou via l'érosion des basaltes, et bah on est pas arrivés, parce que pour le coup la cinétique de ces processus est à l'echelle du ... long terme.
Ce qui veut dire que le carbone excédentaire que l'on rejette sera soit recapté par les écosystemes terrestres (les forêts), ce qui n'est pas la tendance actuelle vu comment on deforeste à tout va, soit dans le océans (avec l'acidification de l'eau et la destruction des écosystemes que cela implique), soit dans l atmosphère (avec le réchauffement que cela implique). Donc vu que les forets ne sont pas en train de progresser aux dépends des champs et des plantations, cela veut dire que le carbone que l'on rejettera restera, et pour très longtemps, dans les océans, et dans l'atmosphere.... au moins pour des milénaires.
L'echelle de temps pour brûler tout ce qu il nous reste à brûler (pétrole charbon gaz) au rythme actuel est de deux siecles (disons plus ou moins un siècle comme ça tout le monde est d'accord), ce qui est largement inférieur aux millénaires (en étant optimiste) que va durer le changement climatique anthropique. (eh oui, peut etre meme plus si l'on se retrouve dans un nouveau systeme climatique stable)
En somme les seules R et D valables ne sont pas celles qui reduiront nos émissions, car même si l'on met quatre fois plus de temps à émettre, un siècle ou quatre qu'importe, le problème sera là pour des millénaires. Ce sont les R et D qui empecheront l'entrée du carbone anthropique dans le systeme ecos. terrestres/oceans/atmosphere, à savoir les techniques d'enfouissement du carbone.
Et là, problème, l'ONU refuse de valider les technologies CCS (carbone capture and sequestration) dans les mécanismes d'échanges de crédit carbone (les bourses BlueNext, etc)... faute d'efficacité et de sûreté....
Donc au final, le temps que les technologies soient validées, et développées au point de vue industriel de façon quantitative, la moitié (façon de parler, en tout cas une trop grande partie) des stocks de carbone fossiles restant seront entrés, pour des millénaires, dans notre atmosphère.
La seule solution à court terme serait de ne pas toucher à une grande partie de nos réserves actuelles de combustibles fossiles, et de les laisser telles quelles, en attendant d'y voir plus clair... en bref une solution utopiste qui n'a aucune chance d'aboutir; comme l'a illustré Copenhagen, les solutions utopistes sont... utopistes
Que la Chine et l'Inde refusent de sacrifier leur croissance est tout à fait comnpréhensible, d'autant plus que nous les Occidentaux, qui avons utilisé cette énergie pour les coloniser, sommes mal placés pour nous poser en donneurs de leçons. Mais il y a erreur à distinguer écologie et économie, et qui plus est à les opposer. C'est l'écologie de papa, où l'écologie c'était les petits oiseaux, et l'économie les grosses usines...les problèmes écologiques vont certes frapper la biodiversité, mais les premières vicitimes, ce seront les humains. Quand les glaciers himalayens auront fini de fondre (et le processus est vraiment bien entamé) et que le cycle de l'eau en Chine comme dans le Bassin du Gange sera totalement perturbé... peut être les dirigeants des pays concernés comprendront que protéger la planète ce n'est pas qu'une préoccupation d'utopiste écolo, c'est avant tout une question économique, une question d'agriculture, une question de croissance.
Tout ça pour dire, ne comptez pas sur les R et D, et achetez du terrain en Sibérie et en Canada. Ca se réchauffe, et comme le faisait si gentiment remarquer Poutine, bientôt on pourra faire pousser du blé là où aujourd'hui il n'y a que de la taïga....
Les R&D ne sont pas qu'une illusion, si on met l'argent qu'il faut aux bons endroits il peut vraiment en sortir quelque chose, les ordinateurs actuels ont une puissance de calcul par watt électrique de très loin supérieure aux ordinateurs d'il y'a 5 ans, aucun politique ne l'avait demandé, pour ceux qui auront eu la patience les futurs écrans TV de type OLED auront une qualité d'image supérieure pour une consommation inférieure, là encore aucun politique n'était au courant, de même si on sait aujourd'hui comment faire pour isoler des habitations thermiquement c'est bien le fruit de la R&D passée et non d'incantations de "voyantes" ecolos ni des demandes des politiques qui sont toujours les derniers au courant dans tous les domaines...
Je crois que je n'ai pas réussi à faire passer le sens de mon message. Bien sur les R et D environnement c'est bien. Oui il y a des potentiels de réductions d'énergie, d'isolement thermique. (ce que j appelais le R et D du rendement, avec les exemples que vous citez, TV et autre)
Moins on consommera d'energie, mieux c'est. Plus les énergies seront "soit disant vertes", plus nous serons independants des energies fossiles.
Ce que je soutiens c'est que cela ne résout aucunement le problème du changement climatique. Car l'energie fossile sera toujours meilleur marché. Et qu'une fois dans l'atmosphere, il faudra des millénaires pour revenir à un état normal (c'est du moins ce que les derniers articles de recherche utilisant des modeles plus recents tendent à prouver... alros qu auparavant tout le monde pensait que la resilience ne serait que de quelques siecles. )
Vu que le changement climatique dure des millénaires, peu importe que l on mette un ou deux siècles à émettre, c'est en cela que je pense que les R et D sont une illusion.
"Le bilan signe en effet la défaite des Européens, des scientifiques du GIEC et la prise de pouvoir du G2 (Etats-Unis et Chine), là aussi."
ma phrase préférée ...
Pour ce qui est de la défaite de européens, il faut beaucoup de mauvaise foi pour attribuer une victoire à la chine et aux USA, ceux qui ne voulaient pas vraiment d'accord, et une défaite à ceux qui cherchaient un accord. Comme l'unanimité est la règle, il est bien évident pour tout le monde que premier 'camp' était favorisé (cf le veto francais pour l'irak) . Y voir l'avènement d'un G2, une victoire d'Obama et Wen et surtout le retour de l'économie contre l'écologie, c'est plus un souhait qu'un constat.
Pour ce qui est des scientifiques du GIEC, à la manière des économistes, leur défaite ne peut être consacrés que par les faits, dans des décennies. Je souhaite donc qu'ils soient 'vaincus' par ces faits, sinon c'est effectivement nous qui le seront.
Bref, la situation semble vous ravir.
Comme je partage l'avis de 'Matthieu Simons' sur les miracles de la R&D, je ne partage pas votre enthousiasme pour la main invisible de l'économie verte.
Le plus ironique dans tout ca, c'est le coté faussement pragmatique de vos propos qui s'opposeraient à ceux dogmatiques des écolos. votre position est tout aussi idéologique et basée sur espoirs invérifiables que les autres. un grand classique des partisans du primat de l'économie.
Victoire à la pyrrhus, c'est comme ca qu'on dit ?
Opposer économie et écologie avait peut être un sens il y a quelqeus décennies, lorsque les conséquences du changement climatique avaient peu d'impacts matériels. Mais nous sommes en train de changer de façon de penser. L''ecologie était malthusienne il y a 20 ans, réservée à une élite scientifique. Maintenant elle entre dans le champ économique, et des organismes comme HSBC ont leur Climate Research Center (certains de mes collègues y travaillent, et c'est bien plus rémunéré que les laboratoires publics), idem pour la CDC (Caisse des Depots et Consignations), qui publie d'excellents rapports sur les consequences du changement climatique.
Il y a de l'argent à faire, et des investissements à ne surtout pas faire... et les banques veulent savoir lesquels. (la "recherche" effectuée par HSBC porte surtout sur la modelisation des impacts)
Les banques y investiraient t elles de l'argent si la question du changement climatique n'etait pas aussi une question d'argent ? Elles ne sont pas reputées pour leur philanthropisme.
Et pourtenfoncer le clou, tout le monde a entendu parler du rapport Stern (comment le changement climatique impacte le PIB)
Je suis d'accord que la position écolo radicale est peu intéressante (Je reviens de cette position vers un point de vue plus pragmatique). Si elle était appliquée, les effets sur l'écologie seraient peut etre positifs, mais cela ne sera pas fait contre des considérations economiques. Jouer à seuls contre tous estt une position inutile, et fatigante, car toujours en opposition.
Il faut à mon sens chercher à faire comprendre que
l'économie est très dépendante de l'ecologie (mais vraiment TRES TRES dependante) ... peut être que cela resonnera mieux dans l esprit du public (et des decideurs) que appauvrissez vous au nom de l'environnement.