Monde

Donald Trump a donné la preuve qu'il était resté bloqué dans les années 1980

Temps de lecture : 2 min

En faisant des citoyens de Pittsburgh l'emblème de la fronde contre le réchauffement climatique, le président américain a fait un anachronisme majeur.

Donald Trump et sa fiancée Marla Maples avec les personnages d’une émission de Walt Disney en 1992. MARIA BASTONE / AFP
Donald Trump et sa fiancée Marla Maples avec les personnages d’une émission de Walt Disney en 1992. MARIA BASTONE / AFP

«J’ai été élu pour représenter les citoyens de Pittsburgh, pas ceux de Paris.» C’est en ces termes que le président américain Donald Trump a justifié son souhait que les États-Unis se retirent de l’accord international sur le climat signé à Paris en 2015. Un pas en arrière historique qu’il justifie par le refus des exigences environnementales contenues dans l’accord et qui sont, selon le président, injustes pour l’économie et les travailleurs américains.

«Il est temps de placer Youngstown dans l’Ohio, Detroit dans le Michigan, et Pittsburgh en Pennsylvanie, et beaucoup d’autres endroits dans notre grand pays, avant Paris, en France. Il est temps de rendre l’Amérique grande de nouveau», a insisté Trump.

Cette référence à Pittsburgh dans le discours prononcé par Trump est très symbolique: touchée de plein fouet par la désindustrialisation, la ville a perdu 30% de sa population entre 1970 et 1990 et sa région métropolitaine a connu un chômage massif dans les années 1980.

Une économie de la connaissance et des services

Sauf que comme le souligne Slate.com, cet épisode a maintenant plus de trente ans! Et qu'entre temps, Pittsburgh a changé grâce à sa reconversion post-industrielle: son premier employeur est le centre médical de l’université et le second, l’université Carnegie Mellon, mondialement connue pour son laboratoire de robotique. Son centre-ville est un modèle d'opération de renouvellement urbain réussie.

Conséquence, l'économie de la connaissance et des services est désormais l'activité dominante, ce qui en fait une ville assez peu trumpienne. Le maire de la ville Bill Peduto s’est régalé de cet anachronisme, rappelant sur Twitter qu’Hillary Clinton y avait remporté 80% des suffrages lors de l’élection présidentielle. «En tant que maire de Pittsburgh, je peux vous assurer que nous suivrons les directives de l’accord de Paris pour notre peuple, notre économie et notre avenir», a-t-il ajouté dans un autre tweet.

En 1948, un épisode de pollution de l'air à Donora, à 40 kilomètres au sud de Pittsburgh, avait provoqué la mort de 20 personnes, soit l'un des plus graves accidents environnementaux de l'histoire des Etats-Unis.

Slate.fr

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