Sports

Le trajet à vélo, ultime havre de paix dans notre quotidien surconnecté

Repéré par Robin Panfili, mis à jour le 02.06.2017 à 11 h 14

Repéré sur CityLab

Certes, le vélo est écologique, moins cher que le métro ou la voiture, bon pour la santé et rapide. Mais il est surtout l'un des derniers endroits où l'on peut profiter d'une déconnexion totale et parfaite.

Un vélo dans la ville  | Unsplash via Pixabay CC License by

Un vélo dans la ville | Unsplash via Pixabay CC License by

Lorsque j'ai reçu mon tout nouveau vélo, il y a de cela quelques mois, mon quotidien a été quelque peu bouleversé. Car, en échange d'un trajet plus rapide –et plus écolo– vers mon lieu de travail, j'ai dû logiquement renoncer à la lecture où à la musique dans le métro. Ou, pire encore, à ma session de rattrapage de ce que j'avais manqué sur Twitter ou sur mon fil Instagram, lorsque je décidais de partir au boulot à pied.

Un petit peu contrarié au début, je suis aujourd'hui en mesure de vous dire que c'est un très bon compromis. Désormais, le matin et le soir, je prends l'air. Le temps du trajet, je me vide l'esprit. Je ne pense plus à rien –et surtout pas aux tweets ou photos que j'aurais pu louper la veille. Dans une tribune pour le magazine américain CityLab, le journaliste Adam Sneed dresse un constat similaire à propos des trajets à vélo:

«La meilleure chose dans le fait de partir au travail à vélo n'a rien à voir avec l'écologie, l'exercice physique ou le fait d'économiser de l'argent. C'est avant tout l'occasion de se déconnecter.»

Aller au travail n'a jamais été aussi agréable

Pour Adam Sneed, le trajet à vélo qui lui permet de se rendre au travail est devenu le moment préféré de sa routine matinale. Pour une raison simple: pendant trente minutes, il sait qu'il est coupé de toutes les sollicitations qui pourraient apparaître sur son téléphone (textos, messages, e-mails, notifications). «Pensez à la dernière fois que vous avez passé une demi-heure éveillé sans une sonnerie, une vibration ou une voix dans votre oreille. A l'heure de l'économie de l'attention, cette disctraction constante est devenue parfaitement normale», dit-il.

Mais cela ne s'est pas fait sans effort ni un peu d'anxiété. Au début, se souvient-il, il ressentait des vibrations fantômes dans sa poche et regardait son portable avant que le feu ne passe au vert pour voir s'il n'avait pas loupé un e-mail. «J'ai pensé à m'équiper d'une montre connectée pour avoir accès à mes notifications durant mon trajet», reconnaît-il. Puis, tout est devenu plus facile.

«J'ai depuis trouvé le moyen de faire de ces trente minutes, au début et à la fin de ma journée de travail, un mélange d'ennui, de contemplation et de rêve éveillé. Et je ne saurais que trop le recommander à tous ceux pour qui cela ressemble à un cauchemar.» 

Ils deviennent effectivement rares les moments où la connexion ne se manifeste pas d'une manière ou d'une autre. Pour ma collègue de Slate.com, la douche représentait le dernier lieu où elle pouvait s'éloigner du flux constant de l'actualité. Il est désormais peut-être temps d'ajouter la vélo à sa liste.

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