Monde

Sommet de Copenhague: «déception» pour certains, «désastre» pour d'autres

Temps de lecture : 2 min

Après 12 jours de sommet, le sommet de Copenhague sur le climat a accouché d'un accord non contraignant qui n'est pas signé par tous les pays, obtenu par des négociations de couloirs. Tout le monde ne tire pas la même analyse du résultat. Pour Le Monde, il s'agit avant tout d'un bilan décevant:

Un accord sans ambition... et sans contraintes. Le principal échec de Copenhague est l'accord obtenu par les Etats-Unis et la Chine lors de discussions parallèles. Un document non contraignant bien en deçà des volontés affichés. Son contenu est loin d'être à la hauteur des attentes que la conférence avait soulevées: s'il affirme la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle, le texte ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre, se contentant de prôner la "coopération" pour atteindre un pic des émissions "aussi tôt que possible"

L'Express insiste sur l'échec de l'Europe, marginalisée par les pays émergents et les Etats-Unis:

Au-delà d'un revers collectif pour l'Union européenne, c'est un revers personnel pour Nicolas Sarkozy et, dans une moindre mesure, pour le Premier ministre britannique Gordon Brown, qui se sont beaucoup impliqués dans la quête d'un accord ambitieux. [...] Mais les Européens ont finalement dû accepter un accord a minima, qui ne reprend ni l'objectif d'une réduction globale de 50% des émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2050, ni l'idée d'une organisation mondiale de l'environnement.

Le Figaro revient sur le «désastre» qu'a représenté la quinzaine pour les écologistes. «Affligeant» et «consternant» pour Nicolas Hulot, un projet d'accord ayant «la substance d'une brochure touristique» selon Greepeace France, les Verts estiment quant à eux que «nous avons eu la preuve éclatante durant ces jours passés que nombre de nos responsables sont en fait des irresponsables».

La BBC se contente de souligner que Ban Ki-moon a «accueilli l'accord passé à Copenhague comme un "début essentiel"», et que celui-ci a insisté sur la nécessité de rendre l'accord contraignant l'année prochaine.

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Image de Une: l'ouragan Isabel vu de la Station spatiale internationale  Reuters

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