Boire & manger

Ce que les clients volent dans les restaurants

Repéré par Robin Panfili, mis à jour le 01.06.2017 à 12 h 12

Repéré sur Bloomberg, The New York Times, Le Bonbon

Les bars et restaurants doivent régulièrement gérer les vols de clients. Et cela ne s'arrête malheureusement pas qu'aux couverts. Certains ont beaucoup plus d'imagination.

Une terrasse de restaurant | Skitterphoto via Pixabay CC License by

Une terrasse de restaurant | Skitterphoto via Pixabay CC License by

Longtemps, l'argenterie représentait une cible de choix des clients de restaurants et voleurs occasionnels. Une fourchette par-ci, une cuillère par-là. Lassés, les enseignes ont progressivement remplacé ces couverts par d'autres, moins chers. Malgré tout, aujourd'hui, les vols dans les bars et restaurants restent courants. Les clients voleurs ont simplement adapté leurs techniques et la nature de leurs larcins.

Une quinzaine d'années après le fameux article du New York Times qui décrivait l'évolution et les nouvelles formes de vols dans les grands restaurants, Bloomberg a mené sa propre enquête. Le magazine recense ainsi quelques vols d'objets emblématiques survenus aux États-Unis. Une manière d'asseoir l'idée que, pour les patrons de bars ou de restaurants, les verres ou de couteaux ne sont plus les seuls objets mis à la disposition du public à surveiller attentivement.

À Houston, il y a ce restaurant qui s'est fait dérober plusieurs arbres et arbustes, dont un kumquat, un arbuste fruiter d'une valeur de 175 dollars. Ou encore ce restaurant, le Underbelly, qui voit ses cartes des vins, réalisées à la manière de bandes dessinées et d'une valeur de trente dollars l'unité, disparaître jour après jour. «Je ne pense pas que les gens les utilisent pour quoi que ce soit. Je pense juste que les gens les volent pour s'amuser, et l'univers les punira un jour pour cela», confie Kevin Floyd, l'un des associés de l'enseigne.

Et le «restau-basket»?

À New York, il y a ce célèbre restaurant japonais Megu qui s'est fait dérober, depuis sa réouverture en octobre dernier, pas moins de 65 assiettes dont le prix à l'unité s'élève à 500 dollars. Aujourd'hui, raconte Bloomberg, il ne reste plus qu'une soixantaine d'exemplaires de ces assiettes. Par mesure de prévention, le personnel de service a reçu la consigne de les retirer des tables immédiatement après que le client a fini son plat.

Bloomberg évoque encore l'enseigne en céramique du restaurant The Spotted Pig à New York, les bougies à 50 dollars dans les toilettes du restaurant Charlie Bird, toujours à New York, ou leurs cure-dents...

En France, le magazine Le Bonbon s'était intéressé en mars 2017 à une autre forme de vol, le «restau-basket». Une cruelle pirouette qui consiste, pour un client ou une tablée entière, à quitter un bar ou un restaurant en courant, en échappant à la vigilance des serveurs et en évitant ainsi l'addition dont il aurait dû s'acquitter. À Paris, même si le phénomène reste difficile à quantifier, le «restau-basket» n'a guère disparu.

Toutefois, précise le magazine, la fréquence de ces délits dépend des enseignes. Si les restaurants à la clientèle fidèle semblent plutôt épargnés, les bars très fréquentés ne peuvent pas en dire autant. Jean-Marc, gérant de nuit à la Porte Montmartre, dans un quartier très fréquenté, notamment le soir et les week-ends, témoigne dans Le Bonbon:

«Ça arrive une fois par semaine, pas vraiment le midi, souvent le soir et la nuit. Après, on fait très attention, disons qu'il y a beaucoup de tentatives. Parfois ils arrivent à partir et à se faufiler dans la masse et là c’est fichu, mais si on les voit c’est bon, on court un peu et on les rattrape.»

Et, malheureusement pour les serveurs et gérants de bars ou de restaurants, il n'existe pas véritablement de profil-type d'adepte du «restau-basket», insiste Le Bonbon:

«Petits vieux, jeunes de très bonnes familles, bandes de copines, couples… Tout le monde est un filou potentiel.»

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