Santé

Pas besoin de symptômes pour que notre cerveau détecte ceux qui sont malades

Temps de lecture : 2 min

Il aurait une faculté très développée de détection des gens infectés. Pour les tenir à distance ou s'en occuper.

Photographie d'une femme qui éternue. | https://www.flickr.com/photos/97481684@N08/ via Flickr CC License by
Photographie d'une femme qui éternue. | https://www.flickr.com/photos/[email protected]/ via Flickr CC License by

Le premier réflexe quand quelqu’un éternue ou se mouche est généralement de reculer, de prendre de la distance. Mais, selon un article du Mic, notre cerveau serait capable de s’éloigner des gens infectés sans qu’il y ait un signal aussi évident. Une étude récente faite en Suède suggère que «nous aimons tout simplement moins les gens malades, même si nous ne le savons pas consciemment».

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont formé trois groupes: le premier se voyait inoculer une bactérie sans danger mais qui activait leur système de défense immunitaire, provoquant des symptômes comme fatigue, fièvre et douleur. Un second servait de référent en bonne santé. Les scientifiques prirent alors des échantillons d’odeur et des photographies des deux groupes.

Le troisième groupe, quant à lui, était chargé de juger les gens en ayant leur cerveau branché à un scanner IRM –une machine qui génère des images du corps. Leur tâche? Noter chaque participant selon leur odeur et leur photo. Ils devaient ensuite choisir les photos en désignant qui était malade, attirant ou avec qui ils voudraient sociabiliser.

Des résultats cruels?

Les résultats sont plutôt désespérants pour l'empathie humaine: les gens avaient plus de chances de vouloir se retrouver avec le groupe en bonne santé plutôt que ceux qui avaient reçu l’injection de bactéries.

Selon Mats Olsson, professeur à la Karolinska Institutet’s au département de neurosciences cliniques, cette étude «montre que le cerveau humain est en réalité très bon pour découvrir [les gens infectés], et que cette découverte motive un comportement d’évitement».

Toutefois, cette capacité de détection peut aussi déclencher de l'empathie. Ainsi, nous sommes plus susceptibles de venir aider une personne malade que de la fuir, s’il s’agit de quelqu’un de proche.

«Il y a peu d’autres gens que votre enfant que vous embrasseriez s’ils avaient le nez qui coule, explique Olsson au Mic. Pour le dire autrement, un signal de maladie peut améliorer le comportement d’attention à l’autre dans le cadre de relations proches. Avec cette étude, on démontre que le cerveau est plus sensible à ces signaux que ce que l’on pensait.»

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