Santé / Boire & manger

Votre personnalité ivre n’est pas si différente de votre personnalité sobre

Temps de lecture : 2 min

Notre façon de nous comporter ne change pas tant que cela après quelques pintes.

Bière | Piabay CC License by
Bière | Piabay CC License by

Dans les films Gremlins, des petites bestioles en apparence mignonnes se transforment en monstres terrifiants si l'on a le malheur de leur donner à manger après minuit. Avec les humains, on estime que c'est à peu près la même chose: il suffit de leur donner de l'alcool à n'importe quel moment de la journée pour que leur personnalité change du tout au tout. Un timide peut ainsi devenir extraverti, un colérique fondre en larmes... Si l'on en croit la légende (et certains quiz Buzzfeed), chaque personne a donc un double lorsqu'il force un peu trop sur les pintes de bière.

C'est cette affirmation, communément acceptée, que des chercheurs de l'université du Missouri, ont cherché à vérifier dans une nouvelle étude. Le site Science of Us explique sur son site que la chercheuse en psychologie Rachel Winograd et son équipe ont tenté de répondre aux questions suivantes: «Est-ce qu'on devient vraiment des personnes différentes quand on boit? Est-ce qu'on agit de façon outrageuse par rapport à d'habitude? Et quand on agit de façon outrageuse, est-ce vraiment outrageux?»

Ils ont ainsi demandé à 156 personnes de décrire leur comportement habituel et leur comportement lorsqu'il ont trop bu. Ensuite, certains ont dû boire certaines boissons (de l'alcool pour certains, du soda pour d'autres) et participer à des jeux et autres puzzles avec des amis. Chacun a évalué ses propres traits de personnalité et ceux des autres.

Un effet sur la sociabilité

Dans un communiqué publié sur Eurekalert, Rachel Winograd n'a pas caché sa surprise en découvrant les résultats:

«Nous avons été surpris de voir une telle contradiction entre la perception des buveurs sur leur propre personnalité ivre et celle des gens qui les observaient. Les participants nous ont expliqué avoir ressenti des différences pour tous les facteurs du modèle à cinq facteurs de la personnalité, mais le fait d'être extraverti était le seul facteur perçu comme étant différent chez les participants lorsqu'ils étaient sobres et ivres.»

Si l'on regarde plus en détail les résultats, on réalise que les participants notent des niveaux plus faibles quant à leur niveau de conscience, d'ouverture aux expériences, de sympathie et des niveaux plus élevés en ce qui concerne l'ouverture aux autres et la stabilité émotionnelle. Ceux qui les ont observés ont noté moins de changement, mais ont tout de même remarqué une plus forte sociabilité, une meilleure confiance en soi et une plus forte activité.

En gros, si les buveurs notent des différences, c'est surtout la façon de s'ouvrir aux autres qui change lorsqu'on boit. En dehors de cela, notre comportement ne varie pas tellement lorsque c'est l'heure du verre de trop. «Alors que nous nous comportons un peu différemment, ce n'est probablement pas un changement aussi drastique que nous pourrions penser, note la journaliste de Science of Us. Dans mes souvenirs, mes années ivres à l'université étaient vraiment folles. Mais en réalité, peut-être qu'il s'agissait simplement d'une version un peu plus forte ce que l'on aurait fait lors d'une nuit typique.»

Slate.fr

Newsletters

Google accusé de trahir des patients en prenant le contrôle d’une appli de santé

Google accusé de trahir des patients en prenant le contrôle d’une appli de santé

Tout ça à cause de Streams, une application utilisée par les médecins anglais.

«Le monde devient étrange quand on n'a plus envie»

«Le monde devient étrange quand on n'a plus envie»

[C'est compliqué] Cette semaine, Lucile conseille Noémie, une jeune femme qui, depuis la fin de sa relation avec l'homme qu'elle aime, n'a plus envie de rien dans son existence actuelle.

Quelles sont les femmes les plus à risque de mourir en couches?

Quelles sont les femmes les plus à risque de mourir en couches?

Aux États-Unis, l'origine ethnique et l'état de santé général sont les deux premiers prédicteurs de morbidité maternelle grave.

Newsletters