Science & santé

Uriner dans la piscine peut être très mauvais pour votre santé

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 30.05.2017 à 16 h 56

Repéré sur Popular Science

Attention à ne pas faire une confiance aveugle dans le chlore.

Action Exercise Fun Goggles | 
Pixabay via Wikimédia CC License by

Action Exercise Fun Goggles | Pixabay via Wikimédia CC License by

Si vous avez déjà pensé que le chlore agit comme un produit magique purifiant l'eau, sachez que vous avez tort. Sa présence est d'autant plus problématique quand il se mélange à une autre substance, bien plus présente dans les bassins qu'on ne le pense: l'urine.

Sur le site de Popular Science, Ernest Blatchley, ingénieur environnementale à l'université de Purdue, explique la situation: «Si ce n'était qu'une personne qui urinait dans la piscine, alors il n'y aurait pas de problème. Mais nous avons des preuves qui suggèrent qu'il y a des circonstances où la concentration de ces composants, dans certains, ont atteint des taux qui peuvent porter atteinte à la santé humaine.»

Tous les composants de l'urine peuvent interagir avec le chlore. «Mais l'acide urique et un certain nombre d'acides aminés posent le plus de risques, précise PopSci. Quand ils réagissent avec le chlore, ils peuvent créer du trichlorure d'azote et du chlorure de cyanogène.» Notons ici que le chlorure de cyanogène est très volatile.

«C'est une substance toxique, et une fois qu'elle atteint un niveau suffisant, elle peut se révéler dangereuse pour la santé humaine, détaille Blatchley. Mais le problème, comme il se forme et se dégrade très rapidement, est qu'il est très difficile de quel niveau elle peut atteindre dans une piscine.»

De son côté, le trichlorure d'azote peut provoquer des problèmes respiratoires quand il est inhalé, notamment chez les personnes souffrant d'asthme, mais également des irritations. Et rajouter du chlore ne fera que renforcer les risques de réaction chimique.

Malheureusement, analyser ces données dans une piscine reste pour l'instant très compliqué. Tout d'abord, parce que ces endroits n'ont pas les équipements nécessaires. Ensuite, parce que ces mesures dépendent de nombreux facteurs: combien de personnes sont présentes à un moment donné, l'eau se mélange-t-elle bien, à quelle température est l'eau, et depuis combien de temps cette dernière n'a pas été changée.

Heureusement, si le risque est plus élevé quand les piscines sont très fréquentées à un instant T, les concentrations dangereuses sont rarement atteintes. Néanmoins, il faut garder en tête une statistique intéressante, apportée par l'étude de Blatchley:  «Je pense que pour n'importe quelle piscine dans laquelle vous placez des gens, vous pouvez être sûr qu'ils vont y uriner.» Selon son estimation, le nageur moyen laisse derrière lui entre 50 et 80 millilitres d'urine. «Essentiellement un shot rempli d'urine par nageur.» Vous êtes prévenus. 

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