Monde

Être meilleur que Jordan, le combat que Lebron James aura toujours du mal à gagner

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 29.05.2017 à 16 h 12

Repéré sur The New York Times

Plus dévastateur que le débat Messi/Ronaldo, voici James/Jordan.

Michael Jordan et LeBron James, à Charlotte, en avril 2014. STREETER LECKA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Michael Jordan et LeBron James, à Charlotte, en avril 2014. STREETER LECKA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Si vous aviez du mal avec vos amis qui se battent régulièrement pour savoir qui de Lionel Messi ou de Cristiano Ronaldo est le meilleur footballeur, attendez de découvrir ce qu'ils pensent du débat LeBron James/Michael Jordan. Alors que le premier est sur le point de participer à ses huitièmes finales NBA (dont sept de suite) et qu'il pourrait y conquérir son quatrième titre, le débat reprend de l'ampleur: le joueur de Cleveland est-il meilleur ou moins bon que Michael Jordan au meilleur de sa forme?

Une sorte de débat sans fin, puisque là où certains s'appuieront sur les statistiques de James (qui vient notamment de dépasser Jordan en terme de points marqués en playoffs) et ce qu'il apporte à ses coéquipiers et son équipe, d'autres rappelleront que les époques sont différentes, que le palmarès pèse en faveur de Jordan, qui a notamment remporté six bagues NBA (même si Robert Horry a sept bagues NBA).

En 2013, Jordan avait estimé qu'il battrait LeBron James en un-contre-un. De son côté, James continue d'affirmer qu'il est un fan du joueur des Bulls, mais que selon lui, «essayer de comparer des joueurs en activité avec des joueurs qui ne jouent plus, je pense que c'est génial quand on est chez le coiffeur, mais moi, ce que j'essaie de faire, c'est de laisser ma marque dans l'histoire du basket».

Et s'il se comporte ainsi, estime le New York Times, c'est qu'il y a une raison: la seule chose que LeBron James ne peut pas gagner, c'est ce combat avec le fantôme de Michael Jordan.

Une personnalité plus engagée

 

Tout d'abord, parce que James ne pourra jamais convaincre ces millions de fans qui ont vu de leurs yeux (parfois très jeunes), s'épanouir l'un des plus grands sportifs de l'histoire.

«Allez convaincre un banquier de Wall Street qui a vu Jordan planter 55 points contre les New York Knicks au Madison Square Garden lors du cinquième match après son comeback en mars 1995, presque deux ans sans avoir joué au basket à haut niveau. Essayez de convaincre la génération “Space Jam” que Jordan n'était pas vraiment capable d'étirer ses membres au-delà des capacités humaines.»


Autant dire qu'en terme de charisme, on fera difficilement mieux que Jordan. On peut y ajouter le fait que James, dès son arrivée en NBA, à 19 ans, était plus impressionnant physiquement que Jordan, et «a rapidement redéfini les attributs corporels d'une star multidimensionnelle». Et puis, il y a le fait que James ne suit pas vraiment les règles établies. En arrivant en NBA sans passer par une fac, par exemple, ou en choisissant de changer de franchise (en quittant Cleveland pour Miami en 2010), alors qu'il en était le joueur star. Et enfin, sur le fait que James, contrairement à Jordan, assure le quotidien américain a choisi d'embrasser certaines causes sociales ou politiques, ce qui va forcément déplaire à certains.

«Jordan est une figure historique dont les imperfections ont été gommées par le temps. James opère dans un environnement plus concentré qui engendre des ressentiments tenaces et parfois illogiques. [...] Argumentez de la meilleure façon possible en faveur de James, et ça tombera inévitablement dans les oreilles de sourds, la plupart du temps.»

Mais en attendant la fin de sa carrière, on va profiter des quelques années qui restent à LeBron James pour admirer ses performances, et continuer à se battre pour savoir si Michael Jordan était meilleur.

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