Culture

VIDÉO. Les films de David Fincher utilisent bien plus d’effets spéciaux que vous ne le pensez

Temps de lecture : 2 min

Alors que les blockbusters utilisent de plus en plus de CGI pour créer explosions, monstres incroyables et décors surréels, David Fincher, plus connu pour ses thrillers psychologiques, utilise les effets spéciaux à foison. Mais ces derniers servent l’histoire et non l’inverse.

Selon un article de The Verge, l’une des particularités des chefs-d’œuvre de David Fincher tient dans son usage immodéré du CGI (Computer-generated imagery): ainsi, The Social Network a plus d’effets visuels que le film Godzilla. C’est ce que démontre une vidéo de kaptainkristian, qui souligne la subtilité de leur utilisation dans les films du réalisateur américain.

Souvent cachés dans le fond afin d’être invisibles, ces effets sont omniprésents. Ils servent d'abord à renforcer l’apparence du monde environnant. Dans Zodiac, par exemple, le traditionnel plan du Golden Gate Bridge est complètement recréé afin d’avoir un horizon de San Francisco fidèle à l’époque (la fin des années 1960). Dans Millénium: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, un trou dans dans la frange de Lisbeth Salander a été intégré numériquement parce que la scène avait été filmée pendant plusieurs jours et que Fincher voulait être sûr que le plan demeure cohérent. Enfin, le sang dans ses films est toujours numérique, afin de pouvoir recommencer la scène immédiatement –chose impossible avec du vrai faux sang.

The Verge mentionne, par ailleurs, d’autres détails qui prouvent le perfectionisme de Fincher. Une vidéo de Tony Zhou, qui tient le compte YouTube Every Frame A Painting, analyse la précision de la mise en scène de l'Américain. Le moindre plan est pensé. Le réalisateur évite ainsi au maximum les mouvements de caméra au poing car il ne veut pas laisser penser qu'un humain filme la scène. Le point de vue est omniscient, divulgant un maximum d'informations. Une approche parfaitement raccord avec son utilisation des effets spéciaux donc.

Slate.fr

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