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De retour d’Europe, Donald Trump s’est lâché sur Twitter

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 29.05.2017 à 15 h 58

Repéré sur The Washington Post, Mashable, Slate.com

Le président américain a publié une série de tweets, dimanche matin, où il s'en est surtout pris à la presse américaine.

Donald Trump, en Italie le 27 mai 2017. MANDEL NGAN / AFP

Donald Trump, en Italie le 27 mai 2017. MANDEL NGAN / AFP

Après un peu plus d'une semaine à l'étranger, pour son premier voyage hors des États-Unis, Donald Trump est donc rentré au pays, ce 28 mai. Et le président américain avait visiblement des tas de messages à faire passer, puisque dès 8 heures (heure locale), il s'est lancé dans une de ses diatribes sur Twitter. Et tout y est passé.

Trump a débuté en se félicitant de la victoire du candidat républicain (qui avait violenté un journaliste, la veille) dans une élection dans le Montana. Huit minutes plus tard, il évoque son voyage en Europe, son travail difficile, mais couronné de succès, assure-t-il, contrairement au Washington Post. Et puis, il se lance à la chasse aux fuites venant de son administration.

À mon avis, les nombreuses fuites qui viennent de la Maison-Blanche sont inventées par les médias #FakeNews

Quand vous lisez les mots «selon certaines sources» dans les médias de fake news, et qu'ils ne donnent pas de noms...

... il est fort probable que ces sources n'existent pas et soient inventées par les rédacteurs de fake news. Les #FakeNews sont l'ennemi

Comme le souligne le Washington Post, on ne sait pas trop à quoi il fait référence, tant les fuites sont nombreuses depuis l'accession de Trump au pouvoir, mais le quotidien américain estime que le président pense peut-être aux sources qui ont révélé que son gendre et conseiller, «Jared Kushner se trouve au cœur d'une enquête du FBI sur une possible collusion entre la Russie et des crimes financiers commis par le premier cercle de Trump».

Parti d'opposition

 

Trump s'en était déjà pris aux sources anonymes, à plusieurs reprises. Pourtant, note le Washington Post, la Maison-Blanche a elle-même utilisé ce même type de procédé, en janvier dernier, en plein milieu de sa première crise de mandat. Par ailleurs, remarquent deux journalistes du New York Times sur Twitter, Trump se créait de fausses identités dans les années 1990 pour parler à la presse, et adorait celles qui concernaient Clinton pendant la campagne. 

Quant aux #FakeNews étant l'ennemi, Trump avait déjà tweeté des mots similaires en février dernier, quand il avait qualifié le New York Times, NBC, ABC, CBS, CNN et bien d'autres, «d'ennemis du peuple américain». Il avait auparavant qualifié les médias de «parti d'opposition».

Trump est ensuite revenu sur l'élection du Montana, qui n'a pas été bien couverte par les journalistes, qui en ont beaucoup parlé avant, mais peu après. Le Washington Post assure cependant avoir consacré une douzaine d'articles à l'élection depuis la victoire de Greg Gianforte.

La colère de Theresa May

 

Il n'a pas eu de mots en revanche pour qualifier l'agression du candidat républicain vainqueur sur un journaliste du Guardian (il sera d'ailleurs jugé pour cela dans quelques semaines), ni pour les deux victimes de l'attaque de Portland.

Trump a ensuite rebasculé sur les fuites de son administration et les critiques faites la Première ministre britannique Theresa May, «très en colère», après la publication d'informations dans les médias américains portant sur l'enquête de l'attentat de Manchester. Dans un communiqué publié quelques jours plus tôt, il avait indiqué vouloir poursuivre les auteurs de ces fuites «si c'est approprié». Il n'a cependant pas parlé de sa propre fuite d'informations en provenance Israël à la Russie.

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