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«So Amazing»: Trump critiqué pour son message au mémorial de l'Holocauste en Israël

Temps de lecture : 2 min

Seul l'actuel président des États-Unis pouvait résumer sa visite à Yad Vashem ainsi: «vraiment super».

Le message de Donald Trump sur le livre d'or du mémorial de Yad Vashem, le 23 mai 2017, à Jerusalem | GALI TIBBON/AFP
Le message de Donald Trump sur le livre d'or du mémorial de Yad Vashem, le 23 mai 2017, à Jerusalem | GALI TIBBON/AFP

Après sa visite au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, le président Donald Trump a exprimé ses impressions, tout en majuscules, sur le livre d'or du musée:

«C'est un honneur d'être ici avec tous mes amis. Vraiment super + je n'oublierai jamais!»

Pour le Washington Post, le ton était «étrangement enjoué et autoréférentiel» par rapport au contexte, soit la commémoration de l'extermination de six millions de juifs. Avant d'écrire son petit mot, Trump a tout de même fait un discours dans lequel il évoque le «devoir solennel de mémoire». Mais, au départ, l'équipe du président n'avait prévu que quinze minutes pour la visite du musée (discours compris). Il a fini par y rester trente minutes, ce qui ne lui a pas permis de faire une visite complète.

Très vite, le ton désinvolte du message, a été ridiculisé sur internet, sur le fond et sur la forme (ce point d'exclamation avec un point en forme de bulle...).

«Gros bisous, mémorial de la Shoah! On reste en contact pendant l'été!»

Le quotidien New York Daily News a comparé la phrase du président américain à celle de Justin Bieber sur le livre d'or de la maison d'Anne Frank en 2013:

«-Bieber à la maison d'Anne Frank: “J'espère qu'elle aurait été une de mes fans”.

-Trump à Yad Vashem: “super” visite avec mes “amis”».

Le «plus jamais» d'Obama

La dédicace de Trump a beaucoup été comparée à celle laissée par Barack Obama en 2008, alors qu'il n'était encore que sénateur. Il avait alors écrit un long paragraphe sur l'importance du lieu, dont cette phrase: «Let our children come here, and know this history, so that they can add their voices to proclaim “never again”.»

«Puissent nos enfants venir ici, apprendre cette histoire et proclamer: “plus jamais”.»

Juste avant Obama, George W. Bush avait fait encore plus bref que Trump en écrivant: «Que dieu bénisse Israël».

L'administration Trump a déjà eu plusieurs problèmes avec la Shoah. Pour la journée mondiale à la mémoire des victimes de l'Holocauste, le président a diffusé un communiqué qui ne mentionnait ni les juifs ni l'antisémitisme. En tant que candidat, Trump a longtemps tergiversé avant de clairement condamner le négationniste David Duke, qui lui avait apporté son soutien. La dernière bourde en date revient à Sean Spicer, le porte-parole de la Maison-Blanche, qui a dit qu'Assad avait fait pire qu'Hitler et parlé de «centres d'holocauste» au lieu de camps de concentration.

Slate.fr

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