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Dans son discours en Arabie Saoudite, Donald Trump n’a pas mentionné le «terrorisme islamique radical»

Temps de lecture : 2 min

Le président américain a choisi l'Arabie Saoudite pour son premier voyage à l'étranger.

Donald Trump, à Riyad, en Arabie Saoudite, le 21 mai 2017 | MANDEL NGAN / AFP
Donald Trump, à Riyad, en Arabie Saoudite, le 21 mai 2017 | MANDEL NGAN / AFP

Lors de sa campagne présidentielle, Donald Trump a appelé à une interdiction d'entrée des musulmans aux États-Unis. Lors d'une interview pendant les primaires républicaines, trois mois plus tard, il estimait que «l'islam hait» les États-Unis. Il a critiqué pendant des mois Barack Obama et Hillary Clinton qui n'utilisaient pas, selon lui, le terme de «terroristes islamistes radicaux», ou d'«islam radical».

Début mars, le Washington Post notait que ces trois petits mots «séparent Donald Trump de la quasi-totalité de Washington». Une fois arrivée au pouvoir, en janvier dernier, l'une de ses premières mesures a été de signer un décret anti-immigration qui visait notamment sept pays à majorité musulmane (le Yémen, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et l’Irak).

Lorsque certains ont appris, comme Vox,que l'un des auteurs de ce décret –Stephen Miller– travaillait sur le discours qu'il devait prononcer en Arabie Saoudite, ils se sont un peu inquiétés:

«Arrêtons-nous une seconde, pour bien intégrer tout cela: le plan de Trump pour améliorer nos relations avec le monde musulman consiste à se rendre sur le lieu de naissance de l'islam et de donner un grand discours écrit par son conseiller islamophobe, qui évoquera les problèmes que cette religion a avec l'extrémisme devant plus de 50 leaders musulmans. Bon plan.»

Mais finalement, note Quartz, Donald Trump n'a employé aucun de ces mots. Au lieu de ça, il a préféré essayer d'unir ceux qui l'écoutaient «autour de l'idée de battre “terroristes et extrémistes”, peu importe la religion».

«Ce n'est pas une bataille entre différentes fois, sectes ou civilisations. C'est une bataille entre des criminels barbares qui cherchent à détruire la vie humaine, et des personnes décentes de toutes religions qui cherchent à la protéger. C'est une bataille entre le bien et le mal.»

Le Daily Beast, qui s'est amusé à surnommer Trump, «politiquement correct», souligne qu'il a également qualifié l'islam d'une des «grandes fois de ce monde», et assuré que «les terroristes ne vénèrent pas Dieu, mais la mort».

Pour autant, note Quartz, on trouvait néanmoins dans ce discours des échos à ses discours de campagne où il appelait la communauté musulmane à en faire plus pour empêcher les attentats.

Slate.fr

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