Science & santé

Arrêtez de croire que votre boss est plus stressé que vous

Repéré par Mathilde Dumazet, mis à jour le 10.05.2017 à 18 h 06

Repéré sur Motherboard

Ce n'est tout simplement pas vrai. Et ce sont vos hormones qui le prouvent.

Despairing businessman sitting at his desk in his office resting his forehead in his hands as he considers the hopelessness of the situation | Danni Atherton via Flickr CC License by

Despairing businessman sitting at his desk in his office resting his forehead in his hands as he considers the hopelessness of the situation | Danni Atherton via Flickr CC License by

Alors que la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle tente timidement d’infiltrer le code du travail, une étude britannique montre que nous ne sommes pas tous égaux face au stress au travail.

La croyance populaire selon laquelle ce dernier augmente avec les responsabilités prend un coup, et c’est la science qui le dit. Dans un article de Motherboard, sobrement surtitré «bosses lie», soit «les patrons mentent», Jordan Pearson résume les résultats d’une étude menée par des chercheurs de trois universités anglaises, publiée dans The Journals of Gerontology.

Le but premier de l’étude était de montrer l’impact du départ à la retraite –d’où la revue– sur le stress des employés en fonction de leur situation socio-économique. Mais ce qui ressort au final, c’est que la différence existe bien avant la retraite.

«Qu'est-ce qu'on fait de tout ça?»

Les chercheurs ont en effet observé des taux de cortisol –l’une des hormones responsables du stress– supérieurs chez les salariés qui occupent les fonctions les plus basses dans la hiérarchie. L’étude a été réalisé sur un échantillon d’employés du service public londonien entre les années 1990 et 2000, soit bien avant que le mot «burn out» n’intègre le dictionnaire et «uberisation», les programmes de campagne.

Pour Tarani Chandola, l’un des universitaires à l’origine de l’étude, cela s’explique par une différence au niveau des «conditions de travail», plus stressantes pour ceux qui ont «moins de contrôle sur leurs tâches». Deuxième hypothèse: le stress d’un salarié dépend aussi de son salaire et les responsabilités gonflent souvent la fiche de paie. Résultat, le stress du management annule celui des factures.

En fin de journée, le taux de cortisol des patrons dégringole, tandis que celui des salariés diminue à peine, au mieux, et au pire, restent stable. «Pour beaucoup, ça devait être intuitivement évident, mais bonne chance pour être pris au sérieux, explique le journaliste. Maintenant que la science vient appuyer nos revendications, la question est la suivante: qu’est-ce qu’on fait de tout ça?!»

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