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VIDÉO. Avant Twitter, il y avait les graffitis des toilettes

Repéré par Galaad Wilgos, mis à jour le 10.05.2017 à 15 h 15

Repéré sur Fusion TV

Les notes amoureuses, les polémiques et les avis politiques, le lot quotidien de Twitter, étaient auparavant publiés sur les murs des WC selon une vidéo de l'émission A.V. Club with John Teti.

Les toilettes, un Twitter avant Twitter? C’est ce qu’affirme Eduardo Martinez, un étudiant de l’université de l’Illinois. Il explique dans une vidéo du A.V. Club de John Teti que lorsque l’on voulait effectivement écrire quelque chose que l’on ne voulait pas dire en public, les portes des toilettes étaient les endroits parfaits pour s’exprimer ainsi de manière anonyme et privatisée.

Capture d'écran de la vidéo Fusion TV: «La vie est dure et solitaire», «Comme moi !».

À la base de ce projet se trouve un travail que l’étudiant devait réaliser dans le cadre d’un cours de développement web et de «graffity management». Il fallait créer un blog et y publier 30 posts sur un sujet choisi par l’étudiant. Eduardo Martinez choisit donc les graffitis, avec les encouragements de son professeur John Gallagher qui y voyait une excellente idée.

«Je vois beaucoup de similitudes en terme de temporalité»

La vidéo permet de voir des blagues vaseuses, des messages salaces, et des pepe par-ci par-là –et contrairement aux préjugés, les toilettes des femmes semblent être encore pires que celles des hommes, tout en étant plus littéraires, mais non moins pleines de «blagues de bite». En somme, du Twitter en version manuscrite:

«Je vois beaucoup de similitudes en terme de temporalité, affirme John Gallagher. C’est toujours temporaire, c’est nettoyé, on peint dessus, les gens les mettent toujours à jour, les modifient tout le temps.»

Steve Breitwieser de la même université, affirme par ailleurs que cela diminue avec le temps, sans pour autant savoir si les réseaux sociaux ont eu un impact.

Capture d'écran de la vidéo Fusion TV: «J'aime Sean/Sean ne m'aime pas/Cela me rend triste/Et pourtant je pisse». 

Et l’étudiant de conclure en réponse à une question ironique du présentateur:

«Je pense que, parce que cela créé tant de discussions, cela pourrait jouer un rôle [dans l’unification de notre nation divisée].»

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