France

Il faut retenir ces noms au Front national

Jean-Marie Pottier, mis à jour le 10.05.2017 à 13 h 55

Élus du bassin minier, militants de longue date, assistants parlementaires des eurodéputés, ralliés de la droite, nouveaux cadres... Portrait d'une vingtaine de frontistes bien placés pour entrer à l'Assemblée en juin.

Sébastien Chenu, Marine Le Pen et Florian Philippot, le 8 novembre 2016 à Paris | ERIC FEFERBERG / AFP.

Sébastien Chenu, Marine Le Pen et Florian Philippot, le 8 novembre 2016 à Paris | ERIC FEFERBERG / AFP.

En mars 1986, les Français découvraient sur les bancs de l'Assemblée nationale les visages de 35 députés FN élus par la grâce du scrutin proportionnel. Aux côtés de Jean-Marie Le Pen siégeaient alors son numéro deux Jean-Pierre Stirbois, le futur «félon» Bruno Mégret, le militant de l'Algérie française Pascal Arrighi ou encore Yann Piat, seule femme de la délégation, assassinée en 1994. Et déjà Jacques Bompard, toujours député en 2017, mais sous l'étiquette Ligue du Sud... Trente ans plus tard, le FN paraît relativement bien parti pour reconstituer un groupe parlementaire, même si une de ses deux sortantes, la députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, s'apprête à annoncer son retrait de la vie politique: le 7 mai, Marine Le Pen est arrivée devant Emmanuel Macron dans 45 des 577 circonscriptions. La formation frontiste devra transformer l'essai dans un tiers d'entre elles, les 11 et 18 juin, pour obtenir un groupe, et les avantages afférents.

Transposer les résultats de la présidentielle sur les législatives est un exercice toujours périlleux. Dimanche dernier, les électeurs n'avaient le choix qu'entre les deux mêmes candidats partout alors que, dans certaines circonscriptions, Jean-Luc Mélenchon ou François Fillon étaient arrivés dans les deux premiers. Les législatives permettront au FN de présenter des candidats avec une implantation locale, mais aussi parfois moins de notoriété que Marine Le Pen: en 2002, 2007 et 2012, le parti a perdu entre quatre et six points aux législatives par rapport au premier tour de la présidentielle. D'ici juin, la recomposition à triple détente entamée entre le PS et sa gauche, entre En Marche! et le PS et entre LR et En Marche! aura pu commencer à produire ses effets. Enfin, les législatives, contrairement à la présidentielle, autorisent les triangulaires (même si une faible participation les rendrait moins nombreuses), situation favorable au FN.

Nous avons néanmoins essayé d'identifier ci-dessous une vingtaine de personnes qui pourraient siéger sous l'étiquette FN à partir de juin prochain. Toutes ne l'emporteront pas et, si le FN arrive à constituer un groupe, des députés «surprises» devraient s'y glisser. Mais beaucoup de noms de cette liste devraient y être.

Marine Le Pen, présidente... de groupe?

À tout seigneur tout honneur: nettement battue au second tour par Emmanuel Macron, Marine Le Pen n'a pas encore fait part de ses intentions pour les législatives. Si le président du groupe FN au conseil régional des Hauts-de-France, Philippe Eymery, a annoncé qu'elle serait «très certainement» candidate, avant de se rétracter, Gilbert Collard estime qu'il serait préférable qu'elle ne se présente pas.

Elle a en tout cas, pour la première fois, un véritable boulevard devant elle dans sa 11e circonscription du Pas-de-Calais, qu'elle n'avait perdue que de 118 petites voix en 2012 face au socialiste Philippe Kemel. Elle y a recueilli dimanche plus de 58% des suffrages, après y avoir déjà décroché la majorité absolue lors des régionales 2015. L'année précédente, son homme de terrain Steeve Briois avait également conquis dès le premier tour la mairie d'Hénin-Beaumont.

Pajot et Evrard, les lieutenants du bassin minier

Dans le Pas-de-Calais, plusieurs autres circonscriptions du bassin minier sont jugées «prenables» par les frontistes depuis plusieurs mois.

En octobre dernier, Ludovic Pajot, jeune (il aura 24 ans en novembre) conseiller municipal frontiste de Béthune, était venu à Bruay-la-Buissière soutenir ses collègues frontistes, qui présentaient au conseil municipal une motion contre l'accueil de migrants –épisode qui avait provoqué la «nausée» du maire de la ville. Le jeune élu s'est depuis transféré sur les listes électorales de la commune pour pouvoir se présenter aux législatives dans la prometteuse 10e circonscription, où Marine Le Pen a frôlé les 60%. Partisan de «la souveraineté territoriale, monétaire, économique», il avait voté pour elle dès ses débuts d'électeur en 2012, avant d'être vite bombardé suppléant aux législatives puis responsable de circonscription.

Le FN est également ambitieux sur la 12e circonscription, celle de Liévin, pour laquelle il n'a pas encore investi de candidat. Et si Marine Le Pen décidait de ne pas se présenter à Hénin-Beaumont, elle pourrait aussi être candidate à Lens, sur la 3e circonscription, où elle s'était déjà présentée en 2002. Dans ce coin où, comme un peu partout dans le département, le FN s'est engouffré dans le vide laissé par le déclin du PCF, c'est un ancien permanent communiste que le parti a investi pour l'instant: le conseiller général José Evrard. «Je suis issu d’une famille de résistants: mon grand-oncle a été fusillé à la citadelle d’Arras en 1944, mon père était mineur au 7 d’Auchel, le premier puits qui a fermé après la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier. Marine Le Pen fait appel au sens du patriotisme, dans l’économie, la culture… ça me parle, je ne peux pas être hermétique à ce discours, il y a une concomitance de valeurs», expliquait en 2013 à La Voix du Nord celui qui a reproché cette année à Pierre Laurent d'avoir «trahi» la classe ouvrière en appelant à voter Macron.

Collard et Maréchal-Le Pen, des députés qui font école?

Dans le Gard et le Vaucluse, les deux seuls départements où le FN compte un député pour l'instant, le parti peut espérer augmenter sa délégation. Dans le Vaucluse, même si Marion Maréchal-Le Pen a donc décidé de ne pas se représenter, sa circonscription reste extrêmement gagnable pour un candidat frontiste. Et au moins deux autres paraissent prometteuses pour le parti. Dans la 5e, qui couvre un autre quartier de Carpentras, se présente le suppléant de Marion Maréchal-Le Pen, Hervé de Lépinau, venu de la Ligue du Sud, qui trouvera notamment face à lui le sortant LR Julien Aubert, camarade de promo de l'ENA d'Emmanuel Macron, et le sociologue Jean Viard, candidat En Marche!. Dans la 2e, celle de Cavaillon, se présente Thibault de la Tocnaye, qui avait déjà postulé sur le même territoire il y a vingt-cinq ans, lors d'une élection remportée sous l'étiquette UDF par le producteur des Bronzés Yves Rousset-Rouard... Il est le fils d'Alain de la Tocnaye, militant de l'OAS qui participa à l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle en 1962. Un épisode qui lui a valu une attaque déguisée d'Emmanuel Macron lors de l'entre-deux-tours: «Madame Le Pen défend les couleurs d’un parti qui a conduit des attentats contre le général de Gaulle, qui a encore les enfants, d’ailleurs, de ces protagonistes dans ses rangs.»

Dans le Gard, Gilbert Collard, non encarté au FN mais apparenté au sein du Rassemblement Bleu Marine, est candidat à la reconduction de son mandat, dans une circonscription où le FN a depuis remporté la mairie de Beaucaire en 2014. S'il l'emportait à nouveau, il pourrait bien ne pas être le seul député frontiste du département: le FN se montre notamment ambitieux dans la 3e circonscription, où il a investi la conseillère régionale Monique Tezenas du Montcel, militante du parti depuis trente ans et cadre à la retraite du secteur financier. Mais attention, précisait-elle lors de son entrée en campagne, «dans la retraite et l’épargne des salariés, pas du tout dans une activité de banque spéculative».

Thibaut de la Tocnaye. BORIS HORVAT / AFP.

Louis Aliot et Emmanuelle Ménard, la politique en famille

Au Front national comme dans les autres partis, la politique se pratique en famille. Louis Aliot, le compagnon de Marine Le Pen, avait annoncé avant le second tour qu'en cas de victoire de cette dernière, il ne prendrait aucune responsabilité nationale et se contenterait d'engagements locaux. Un constat qui vaut encore plus après la défaite pour celui qui a expliqué qu'il allait se «relocaliser» sur son département, les Pyrénées-Orientales. Candidat en 2012 dans la 1e circonscription, qui regroupe l'essentiel de Perpignan, il avait recueilli 23% des voix en triangulaire au second tour. Il pourrait cette fois-ci opter pour la 2e, qui associe un canton de Perpignan à des communes environnantes, et paraît plus prometteuse: Marine Le Pen y a recueilli 52% des voix le 7 mai.

Dans la même région Occitanie, une autre conjointe d'élue pourrait être amenée à prendre des responsabilités. Elie Aboud, le député LR de la 6e circonscription, qui contient la ville de Béziers, a en effet laissé entendre que c'est Emmanuelle Ménard, l'épouse du maire de la cité biterroise Robert Ménard, qui serait candidate avec le soutien du FN. Rédactrice en chef du site Boulevard Voltaire, elle a auparavant travaillé comme juriste, notamment en tant que responsable Afrique au sein de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), poste où elle a rencontré son mari au Mali. «Je ne fais rien sans elle, et n’ai jamais publié un texte qu’elle n’ait lu, disait en 2016 son mari de cette catholique fervente au Monde. C’est elle qui, de loin, pèse le plus sur mes décisions politiques.»

 

Philippot et Messiha, les énarques de Le Pen

Cette fois, c'est la bonne? Parachuté en juin 2012 dans la 6e circonscription de Moselle, centrée autour de Forbach, Florian Philippot y avait été battu de sept points par le socialiste Laurent Kalinowski. Il a depuis essuyé deux nouveaux échecs dans la région lors des municipales de 2014 puis des régionales de 2015. Et il va encore devoir donner un petit coup de collier puisque dans sa circonscription, Marine Le Pen a plafonné légèrement en dessous des 49% face à Emmanuel Macron... Un nouvel échec ferait en tout cas mauvais genre pour celui dont la ligne «souverainiste» anti-euro est vu comme une des principales responsables de l'échec de la candidate, ayant fait fuir la droite sans séduire la gauche.

S'il l'emporte, le diplômé de l'ENA, promotion Willy-Brandt (2007), pourrait être rejoint à l'Assemblée par un autre ancien de la prestigieuse école. Dans l'Aisne, département où le FN nourrit de grosses ambitions (c'est un des deux où Marine Le Pen est arrivé en tête et quatre des cinq sortants sont de gauche), le parti frontiste présente en effet dans la circonscription de Soissons Jean Messiha, passé par la promotion Romain-Gary (2005), celle qui a suivi la promo Léopold-Sédar-Senghor d'Emmanuel Macron. D'origine égyptienne, ce dernier s'est impliqué dans les «Horaces», un groupe de hauts fonctionnaires pro-FN, et a coordonné le projet présidentiel de la candidate. Un profil «techno» qui détonne encore au sein du parti, comme l'expliquait récemment Le Monde: «Certains [...] ont d’abord été surpris par ses montres clinquantes, ses ceintures griffées, ses costumes trois-pièces et son air volubile.»

Jean Messiha. JOËL SAGET / AFP

Dans les Bouches-du-Rhône, Laupies et Lacapelle pour deux revanches

Il faut remonter à 1997 pour trouver trace d'une élection législative remportée en duel par le FN, grâce au maire de Toulon Jean-Marie Lechevallier. Il y a cinq ans, deux candidats avaient failli réussir cette performance dans les Bouches-du-Rhône, mais avaient été battus de moins de deux points par la gauche. L'un des deux, Stéphane Ravier, depuis élu maire du VIIe secteur de Marseille et sénateur, ne se représente pas. En revanche, Valérie Laupies, vaincue de très peu en 2012 par Michel Vauzelle, rempile dans sa circonscription camarguaise. Cette directrice d'école de Tarascon, ville où elle est élue municipale, fait partie des animateurs du collectif Racine, qui cherche à diffuser les idées du FN dans l'éducation.

Le FN a également affiché ses ambitions dans une autre circonscription où il avait percé sans réussir à l'emporter en 2012, la 12e. Celle-ci regroupe deux anciennes municipalités frontistes, Marignane et Vitrolles, et le FN y était majoritaire aux régionales de 2015. Il y présente Jean-Lin Lacapelle, le secrétaire national aux fédérations du parti: un frontiste historique, entré au parti en 1983, parti en 2010 pour se consacrer à sa carrière dans le privé chez L'Oréal, avant de revenir à la demande de Marine Le Pen pour développer son implantation militante. Un symbole de la quête de respectabilité et de compétence économique du FN, même s'il montre aussi les dents: quelques jours avant le second tour, il estimait qu'Emmanuel Macron représentait «le projet de l'anti-France».

Bettati, Rivière et Chenu, transfuges de la droite classique

Dans la région Paca, laboratoire d'un rapprochement entre la droite et le FN, certains cadres ont déjà sauté le pas, à l'image d'Olivier Bettati. Ancien adjoint de Christian Estrosi à la mairie de Nice, cet entrepreneur viticole était entré en politique dans le sillage de Jacques Médecin, le sulfureux maire de la cité azuréenne, qui déclarait partager 99,9% des idées de Jean-Marie Le Pen et est mort en exil en Uruguay. Il a rejoint le FN en 2015 pour mener la campagne des régionales aux côtés de Marion Maréchal-Le Pen et est désormais donné candidat, non pas à Nice, mais à Menton, sur la quatrième circonscription, la plus prometteuse du département pour le parti puisque Le Pen y a frôlé les 52%. Dans la même région, Jérôme Rivière connaît lui déjà les bancs de l'Assemblée nationale, puisqu'il y a siégé comme député UMP de 2002 à 2007, élu de la circonscription niçoise aujourd'hui occupée par Eric Ciotti. Après avoir rejoint le FN, il est désormais investi dans la 6e circonscription du Var, où on trouve notamment le canton très médiatisé de Brignoles, qui a fait l'objet de quatre élections en six ans, dont deux gagnées par le FN.

À l'autre bout du pays, le Nord, département compliqué pour le FN –il y réalise des scores élevés, mais les circonscriptions très «typées» à gauche et à droite, avec des députés bien implantés, lui ont rendu la tâche moins aisée aux législatives– a lui aussi son transfuge. Sébastien Chenu est candidat dans la 19e circonscription, à côté de Valenciennes, où Le Pen a dépassé les 58%. Ce dernier fut, au sein de l'UMP, pendant dix ans, un des principaux animateurs de GayLib, un courant de défense des droits LGBT –un symbole, donc, de la «dédiabolisation» du FN dans la communauté gay. Ce spécialiste de la culture a rejoint le FN après avoir échoué à obtenir une tête de liste municipale à Paris, et après avoir discuté en vain avec... le PS.

Dutheil de la Rochère et Grimaux, les assistants de Philippot

Marie-Amélie Dutheil de la Rochère et Loïc Grimaux ont occupé une fonction qui a récemment beaucoup intéressé la justice et les médias: celle d'assistant parlementaire d'un eurodéputé FN, en l'occurrence Florian Philippot. La première a été, en 2014, candidate aux municipales dans le XIIIe arrondissement de Paris, puis en 2015, aux départementales dans la Somme, où elle a été battue au second tour par la droite, et aux régionales dans le même département. Cette année, elle a migré vers la Moselle comme son mentor, où elle est candidate dans la 4e circonscription, centrée autour de la ville de Sarrebourg. Cette normalienne de 36 ans est la fille de Bertrand Dutheil de la Rochère, le trésorier du Rassemblement Bleu Marine, passé en quelques décennies du communisme à Le Pen, et la cousine par alliance de Ludovine de la Rochère, la présidente de la Manif pour tous.

Loïc Grimaux, candidat dans la 5e circonscription de la Somme, celle de Péronne, est lui un régional de l'étape. Si les regards des médias, dans le département, devraient beaucoup être tournés vers la 1e circonscription, où se présentent le comédien Franck de la Personne pour le FN et le journaliste François Ruffin à gauche, c'est bien lui qui paraît le mieux placé pour faire gagner le FN. Dans sa circonscription, où le FN s'était essayé sans succès au parachutage en 2012 avec l'avocat Wallerand de Saint-Just, Marine Le Pen a réalisé plus de 55% des voix le 7 mai.

Gaëtan Dussausaye. DOMINIQUE FAGET / AFP.

Gaëtan Dussaussaye, le nouveau benjamin de l'Assemblée?

S'il l'emporte le 18 juin, Gaëtan Dussausaye, 23 ans, ne sera pas le plus jeune député de l'histoire, devancé par sa camarade de parti Marion Maréchal-Le Pen, qui n'avait que 22 ans en 2012. Proche de Florian Philippot, le responsable du Front national de la Jeunesse est décrit comme l'incarnation d'une jeunesse frontiste plus «aseptisée» au regard d'une frange davantage proche des identitaires. Tête de liste dans le très à gauche XIe arrondissement de Paris lors des municipales, 2014, il a hérité d'une circonscription très gagnable, la 2e de l'Oise, où Le Pen a dépassé les 52% et le FN enchaîné les bons résultats depuis 2012. À un bémol près: il pourrait trouver sur sa route en dissidente une élue évincée du FN, Florence Italiani, qui était passée très près d'arracher la circonscription lors d'une partielle en 2013.

Sophie Montel au troisième essai?

La quatrième circonscription du Doubs est une bonne illustration des progrès électoraux du Front national au cours du dernier quinquennat. En 2012, sa candidate, Sophie Montel, y avait obtenu 24% des voix en triangulaire face à Pierre Moscovici. En 2015, lors d'une législative partielle provoquée par le départ de Moscovici, il lui a manqué moins de mille voix pour l'emporter face à son suppléant Frédéric Barbier. Et ce à l'issue d'une campagne où avaient refait surface des propos passés où elle justifiait l'«inégalité des races»...

Dans une circonscription où Macron a fait 54% au second tour mais moins que son score national au premier, tout comme Mélenchon, son implantation pourrait lui permettre de l'emporter en duel, comme le reconnaissait récemment une responsable socialiste locale: «Il y a le feu à la maison»... Et une triangulaire pourrait aussi lui être favorable: c'est d'ailleurs dans cette configuration que, en décembre 2015, elle avait manqué de seulement 30.000 voix, à la surprise générale, remporter la région Bourgogne-Franche-Comté. Un constat qui vaut d'ailleurs pour bien d'autres circonscriptions où les candidats frontistes pourraient causer la surprise en triangulaire, Marine Le Pen ayant dépassé les 40% dans 190 circonscriptions dimanche.

Jean-Marie Pottier
Jean-Marie Pottier (918 articles)
Rédacteur en chef, responsable de la newsletter politique «Le Jour d'après». Auteur de «Indie Pop 1979-1997» et «Ground Zero. Une histoire musicale du 11-Septembre» (Le Mot et le Reste).
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