France

La soirée télé du second tour de la présidentielle résumée en graphiques

Sophie Gindensperger, mis à jour le 08.05.2017 à 10 h 38

Sur les plateaux, fini l'analyse de la recomposition du paysage politique: place aux appels du pied plus ou moins assumés au nouveau président.

DataYolo

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La soirée électorale du premier tour, le 23 avril dernier, n'avait pas été des plus réjouissantes. Qu'allait-il donc se passer ce 7 mai? Les inconnues étaient moins nombreuses, alors sur les plateaux, l'interprétation des premières estimations (Macron 66, 06% contre 33, 91%) cède rapidement la place aux compliments appuyés à Emmanuel Macron.

Résumé de la soirée médias en Datayolo.

Plusieurs journalistes se sont vu refuser l'accès à la soirée organisée par le Front national  au Chalet du Lac du Bois de Vincennes (Paris 12), où le parti d'exptrême-droite avait pris ses quartiers pour la soirée. Parmi eux, Mediapart, Buzzfeed ou Lesjours.fr. Libération et Le Monde, L'Humanité ou Les Inrocks ont choisi, par solidarité, de ne pas s'y rendre. Si les réseaux sociaux se sont largement fait l'écho de ces événements avant 20 heures, le sujet n'était pas vraiment au centre des préoccupations des chaînes de télévision, très occupées à déployer des sujets sur les pouvoir du président de la République, et faire le tour des envoyés spéciaux qui n'avaient alors pas grand chose à dire.

Sur le plateau de France 2, les téléspectateurs ont pu retrouver Nathalie Saint-Cricq, la responsable du service politique de la chaîne, qui avait passé un très mauvais moment lors du débat de l'entre-deux tours, incapable de réussir à s'imposer entre les deux candidats. Peut-être par peur désormais d'être interrompue, la journaliste semble avoir drastiquement augmenté son débit de parole. 

Les résultats passés, le bal des politiques sur les plateaux s'est assez rapidement transformé en quadrille des couristants. Laposition particulière d'Emmanuel Macron, à la tête d'un mouvement récent et non d'un parti historique, ouvre potentiellement les postes de son futur gouvernement à un large spectre, de la gauche à la droite. Une possibilité que préféraient visiblement ne pas exclure les caciques des grands partis: si l'ex-candidat à la primaire de droite  Bruno Le Maire a franchi le pas et s'est dit prêt à travailler avec Macron, certains restent plus flous, histoire, dans tous les cas de figure, de ne pas insulter l'avenir. 

Sophie Gindensperger
Sophie Gindensperger (13 articles)
Journaliste indépendante, elle a travaillé à arretsurimages.net et à Libération, où elle a notamment cofondé le P'tit Libé.
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