France

Les rois du RER A

Slate.fr, mis à jour le 16.12.2009 à 11 h 20

Le salaire des 550 conducteurs de la ligne A, en grève depuis le jeudi 10 décembre, est compris entre 2 200 et 2 700 euros bruts par mois, selon Le Monde. A ce salaire, s'ajoute une prime mensuelle de 660 euros en moyenne, d'après une porte-parole de la RATP. Cette prime est dispensée pour les horaires décalés, les dimanches et jours fériés. Les syndicats des travailleurs avaient appelé à cesser le travail pour obtenir une prime de 120 à 150 euros par mois.

Le Figaro explique que la ligne A est en effet «la ligne reine». «Pour accéder aux commandes du RER A, les agents de l'entreprise publique doivent avoir au moins dix ans d'ancienneté et de pratique dans le métro parisien. La moyenne d'âge des 523 conducteurs de la ligne A est de 45 ans.» Les conducteurs travaillent 6h30 par jour, cinq jours sur sept: ils passent 2h50 par jour aux commandes du RER et réalisent deux allers-retours quotidiens sur la ligne.

Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports, a jugé sur France Info le 12 décembre que cette grève n'était «pas acceptable». Ils sont «correctement payés», a jugé Bussereau, tout en reconnaissant que «le métier» est «difficile», avec «des rames souvent surchargées».

L'intersyndicale rappelle que les 550 conducteurs n'ont pas été augmentés depuis l'augmentation de l'offre de RER vers en février 2008 ce qui aurait impliqué une dégradation de leurs conditions de travail. Ils ont aussi dû s'adapter à de nouveaux matériels.

«Les grévistes ont raison»

Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, jugeait hier 15 décembre, sur Europe 1, que les grévistes du RER A avaient «raison» dans leurs revendications salariales, expliquant la poursuite du mouvement parce qu'«ils ont le dos au mur».

«Ils ont raison. Aujourd'hui nous sommes confrontés à un service public qui fonctionne de moins en moins bien et où les pressions qui sont faites sur les salariés sont des pressions inacceptables», a-t-il déclaré. La direction de la RATP doit comprendre «que les salariés qui font grève ne font pas grève avec plaisir, parce qu'aujourd'hui quand on fait grève c'est une journée de travail en moins qui est payée».

Vendredi, des représentants du personnel ont rencontré la direction, mais la discussion n'a permis aucune avancée.

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Image de Une: La sortie d'une rame du RER  Reuters
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