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La classe moyenne chinoise est insomniaque, ne fait pas souvent l’amour et a peur de l’avenir

Temps de lecture : 2 min

Human road | Tagosaku via Flickr CC License by
Human road | Tagosaku via Flickr CC License by

Le développement depuis deux décennies de la classe moyenne en Chine a été spectaculaire. Elle représentait, selon une étude réalisée en 2015, près de 110 millions de personnes et est ainsi devenue la plus importante au monde. Sa frénésie de consommation a d’ailleurs fait de la Chine la terre promise des marques de luxe et des constructeurs automobiles.

Pour autant, sortir de la misère ne rend pas forcément heureux. C’est ce que montre une étude réalisée par le site d’offre d’emplois Zhaopin.com, l’un des plus importants en Chine. La société qui est installée à Beijing a interrogé près de 50.000 personnes ayant des revenus annuels compris entre 100.000 et 500.000 yuans (13.300 – 66.500 euros). Cette population était constituée à 67% d’hommes et sa moyenne d’âge était inférieure à 37 ans. La quasi-totalité des personnes interrogées se disent anxieuses et 71% «incertaines sur l’avenir».

Plus d’un tiers souffrent d’insomnie et 31% font l’amour d’une fois par mois. Sur le plan financier, ils dépensent avant tout leurs revenus pour rembourser leurs dettes, dans l’éducation des enfants, dans la nourriture et dans le logement. Leurs principales craintes concernent l’inflation, la sécurité alimentaire, l’accès au logement (restrictions gouvernementales sur l’acquisition de biens immobiliers) et la pollution.

Plus de la moitié des personnes interrogées par Zhaopin.com considèrent qu’elles «satisfont à leurs besoins de base et qu’elles poursuivent maintenant un objectif de développement personnel plus élevé». Mais un tiers des sondés expliquent qu’ils ont «toujours des difficultés à assurer les besoins immédiats de leur famille».

L’étude conclut que la classe moyenne chinoise a à la fois une «compréhension claire du présent» mais «une grande confusion sur l’avenir».

Slate.fr

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