Boire & manger

Les scientifiques se battent pour que votre café ne disparaisse pas

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 30.04.2017 à 11 h 50

Repéré sur Bloomberg

Le changement climatique pourrait tout remettre en cause.

Dark roasted espresso blend coffee beans | Sage Ross via Wikimédia CC License by

Dark roasted espresso blend coffee beans | Sage Ross via Wikimédia CC License by

Depuis quelque temps, l’industrie du café est en ordre de marche avec un objectif en tête: sauver son business. En effet, comme le raconte Bloomberg sur son site, les terrains où poussent le café sont en voie de déforestation, menacés par le manque de précipitations et les températures en hausse. «Dans l’état brésilien de l’Espirito Santo, la production a chuté précipitamment, en particulier pour la variété de graines de café robusta. Lors des trois dernières années, la région n’a eu que 50% des précipitations prévues, alors que les températures étaient trois degrés au dessus de la normale.» La rouille des caféiers, une maladie qui affecte aussi bien les variétés arabica et robusta, a d’ores et déjà détruit plus de 18 millions de sacs de café entre 2011 et 2016. Face à la crise actuelle, Brésil envisagerait même d’importer depuis le Viêtnam des grains de moins bonne qualité. 

Une situation d’autant plus inquiétante quand on sait que la demande des consommateurs risque d’atteindre un record cette année. A terme, les industriels devront augmenter la production de 50% d’ici 2050 s’ils veulent y répondre. 

C’est pour cela que le généticien Christophe Montagnon, du World Coffee Research, s’est lancé avec son équipe à la recherche d’une variété capable de résister au changement climatique. «Dans une expérience récente, écrit Bloomberg, l’équipe de Montagnon a emmené trente plants de variétés différentes, en provenance de vingt pays, et les a placé dans un environnement contrôlé au Laos, où ils ont été confrontés à des température aussi basses que 2°C. Les sept variétés qui ont survécu au froid vont maintenant être emmenées dans d’autres régions, du Brésil au  Guatemala, pour voir s’il peuvent survivre sur des terres étrangères et dans des conditions non contrôlées.» Les plants qui s’avéreront les plus résistants à des températures plus basses et aux maladies seront sélectionnés pour être plantés à plus large échelle.

C’est là qu’on saura si ces variétés résistent également à la rouille des caféiers; un pari loin d’être gagné. «Une étude récente a montré que la résistance est en train de chuter chez certaines variétés, développées entre les années 1950 et 1990 justement pour résister à la rouille.»

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