France

Besancenot victime de «violences policières» devant l'Assemblée

Slate.fr, mis à jour le 16.12.2009 à 9 h 58

Mardi 15 décembre dans l'après-midi, le leader du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Olivier Besancenot et quelques dizaines de militants de Sud-PTT ont «tenté de pénétrer de force dans l'enceinte du Palais Bourbon lors de la discussion sur l'avenir de La Poste», raconte Le Figaro.

Ils ont notamment jeté dans la cour des sacs postaux contenant des procès-verbaux de la «votation citoyenne» organisée le 3 octobre contre la privatisation de La Poste. Besancenot et deux autres militants ont réussi à escalader les statues qui encadrent l'entrée de l'Assemblée nationale pour les habiller en postiers, avant d'être rapidement évacués.

Dans un communiqué, le NPA a affirmé que Besancenot souffrait de «fractures à un doigt de la main droite» après son interpellation et devra même subir une intervention chirurgicale. Le leader du Nouveau Parti anticapitaliste aurait été blessé «par un policier qui lui a infligé une clé de bras». Le parti a condamné «des violences policières inadmissibles» et dénoncé «avec la plus grande fermeté les brutalités et les violences policières à l'égard d'Olivier Besancenot et des postiers, dont l'un s'est vu prescrire cinq jours d'interruption temporaire de travail». Le Figaro rapporte les réactions à l'incident:

Après ce nouvel incident, le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a fustigé «une manifestation de propagande, une gesticulation qui s'en prend à la démocratie représentative». Pierre Moscovici (PS) a déploré que «l'on essaie de plus en plus de prendre l'Assemblée en otage». Maxime Gremetz (PCF), qui avait applaudi l'action de Greenpeace, s'est désolidarisé de celle du NPA. Seul Noël Mamère (Verts) «a approuvé totalement cette initiative qui n'est pas violente».

Mercredi 2 décembre, des militants de Greenpeace avaient envahi brièvement les tribunes du public de l'Assemblée nationale. Une dizaine de membres de l'organisation écologiste qui étaient entrés en tant que visiteurs et étaient assis dans les tribunes parmi le public ont retiré leurs vêtements, laissant apparaître des tee-shirts «Greenpeace». Ils ont tendu une bannière indiquant «Aux actes, monsieur le Président».

[Lire l'article complet sur lefigaro.fr]

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Image de Une: Olivier Besancenot, guillaumepaumier, Flickr, CC

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