Sciences

L'amour, une addiction qui peut prendre deux formes

Temps de lecture : 2 min

Si vous n’arrivez pas à manger, à dormir et que vous n’attendez que votre future dose, c’est que vous êtes sans doute accro, nous explique New Scientist. Accro à l’amour.

 Image tirée de la série «The Best Feelings of Life»
  | https://www.flickr.com/photos/eduardoluderer1/ via Flickr CC License by
Image tirée de la série «The Best Feelings of Life» | https://www.flickr.com/photos/eduardoluderer1/ via Flickr CC License by

Comme bien des romantiques le savent, et comme nous vous le disions, l’amour intense peut partager de nombreux symptômes avec l’addiction –euphorie, manque, dépendance, sevrage et rechute. C'est ce que viennent confirmer des scans qui ont montré des activités, au sein du système de récompense du cerveau, similaires à celles d’une addiction à la drogue.

Bien qu’il y ait débat sur ce qu’est une addiction, et encore plus sur l’amour, Anders Sandberg, de l’Oxford University Centre for Neuroethics, explique à New Scientist que selon lui l’addiction à l’amour, «c’est quand vous réalisez que vous ne voulez pas être amoureux et vous ne pouvez pourtant l’empêcher, et cela a des conséquences néfastes, comme de la maltraitance, que l’on franchit le seuil de quelque chose qui se rapprocherait de l’addiction».

Lui et son collègue, Brian Earp, ont trouvé des preuves qu’il y avait deux types d’addiction à l’amour, après avoir analysé 64 études publiées entre 1956 et 2016. Ainsi, il y a d’abord la vision «étroite» de l’addiction à l’amour. Dans ce schéma, les victimes ont énormément de mal à lutter contre des désirs démesurés d’être constamment aux côtés de l’objet de leur affection. Elles veulent passer tout leur temps avec, et développent des obsessions qui peuvent parfois pousser jusqu’à le traquer ou le tuer.

«Les drogues qui provoquent une addiction innondent le cerveau de dopamine, affirme Earp à New Scientist, provoquant un signal de récompense inhabituellement puissant, qui pousse la personne à utiliser la drogue encore même si cela implique des revers qui peuvent nuire aux autrex intérêts de leur vie

Or, leurs études montrent que certaines amours provoquent cela.

Faire le deuil de l'amour... grâce à de la pharmacie

Un autre type d’amour, plus proche de la norme, a pu montrer de puissantes formes de manques tout en étant contrôlables. Cette catégorie provoque aussi des effets similaires à la drogue –euphorie à chaque rencontre, peine et dépression quand la relation se termine de manière abrupte. Mais certains chercheurs ne considèrent pas ce comportement comme une addiction parce qu’expérimenter ces étapes n’est pas nécessairement mauvais pour une personne sur le long terme.

Les souffrances du jeune Werther en opéra. L'histoire d'un amoureux passionné dont l'impossibilité de son amour le conduit au suicide.

Si les gens s’en sortent généralement après une peine de cœur grâce au temps, une théraprie voire des antidépresseurs, il est possible selon New Scientist que dans le futur l’on trouve d’autres formes de drogues qui pourraient rompre le sentiment de lien que l’on peut éprouver pour une personne. Il y aurait mêms des preuves qui suggèrent que notre cerveau est doté de réseaux «anti-amour», qui nous aident à se détacher de certaines personnes dont on a pu se sentir précédemment proche. Se baser dessus pourrait aider à oublier une personne aimée, mais l’on ne sait pas encore comment le faire.

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