Slate pillé par Frédéric Lefebvre

Décidément, Internet est le nid des pirates en tous genres qui ne respectent rien et surtout pas la propriété intellectuelle. Ça, à force qu'on nous le répète à longueur de débats Hadopi, on le savait. Plus étonnant est de constater que c'est le pourfendeur de ces voleurs lui-même qui se révèle «piller» (pour reprendre un vocabulaire qui lui est cher) le travail d'un autre.
En effet, quel n'a pas été l'étonnement à la rédaction de slate.fr en découvrant sur le site de Frédéric Lefebvre un papier signé Quentin Girard, article paru sur notre site le samedi. Une reprise qui n'a (évidemment) fait l'objet d'aucune autorisation puisque nous n'avons même pas été prévenus. D'abord, le texte est repris en intégralité sans permission ni de l'auteur ni du site. En outre, tous les liens qui émaillaient l'article original ont été supprimés. Et en prime, si la source est citée, le lien en bas de page n'est pas actif, il s'agit juste du copié/collé du texte de l'url.
On s'étonne que le porte-parole de l'UMP qui a défendu avec une telle vigueur Hadopi méconnaisse les règles les plus évidentes qui régissent le droit d'auteur. Une méconnaissance qui semble fonctionner en sens unique: celui où Frédéric Lefebvre pille le contenu produit par d'autres, puisque sur son site on trouve la mention légale « copyright 2008 Frédéric Lefebvre. Tous droits réservés. »
Ce n'est pas la première fois que ceux qui se sont battus pour faire respecter le droit d'auteur le bafouent.
En février 2009, l'UMP avait déjà été accusé par le groupe de musique MGMT d'avoir utilisé frauduleusement deux de leurs titres lors de meetings politiques. Et aujourd'hui même, on apprenait que les droits pour utiliser le titre qu'on entend dans le lipdub de l'UMP n'avaient pas été versés. Alors que les Jeunes Populaires avaient le droit d'utiliser la version originale de la chanson, ils ont utilisé celle des élèves de la Star'ac québécoise.
Heureusement, la loi ne prévoit pas d'incarcération immédiate pour contrefaçon. La procédure commence par une demande du plaignant pour que le contenu incriminé soit retiré. Ce que nous ne manquerons pas de faire.
La rédaction de Slate.fr
Image de Une : Frédéric Lefebvre par Philippe Wojazer/Reuters Image
Mis à jour le 15/12/2009 à 16h59










![[Le 20'12] Vincent Peillon: «Il n'y a pas qu'une seule politique possible» [Le 20'12] Vincent Peillon: «Il n'y a pas qu'une seule politique possible»](http://www.slate.fr/sites/default/files/imagecache/bloc-alaune/peillon_4.jpg)





























Ce n'est pas étonnant, c'est un des rarissimes articles un peu élogieux sur le clip des jeunes de l'UMP; Frédéric Lefebre a d'ailleurs dû passer un bon moment sur la toile avant d'en dénicher un.
+1 stéphane
L'UMP et ses porte flingues chouchous du président Lefebvre, Morano et consorts sont de plus en plus "intouchables". Conséquence : ils se permettent tout (et surtout 'importe quoi).
La violation de droit d'auteur de Mr Lefebvre est gravissime (toute proportion gardée...), surtout au vu de ses positions concernant Hadopi, Internet et la liberté d'expression (j'ai toujours pas digéré le "devoir de réserve du lauréat du Goncourt").
Mais ce qui est vraiment grave, c'est que malgré tout cela, des électeurs citoyens de droite continuent à soutenir ce triste personnage plutôt que de demander sa mise à l'écart.
Ne nous y trompons pas, de mon côté, je regrette tout autant que certain politiciens de gauche, qui empruntent un demi million à des associations pour mener un train de vie digne d'un Sarko, soient blanchi et reviennent ensuite en sifflotant, style de rien n'était.
Mais Lefebvre... c'est comme Hortefeux, Morano, Estrosi et d'autres, je ne peux pas. Vraiment pas. Trop ouvertement appelant à la xénophobie (si possible avec préférence pour les musulmans), trop ouvertement opposé aux libertés individuelles, eux si prompt à défendre la liberté économique (le libéralisme dans sa fausse définition actuelle, quoi).
Tout cela sous l'œil bienveillant d'un Sarko dont il faut reconnaître une chose... sa qualité d'homme politique !
J'espère qu'en 2012, nous aurons un président digne de ce nom, il y aura pas mal de dégât à réparer, tel que c'est parti.
Le problème c'est qu'il ne s'agit pas d'un article "élogieux". Relisez-le bien, et même sans second degré, il est clair que l'auteur dit que c'est de la daube. Mais que cette daube, elle est en quelque sorte adaptée au goût de l'électeur moyen UMP et notamment des jeunes UMP qui doutent. Le lipdub n'est pas fait pour séduire et convaincre les gens de l'extérieur mais pour rassurer les djeuns de l'UMP sur le fait qu'ils appartiennent à une chouette grande famille sympa. Ça fonctionne comme la danse des canards à la fin d'une noce. Tout le monde sait que c'est mauvais, mais on y va quand même. Et Lefebvre, qui est le roi de la daube, ne s'y est pas trompé : il est suffisamment malin pour évaluer le côté critique et ironique de l'article, mais aussi pour savoir que ses lecteurs privilégiés vont le prendre au premier degré. Et effectivement, à défaut des idées, la com de base continue...
Pour la blague, Lefebvre a dû faire une Term S sans histoire avant l'heure (encore que je ne voudrais pas offenser ceux qui ont fait Term S hein c'est pour la blague...) , puisque dans un communiqué il disait qu'il ne comprenait pas comment des afghans "dans la force de l'âge" pouvaient quitter leur pays alors qu'ils auraient pû faire leur "devoir" sur place en luttant pour libérer le pays... Je me demande ce que tous les Français dont un certain général bien connu qui ont fuit en Angleterre ou ailleurs durant la deuxième guerre penseraient d'une telle déclaration, pas grand chose de bien sans doute...
Il n’y a pas si longtemps, JF Copé venait nous expliquer sur Slate dans un article du 03 octobre 2009 intitulé - Ensemble, inventons la CNIL du XXIe siècle, par Jean-François Copé - les quelques principes auquel il était attaché.
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Extrait :
[… Prenons un principe tout simple auquel je suis attaché: tout travail mérite salaire ou, a minima, une reconnaissance si le travailleur décide librement de travailler gratuitement. Or pour beaucoup d'internautes, une œuvre intellectuelle n'appartient plus à son auteur. Par principe, elle doit être gratuite. Cela pose clairement la question de la rémunération et de la reconnaissance des auteurs, des artistes et des intellectuels en général. La propriété intellectuelle n'a pas toujours existé et d'ailleurs, elle n'existe pas en tant que telle dans toutes les civilisations. Faut-il pour autant l'abandonner? Je ne le crois pas. C'est une conquête qui a permis aux créateurs de gagner en liberté et en autonomie par rapport au mécénat des puissants. Doit-elle s'adapter au monde numérique? Sans doute. Et sur ce point, je suis ouvert à toutes les discussions.
Cela ne concerne pas que la création musicale. Prenez l'exemple des blogueurs. Un bon blog, c'est beaucoup de travail: réflexion, actualisation, recherches, rédaction... Or le contenu d'excellents blogs se retrouve parfois intégralement copié/collé sur d'autres sites, sans rémunération, ni citations, ni renvoi aux sources. Combien de blogueurs s'en plaignent ouvertement sur leur blog ? Un blogueur, qui a d'autres revenus par ailleurs, met à disposition librement et gratuitement sa production. C'est son droit. Faut-il pour autant cautionner le pillage de cette création intellectuelle par d'autres sites qui en tirent un profit (trafics, publicité...) ? …]
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Il est drôle de constater que le reproche qu’il faisait aux internautes à savoir le « pillage » de la création intellectuelle, se trouve lui-même pratiqué par nos donneurs de leçons du quotidien et les membres (jeunes) de sa majorité. Quand la réalité ou la facilité, croise le chemin de la morale érigée en principe de vie, il devient difficile de ne pas succomber.., y compris par les plus durs partisans d’une politique coercitive.
Trois questions à JFC :
Pensez-vous que pour être conforme à HADOPI, F Lefebvre devrait voir sa connexion internet coupée ?
Comment croire encore à la parole politique et en ceux qui la pratiquent ?
Quelle crédibilité peut-on leur accorder, s’ils bafouent à des fins personnelles, tous les principes qu’ils tentent d’imposer aux autres (à l’ensemble) ?
Devant ce pillage, je tiens tout d'abord apporter mon soutien à slate pour la qualité des articles et leurs échanges.
Cet acte montre le niveau du sieur M. Lefebvre plus à lèse à jouer dans Alibaba et les 40 voleurs que de faire de la politique qu'il met, à nouveau par son pillage et autres, au niveau du caniveau.
Laissons ce triste personnage tellement insignifiant à ses pratiques qu'il sait si bien dénoncer mais qu'apparamment il oublie de s'appliquer.
Je fais appel à M. Coppé et M. Bertrand pour que ce personnage soit mis au ban de la politique.