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Quand ça ne va pas, évitez de consoler vos enfants avec de la nourriture

Temps de lecture : 2 min

Deux études croisées attestent que la tendance à trop manger pour se réconforter est due d'abord à notre éducation.

MIKE CLARKE / AFP
MIKE CLARKE / AFP

Une journée stressante, une rupture difficile et on se jette sur notre nourriture favorite pour se réconforter à la façon Bridget Jones. Un pot de glace sous la couette. L’image est clichée, mais véridique. Au total, 38% des adultes ont tendance à trop manger pour compenser lorsque l’on est triste ou stressé, souligne The Conversation. Les auteurs de l’article, des chercheurs anglais et norvégiens, présentent le résultat de leurs études cherchant à démontrer l’origine de cette mauvaise habitude.

Partant du constat que cette tendance à l’«emotional overeating» trouve ses sources dès le pus jeune âge, ils ont voulu savoir si elle était due à notre héritage génétique ou à notre l’environnement et notamment l’éducation que l’on reçoit. Moritz Herle, Alison Fildes, Clare Llewellyn et Silje Steinsbekk ont étudié des jumeaux britanniques, monozygotes et dizygotes, pour vérifier cette hypothèse. Comparer les vrais jumeaux, qui ont 100% des gènes en commun contrairement aux faux jumeaux qui partagent 50% des gènes en commun (comme toutes fratries), permet de mesurer plusieurs variables.

Basés sur les données du projet Gemini study, qui a étudié 2.4000 familles avec des jumeaux nés en 2007, les universitaires ont pu en conclure que l’environnement était le principal facteur explicatif de la tendance à chercher, adulte, un réconfort dans la nourriture. Les gènes ont peu d'influence.

Réguler leurs émotions

Dans une deuxième étude, ils se sont penchés sur le cas d'enfants norvégiens pour déterminer ce qui dans leur environnement rendait les adultes enclins à rechercher ce réconfort. Le fait pour les parents de donner aux jeunes enfants leur nourriture favorite pour qu'ils sèchent leurs larmes, scientifiquement appelé «emotional feeding», a-t-il une influence? Pour y répondre, mille familles de Trondheim, en Norvège, ont dû relever leur tendance à réconforter leur enfant par la nourriture, et celle de leur enfant à chercher la nourriture en cas d’émotion négative à l'âge de 6, 8 et 10 ans.

«Notre analyse des résultats a montré que l'alimentation émotionnelle encourage en effet les enfants à trop manger lors d’émotions négatives», explique The Conversation. Ils apprennent que manger les aide à réguler leurs émotions, notent les chercheurs. Il s’agit d’identifier d’où viennent ses pratiques pour éviter la répétition d'une habitude qui peut entraîner un risque de surpoids. Les émotions pouvant être gérées d’une autre manière, la prochaine étape est de trouver laquelle est la mieux adaptée, concluent les chercheurs.

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