Culture

Le théâtre d’improvisation, le secret de la comédie américaine

Michael Atlan, mis à jour le 14.05.2017 à 16 h 48

Comment des expérimentations théâtrales dans l'arrière-salle d'un bar de Chicago ont permis de faire émerger les comédiens, scénaristes et réalisateurs américains les plus talentueux de leur génération et donné naissance à un nouvel âge d'or de la comédie.

Bill Murray, Melissa McCarthy et Will Ferrell, maîtres improvisateurs.

Bill Murray, Melissa McCarthy et Will Ferrell, maîtres improvisateurs.

Ce soir de 1974, il y a affluence devant le théâtre Second City à Toronto. Problème: les gens ne sont pas là pour assister à une pièce mais pour boire. En fait, la foule se presse pour entrer dans la vaste taverne située de l’autre côté de la rue. Sur scène, pourtant, le spectacle continue. Un jeune comédien de 24 ans, la moustache bien épaisse, tente de faire rire une audience parsemée. Une tâche rendue plus difficile qu’elle ne l’est déjà depuis qu’un spectateur alcoolisé a décidé de sans cesse l’interrompre.

Il décide donc d’apostropher l'audience à son tour: «Mesdames et messieurs, il y a quelqu’un ici qui a passé la soirée à interrompre le spectacle, et il va arrêter tout suite!», leur annonce-t-il. Le jeune homme saute alors de la scène, attrape le type par le col, l’emmène dans la contre-allée, le passe à tabac et lui casse le bras. Puis, comme si de rien n’était, il remonte sur scène et reprend le spectacle. Ce jeune comédien, il s’appelle Bill Murray et il a improvisé. Il était là pour ça, après tout. Il a juste fait ce qu’on lui a enseigné: être pro-actif, faire quelque chose, ne pas être juste une «tête parlante». Il a appliqué les règles du théâtre d’improvisation.

Trente ans plus tôt, la professeur de théâtre Viola Spolin commençait à travailler sur des exercices pour libérer la créativité naturelle des comédiens sous l’emprise, selon elle, des attentes du public, de leurs pairs, de leur professeur ou de leur metteur en scène, ce qu'elle appelle «le syndrome de l’approbation/désapprobation». Elle écrit au début de son livre (devenue une bible) Improvisation For Theater:

«Tout le monde peut jouer. Tout le monde peut improviser. Tout ceux qui le souhaitent peuvent jouer au théâtre et apprendre à devenir digne de monter sur scène. Nous apprenons par l’expérience et en expérimentant. Personne n’apprend rien à personne. C’est aussi vrai pour l’enfant qui bouge en frappant ou en rampant puis en marchant que pour le scientifique avec ses équations. Si l’environnement le permet, tout le monde peut apprendre ce qu’il choisit d’apprendre. Et si l’individu le permet, l’environnement lui apprendra tout ce qu’il y a à apprendre. Le “Talent” ou le “manque de talent” n’ont rien à voir avec ça.»

Une base d'expérimentations

Révolutionnaire, la méthode de Viola Spolin va alors, sans le vouloir, faire naître une nouvelle forme de comédie et d’humour. Sous l'impulsion de son fils Paul Sills, elle inspire ainsi, dès les années 1950, une jeune génération de comédiens qui fondent, à Chicago, The Compass Players. Dans l’arrière-salle d’un bar proche de l’université, ils commencent à expérimenter, à improviser des sketchs qu’ils peaufinent de soir en soir en utilisant ses techniques. C’est là, par exemple, que le comédien Shelley Berman invente sa célèbre routine du téléphone dans laquelle le rire naît du fait qu’on entend qu’une seule partie de la conversation.


Mais il y a encore peu de règles, peu de structures. L’improvisation est une expérimentation plus qu’une forme théâtrale à part entière. Beaucoup ne vont l’utiliser que comme une base pour construire des sketchs qu’ils seront capables de refaire plus tard. Eux sont les premiers à partir pour poursuivre des carrières à New York ou Los Angeles où ils vont imposer leurs routines comiques basées sur l’improvisation sur les planches plus «institutionnelles» de Broadway ou sur les plateaux d'Hollywood.

Le duo Jerry Stiller et Anne Meara (les futurs parents de Ben Stiller) deviennent ainsi les humoristes les plus célèbres d’Amérique au début des années 1960 avec leurs sketchs basés sur la vie de couple et les relations amoureuses. Jane Alexander, elle, devient une légende de Broadway et une des actrices les plus prestigieuses d’Hollywood des années 1970 avec des rôles dans L’insurgé, Les Hommes du Président ou Kramer contre Kramer qui lui valent plusieurs nominations aux Oscars.

Alan Alda et Ed Asner, eux, deviennent les stars des séries comiques les plus révolutionnaires des années 70, M.A.S.H. et The Mary Tyler Moore Show. Quant au duo Mike Nichols et Elaine May, ils connaîtront la gloire à Broadway grâce, en grande partie, aux sketchs inventés à Chicago, avant de s’exiler à Hollywood où il réaliseront et écriront (ensemble ou séparément) des dizaines de classiques de la comédie douce-amère comme Le Ciel peut attendre, Le Lauréat, Working Girl, Le Brise-coeur ou Birdcage.

 

«Soyez toujours d’accord avec la réalité que crée votre partenaire»

Ceux qui restent, en revanche, poursuivent la voie de l’improvisation pure et dure en créant The Second City, la première troupe de théâtre d’improvisation des Etats-Unis. C’est eux qui en inventent les règles, celles encore utilisées aujourd’hui. Elles sont résumées au début du film Don’t Think Twice de Mike Birbiglia:

«Tout le monde a sa propre vision de ce qui est le plus important en improvisation. Mais, même soixante ans plus tard, on peut les résumer en trois règles de base. Premièrement, dites oui. En gros, soyez toujours d’accord avec la réalité que crée votre partenaire et construisez là-dessus. Et construisez à nouveau là-dessus. Puis construisez à nouveau là-dessus, encore et encore.

 

Deuxièmement, tout repose sur le groupe. Ça ne repose pas sur le look. Ça ne repose pas sur le costume. Ça ne repose pas sur la frime. Ça repose sur un groupe travaillant ensemble sur le moment pour créer quelque chose qui ne s’est jamais produit avant et qui ne se reproduira jamais. Et pour finir, la chose la plus importante: ne pensez pas. Tout repose sur le vide dans votre tête. Tout repose sur l’impulsion. Tout repose sur le moment présent. En improvisation, il n’y a pas d’erreurs. Comme Del Close à un jour dit: “tombez et trouvez quoi faire sur le chemin”.»

Concrètement, donc, un groupe de comédiens se présente sur scène dans leurs habits de tous les jours, propose au public de leur soumettre une idée ou de raconter une anecdote qui leur est arrivé et, là-dessus, un premier comédien improvise une situation sur lequel les autres, chacun leur tour, brodent, encore et encore avec le motto «Oui, et…» (voire «Et si, ensuite…»). Ca peut alors être court (Short Form), comme un sketch, ou plus long (Long Form), comme une pièce, avec différentes scènes et des personnages récurrents basés sur l’idée de départ.

La révolution «Saturday Night Live»

Pourtant, à Second City, au milieu des années 1970, tandis que certains triomphent à New York avec leurs sketchs rôdés sur les planches de Chicago, les temps sont durs. La comédie d’improvisation est encore largement considérée comme du théâtre expérimental. Malgré cela, dans le public disparate, il est possible, à cette époque, d’y voir un visage singulier. Lorne Michaels, un jeune producteur canadien de NBC, cherche à recruter des comédiens pour le nouveau programme du samedi soir, la première émission live de la chaîne depuis les années 1950. Son nom: le «Saturday Night Live».

Pour rompre avec les programmes comiques encore très marqués par l'humour des vieilles gloires des années 1950-60, Michaels veut le show, jeune, irrévérencieux et hyper moderne. Et c'est une révolution. Pour l’humour américain d’abord qui devient plus politique, plus sarcastique, provocant et mordant. Pour le théâtre d’improvisation ensuite qui devient une source infinie de recrutement pour l’émission. Michaels fait en effet une razzia sur les jeunes talents de la troupe. Le 11 octobre 1975, pour la première émission, c’est Dan Aykroyd, Gilda Radner et John Belushi qui sont recrutés. Suivront, au cours des quarante années d’existence du «SNL», des dizaines d’autres, comme Tina Fey, Bill Murray, Chris Farley, Mike Myers, Martin Short, Seth Meyers, Jason Sudeikis et plus récemment Vanessa Bayer et Cecily Strong.

Mais Michaels visite aussi dans des troupes beaucoup moins établies comme les Groundlings de Los Angeles qui, au moment où une de ses fondatrices, Laraine Newman, est recrutée pour la première saison, n’a même pas un an d’existence. Elle est la première d’une longue lignée d’autres talents comme Will Ferrell, Jimmy Fallon, Maya Rudolph, Will Forte, Taran Killam ou Kirsten Wiig. En tout, toutes générations confondues, c’est près de 50% des comédiens de l’émission qui sont issues de ces troupes d’improvisation, Second City, Groundlings ou plus récemment l’Upright Citizens Brigade d’où sont issus Amy Poehler ou Kate McKinnon.

 

«Créer la comédie plutôt que l'exécuter»

Pourtant, l’émission culte est, contrairement à la croyance populaire, très pauvre en improvisation. Elle est même bannie. En 1986, après que Damon Wayans décidait, sans en avertir ses collègues, de transformer un personnage de policier hétéro en homo efféminé, il était viré sur le champ. «Chaque réplique, chaque bout de dialogue est lié à une caméra. Si vous n’êtes pas là où vous êtes censé être, alors le plan va être raté», expliquait ainsi Michaels. Même dans le mythique sketch «More Cowbell» dans lequel Will Ferrell donne l’impression d’improviser en permanence, tout est préparé à l’avance… à l’exception de sa chemise beaucoup trop petite qu'il a préféré, au dernier moment, à celle, normale qu'il portait en répétitions.

Tout est dans le détail et la capacité à le trouver. Et c'est ce qu'offre l'apprentissage du théâtre d'improvisation, «un bon entraînement» comme disait Lorne Michaels au New York Magazine. C’est par exemple chez les Groundlings que Jon Lovitz a développé Tommy Flanagan, son personnage culte de menteur pathologique (l’ancêtre du Serge Le Mytho de Jonathan Cohen, lui aussi un grand improvisateur) qu’il a joué ensuite au «Tonight Show» de Johnny Carson puis des dizaines de fois dans le «Saturday Night Live».

Le théâtre d'improvisation apprend, comme le disait Michaels, à «créer la comédie plutôt qu'à l’exécuter». Il apprend à «aller à votre troisième pensée», celle qui vous permet de trouver le bon personnage, le bon prémisse, le bon moment pour «élever» la scène, expliquait à Splitsider Adam McKay, ancien auteur du «SNL» et réalisateur de Présentateur Vedette: La Légende de Ron Burgundy ou Frangins Malgré eux avec Will Ferrell.

Il apprend à pratiquer «la pensée lente», celle que l’on pratique «quand on s’arrête, quand on se ferme au monde, quand on observe intensément les fondations des décisions que l’on prend pour se remettre en question», une pensée «extrêmement douloureuse et inconfortable». Il apprend surtout à toujours «jouer sur votre intelligence» en «traitant le public comme des poètes et des génies», en ne faisant pas «des blagues trop faciles». «Si tu dois faire une blague stupide, fais en sorte qu’elle soit brillamment stupide», ajoutait McKay qui a très bien appris ses leçons.

«À cette date, Adam McKay, 26 ans, se suicidera. Ceci n’est pas une blague»

Il s’y connaît en blagues brillamment stupides. L’homme a été jusqu’à conduire un public entier vers sa propre chambre où ils ont pu être témoin d’un (faux) meurtre dans l’appartement d’en face ou à improviser une (fausse) manifestation révolutionnaire avec des membres du public armés de torches et de (faux) revolvers. Il a même été jusqu’à improviser, devant son professeur enthousiaste, son propre suicide:

«J’avais la photo d’un acteur, une horrible photo luisante que j’ai inséré dans un poster. Sur le poster, on pouvait lire: “à cette date, Adam McKay, 26 ans, se suicidera. Ceci n’est pas une blague”. J’ai mis le poster partout, et à la date et au lieu mentionné, une foule immense s’est amassée. Je suis allé sur le toit d’un bâtiment de cinq étages et je leur ai hurlé dessus. Nous avions un mannequin RCP habillé exactement comme moi et on l’a jeté du toit. Un autre acteur, qui jouait le personnage de la Faucheuse, a récupéré le mannequin et l’a emmené au loin. Pendant ce temps là, je suis descendu et ai joué la “résurrection”. Nous avons tous fini au théâtre où nous avons terminé le spectacle.»

L’improvisation permet ça. Aller au bout de ces idées. Ne pas se contenter des mots bien écrits et bien dits du stand-up mais aller au-delà, pousser toujours plus loin. C’est comme ça que la comédie américaine a vécu, dans les années 2000, un nouvel âge d’or, grâce à des comédiens et des auteurs formés à cet humour jusqu'au boutiste.

 

Dans ces films (souvent produits par Judd Apatow), les scènes comiques sont ainsi poussées à leur paroxysme, des scènes comme l’épique épilation de Steve Carell dans 40 ans toujours puceau où l’ancien élève de Second City donne tout ce qu’il a, y compris quelques (vrais) milliers de poils, des scènes comme la grandiloquente crise de nerfs dans une cabine téléphonique de Présentateur Vedette où Will Ferrell, ancien des Groundlings, improvise, entre autres, une des répliques les plus célèbres de la comédie contemporaine («I’m in a glass case of emotion»). Will Ferrell qui est d’ailleurs devenu un spécialiste de ce genre de performances devant la caméra de son partenaire McKay avec, entre autres, son monologue sur le combat entre un lion et un thon dans Very Bad Cops, la scène du somnambulisme dans Frangins malgré eux ou la célèbre réplique «Milk was a bad choice» dans Présentateur Vedette.

 

«J’ai ruiné des millions de prises en rigolant»

Un film comme Mes Meilleures Amies avec Kristen Wiig, Melissa McCarthy, Ben Falcone, Wendi McLendon-Covey et Maya Rudolph, tous issus des Groundlings, est également en grande partie basé sur le principe de l’improvisation, avec régulièrement plusieurs caméras tournant en même temps pour laisser la liberté aux acteurs de s’exprimer et ne rien perdre.

«À partir du squelette du scénario, la scène de l’avion a été sauvagement improvisée. Melissa qui parle de me mettre un iPod Nano dans les fesses ou dans les siennes, par exemple. J’ai ruiné des millions de prises en rigolant. Dans la scène à l’extérieur des toilettes, elle devait dire "Tu veux pas retourner aux toilettes et baiser“ et après ça, elle était libre d’improviser. Elle en avait de si bonnes que j’ai ruiné, comme, par exemple, elle dit "Tu aimes cette jambe? J’en ai une autre exactement pareille. Je peux mettre les deux au-dessus de ma tête et me coiffer avec".», racontait Ben Falcone à GQ.

En fait, l’improvisation élimine les barrières, celles qui séparent la comédie du drame, du cinéma de la télé, de la fiction et de la réalité et surtout entre les types d’humour. L’improvisation casse la frontière entre humour noir, caustique, burlesque, trash, musical etc. car, en fonction de sa sensibilité, tout est permis. Rien ni personne ne peut vous arrêter. C'est le principe immuable du «Oui, et». C’est ce que racontait Maya Rudolph à Vanity Fair à propos de son passage chez les Groundlings:

«Mindy Sterling est une professeur géniale. Elle m’a dit: "Tu chantes et c’est quelque chose de génial à mettre dans ce que tu écris et ce que tu fais." Je n’étais pas sûre mais elle m’a dit que tout le monde avait une histoire à raconter, que tout le monde avait un sens de l’humour différent et qu’elle pensait vraiment que je devais mettre de la musique dans mes sketchs parce que j’étais une personne musicale. C’était la première fois que quelqu’un permettait à ce hobby et à ce trait de ma personnalité d’être mis dans ma comédie.»

«Tout le monde débute en bas et monte en grade»

Cet affranchissement des conventions (surtout à UCB), cet emphase sur le travail de groupe (en particulier à Second City) et sur le développement des personnages (spécificité des Groundlings) ont permis à Jimmy Fallon, Seth Meyers et Stephen Colbert d’être aussi à l’aise dans des sketchs du «SNL» qu’à la présentation d’un talk-show grand public sans pour autant renier la nature même de leur humour et de leur personnalité.

Ils ont permis à Ilana Glazer et Abbi Jacobson (de l’UCB) de passer avec succès des planches à la série Broad City et à Will Ferrell, Kristen Wiig, Steve Carrell ou Bill Murray de sans cesse naviguer entre les performances comiques et dramatiques au cinéma. C’est eux également qui ont offert à Adam McKay cette capacité à passer de cinq pures comédies très régressives à l’Oscarisé The Big Short sur la bulle spéculative immobilière des années 2000 (et à un prochain biopic de Dick Cheney) –un parcours qui n’est évidemment pas sans rappeler celui de Mike Nichols plusieurs décennies auparavant.

Résultat, ce sont des dizaines de milliers d’étudiants, de tous les âges et de tous les milieux, qui rejoignent les rangs de l’UCB, de Second City ou des Groundlings chaque année. Ce sont devenus les nouveaux Juilliard ou Yale, le nouvel Actors Studio, en beaucoup plus accessibles et méritocratiques. «Ce n’est pas important qui tu es, qui tu connais ou ce que tu as fait avant. Tout le monde débute en bas et monte en grade», expliquait à Vanity Fair Melissa McCarthy. Julia Sweeney, recrutée au «SNL» en 1990, était ainsi comptable quand elle s’est inscrite aux cours des Groundlings. Will Forte (The Last Man On Earth, MacGruber...), lui, était courtier. JJ Abrams, qui a suivi plusieurs cours à la fin des années 1980, officiait, quant à lui, comme réceptionniste de la boîte de prod’ de son père.

Réplique française

Le phénomène se met donc naturellement à traverser les frontières. En France, la troupe Colors joue par exemple tous les dimanche au théâtre du Gymnase sur un principe très similaire aux «références» américaines, tout en donnant sa chance aux élèves de l’École Française d’Improvisation. Jamel Debbouze, qui a débuté à 15 ans avec le match d’improvisation (une sorte de dérivé francophone, née au Québec dans les années 1970), est par ailleurs devenu un ambassadeur très vocal de cet art dont il veut faire une discipline enseignée à l’école.


Car au-delà des rêves de richesse et de célébrité, l’improvisation, avec ses valeurs méritocratiques et égalitaires héritées des enseignements de Viola Spolin, apparaît comme une solution miracle pour casser les murs qui peuvent se dresser entre individus: elle permet de rompre avec sa timidité, d’exercer sa créativité et même d’être plus efficace dans sa vie professionnelle. Elle permet tout simplement de voir la vie sous un autre angle et de remplacer les trop faciles «non» ou «je ne sais pas» par un grand «Oui, et…».

Michael Atlan
Michael Atlan (53 articles)
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