Monde / Économie

Les vêtements Ivanka Trump sont faits par des ouvriers payés un dollar de l'heure

Temps de lecture : 2 min

L'usine chinoise où est produite la ligne Ivanka Trump a été auditée par une ONG et plusieurs violations ont été révélées.

Ivanka Trump participe à une table ronde sur la place des femmes dans le monde, le 25 avril 2017 à Berlin. ODD ANDERSEN/AFP
Ivanka Trump participe à une table ronde sur la place des femmes dans le monde, le 25 avril 2017 à Berlin. ODD ANDERSEN/AFP

Le grand dada d'Ivanka Trump, la fille aînée du président américain, est d'aider les femmes à s'épanouir dans le monde de l'entreprise. Elle vient d'écrire un livre sur le sujet et adore les tables-ronde sur l'empowerment des femmes. Mais sous cette façade de femme engagée, il y a la réalité du business: la ligne Ivanka Trump est faite par des ouvriers chinois payés un dollar de l'heure.

Le Washington Post vient de révéler que l'usine de G-III Apparel Group, le sous-traitant exclusif de la marque Ivanka Trump, n'était pas vraiment un lieu d'empowerment des travailleurs. Selon un audit réalisé par l'ONG Fair Labor Association, les travailleurs faisaient souvent plus d'heures supplémentaires que le maximum autorisé en Chine –avec parfois des semaines de soixante heures– pour un salaire d'un dollar de l'heure, ce qui est inférieur au minimum légal dans certaines régions chinoises. Ce sous-traitant fait aussi des vêtements pour d'autres marques, dont Calvin Klein et Tommy Hilfiger.

Et le made in USA?

Ivanka Trump, qui a désormais un rôle officiel de conseillère du président, a démissionné de son poste de management de la ligne de mode, mais elle continue d'en être en partie propriétaire. Depuis l'audit, qui a été effectué en octobre, les usines G-III en Chine, au Bangladesh, au Vietnam et en Amérique du Sud ont expédié 110 tonnes de vêtements Ivanka. Cela n'empêche pas Donald Trump de se présenter comme un grand défenseur du «made in USA».

Selon le rapport de l'ONG, moins d'un tiers des ouvriers de cette usine bénéficiaient d'une assurance maladie, retraite et chômage, ce qui est normalement obligatoire dans le pays. Les inspecteurs ont aussi trouvé que les employés n'avaient que cinq jours de congés payés par an et que les conditions de sécurité n'étaient pas aux normes.

Malgré les boycotts de la marque, la campagne et la présidence de Trump ont jusqu'ici donné un coup de pouce aux ventes de la marque Ivanka Trump. Un des meilleurs mois pour les ventes a été février 2017, après que la conseillère du président, Kellyanne Conway, a déclaré sur Fox News: «Allez acheter les fringues d'Ivanka!»

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