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Après le jean troué, voici le jean sali avec de la fausse boue à 390 euros

Temps de lecture : 2 min

Pour 425 dollars, un grand magasin américain vend un jean faussement sali.

Capture du site Nordstrom | Slate.fr
Capture du site Nordstrom | Slate.fr

La mode du jean destroy est de retour un peu partout, mais aux États-Unis, une marque de luxe a décidé d'aller plus loin que les simples trous et déchirures. Pour le printemps 2017, PRPS propose en effet Barracuda, un jean couvert de fausse boue, pour la modique somme de 425 dollars (390 euros).

C'est le magasin de luxe Nordstrom qui vend le produit (pour hommes seulement) et la description de Barracuda explique le fantasme sous-jacent:

«[Ce jean] incarne le vêtement de travail typiquement américain, marqué par des efforts intenses, avec un rêvetement boueux craquelé qui montre que vous n'avez pas peur des boulots salissants.»

En effet, quoi de plus sexy qu'un homme qui paye 425 dollars pour donner l'impression qu'il travaille dans la boue?

«Un déguisement pour les riches»

Beaucoup y ont vu une insulte faite aux travailleurs qui salissent vraiment leurs vêtements au quotidien. Pour Mike Rowe, qui a longtemps été le présentateur d'une émission télé sur des boulots un peu extrêmes (comme nettoyeur d'égoûts ou de fientes de pigeons), ce jean est une honte:

«Ce n'est pas de la mode, c'est un déguisement pour les riches qui pensent que le travail est une blague», écrit-il sur Facebook.

Sur Twitter, beaucoup y ont vu un signe de déacdence et de fin des temps, comme le sénateur républicain Ben Sasse, qui a écrit:

«C'était sympa, l'Amérique».

Ou encore, ici, le journaliste Adam Serwer:

«Imagine être tellement riche que tu achètes ta boue chez Nordstrom».

Il y a quelques mois, le grand magasin Nordstrom s'était déjà fait remarquer pour un produit tout aussi déroutant: une pierre dans un sachet de cuir, vendue 85 dollars pièce. D'autant plus que l'utilité de ces pierres était incertaine. La description en ligne était la suivante:

«Un presse-papiers? Un début de conversation? Un objet d'art? A vous de décider.»

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