France

EN DIRECT. Marine Le Pen réalise le plus gros score de l'histoire du FN

Slate.fr, mis à jour le 23.04.2017 à 23 h 54

Retrouvez les dernières informations sur le scrutin, pour lequel 47 millions d'électeurs sont appelés à départager onze candidats.

Emmanuel Macron et Marine Le Pen, les deux candidats qualifiés pour le second tour de la présidentielle 2017. JOEL SAGET, Eric FEFERBERG / AFP

Emmanuel Macron et Marine Le Pen, les deux candidats qualifiés pour le second tour de la présidentielle 2017. JOEL SAGET, Eric FEFERBERG / AFP

– Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont qualifiés pour le second tour. 

– La participation est de 77% environ.

– De nombreuses figures de droite et de gauche ont appelé à voter Emmanuel Macron. 

Cet article est régulièrement mis à jour, cliquez ici pour les dernières informations.

23h52 Marine Le Pen dépasse le plus gros score du Front national

L'AFP rapporte qu'avec 6,9 millions de voix, pour l'instant, la candidate frontiste «dépasse le record historique de suffrages du FN».

Ce record datait des élections régionales de 2015, quand le parti avait atteint 6,82 millions de suffrages.

Pour autant, comme le remarque Jean-Laurent Cassely, le Front national «ne réalise pas un score du niveau de ses précédentes performances électorales: Marine Le Pen devrait obtenir un score moindre que les 27% des élections régionales de 2015 et les 25,24% des élections départementales de la même année. Le parti ne réalise pas non plus un score comparable à ses 24,86% aux élections européennes en 2014». 

23h45 Pourquoi les estimations diffèrent-elles des résultats bruts?

Dans son live, Le Monde répond aux interrogations des internautes qui se demandent pourquoi les chiffres du Ministère de l'Intérieur donnent pour l'instant Marine Le Pen devant Emmanuel Macron, quand les projections des instituts de sondage relayés par les médias donnent l'inverse.

«L'explication est simple : les résultats donnés par le ministère de l'intérieur sont "bruts", c'est-à-dire qu'ils ne visent pas à être représentatifs du résultat final, contrairement aux estimations comme celle d'Ipsos-Sopra Steria. En effet, la plupart des grandes villes ne sont pas intégrées pour l'heure dans les résultats officiels, car les bureaux de vote y fermaient plus tard et prennent plus de temps à dépouiller. A Paris, seuls cinq arrondissements sur vingt sont ainsi comptabilisés actuellement.
Or, il est connu que les grandes villes votent moins pour le Front national que la moyenne du territoire.»

Pour autant, cela ne veut pas dire que les résultats prévus par les instituts seront exacts au dixième près, mais comme l'expliquent les Décodeurs, il semble «plus cohérent de tenir compte de ce phénomène plutôt que de livrer des résultats bruts dont on sait qu'ils ne correspondent pas au résultat final». 

23h34 Trois primaires, trois perdants

Ils étaient trois à avoir remporté les primaires de leur parti, souvent à la surprise générale. Mais ni Benoît Hamon, ni François Fillon, ni Yannick Jadot n'ont atteint le second tour. De quoi se demander si ces primaires n'ont pas fait plus de mal que de bien aux partis qui les ont organisés.

«La campagne prouvera que Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, le premier de la classe, ont choisi eu raison de se présenter en homme seul. Sans aucun doute, les grandes perdantes de ce soir sont les primaires.»

23h27 «Sens Commun» ne donne pas de consigne de vote

Si François Fillon n'a pas tardé à annoncer qu'il voterait en faveur d'Emmanuel Macron dans deux semaines, le mouvement conservateur Sens Commun, issu de la Manif Pour Tous, n'a de son côté pas souhaité donner de cosnigne de vote. Dans un entretien accordé à Famille Chrétienne, son président, Christophe Billan explique ne pas vouloir faire de choix entre la candidate du Front national et celui d'En Marche.

«Comment choisir entre le chaos porté par Marine Le Pen et le pourrissement politique d’Emmanuel Macron? [...] Je le répète, les deux options qui sont devant nous m’apparaissent délétères. D’un côté le régime étatiste de Marine Le Pen, de l’autre la déconstruction irréaliste d‘Emmanuel Macron.»

23h15 Le porte-parole d'Angela Merkel souhaite le meilleur à Emmanuel Macron

Le porte-parole de la chancelière allemande s'est exprimé sur Twitter à l'issue du premier tour de la présidentielle française, a remarqué le Wall Street Journal. Steffen Seibert évoque le discours pro-UE et sur «l'économie sociale de marché» du candidat d'En Marche, et lui souhaite le meilleur pour les deux prochaines semaines.

23h09 Jean Lassalle brille dans les Pyrénées-Atlantiques

Le député des Pyrénées-Atlantiques, maire de sa commune de naissance (Lourdios-Ichère) depuis 1977, a réalisé un score de 1,2% au premier tour de l'élection présidentielle. Il devance ainsi Philippe Poutou, François Asselineau, Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade. Surtout, Jean Lassalle réalise un score de 7,55% dans son département où il arrive en sixième position, comme on le voit sur cette cartographie de l'AFP

Sur son compte Twitter, Jean Lassalle a salué ses 500.000 électeurs. 

22h46 Comment ont voté les communes françaises? 

L'Agence France-Presse a publié une carte du vote au premier tour commune par commune. Chaque point de couleur correspond au candidat arrivé en tête par municipalité. Cela ne veut donc pas dire qu'une région a voté majoritairement pour tel ou tel candidat car les petites communes y ont donc la même importance que les grandes villes. Mais on observe que Marine Le Pen arrive en tête pratiquement partout dans l'est et le nord de la France, alors qu'Emmanuel Macron domine géographiquement en Bretagne. 

 

22h22 Macron salue les consignes de vote de Fillon et Hamon

Grand vainqueur du premier tour, Emmanuel Macron est le dernier des quatre premiers candidats à s'être s'exprimer. Accueilli aux cris «Macron président» de ses partisans, il a d'abord salué les appels de François Fillon et Benoît Hamon à voter pour lui. Avec une bonne pincée de lyrisme, il a ensuite remercié ses supporters pour leur soutien: «Vous avez donné vos jours et vous avez donné vos nuits». «Je ne demanderai pas à ceux qui me rejoignent d'où ils viennent, mais s'ils sont d'accord pour un renouveau politique», a t-il ajouté en se positionnant clairement à l'opposé du discours de Marine Le Pen. 

Un sondage réalisé par l'Ifop vendredi 21 avril avait mesuré pour qui les électeurs qui affirmaient vouloir voter pour Fillon, Le Pen, Macron et Mélenchon au premier tour, envisageaient de donner leur voix au second tour. On observe sur le graphique ci-dessous qu'une grande majorité des partisans de Mélenchon déclarait vouloir voter pour Macron au deuxième tour, alors que l'électorat de Fillon était assez partagé entre l'abstention, et les candidats d'En Marche! et du Front national. 

22h00 Jean-Luc Mélenchon refuse les résultats actuels et ne se prononce pas sur le second tour

Après une déclaration sur Facebook, où il expliquait refuser les résultats qui lui attribuaient 19,3% des voix, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole depuis son QG pour réitérer ses propos. «En toute hypothèse, ce ne sera pas celui qui a été annoncé qui sera le bon. En effet, le ministère de l’intérieur a réservé sa déclaration jusqu’à ce soir minuit. Bien sûr, d’ici là, médiacrates et oligarques jubilent.» Il a également critiqué les deux candidats qualifiés pour le second tour qui, selon lui, «approuvent et veulent prolonger les institutions actuelles» et a décidé, en ce qui concerne sa stratégie pour le second tour, de s'en remettre à la base de son mouvement: «Je n’ai reçu aucun mandat des 450.000 personnes qui ont décidé de présenter ma candidature pour m’exprimer à leur place sur la suite. Elles seront donc appelées à se présenter sur la plateforme et le résultat de leur expression sera rendu public.»

21h22 Que faisait François Hollande à 20h00? 

Si l'on en croit la dessinatrice Louison, qui suit François Hollande dans le cadre d'une bande-dessinée, le président regardait les résultats sur TF1, qui donnait Macron et Le Pen à égalité avec 23%. Il devrait très vite donné son choix pour le second tour, qu'on imagine sans peine être un soutien à son ancien ministre.

 

21h06 Marine Le Pen propose «l'alternance, la vraie»

Avec 21,9% des voix, la candidate du Front National affrontera Emmanuel Macron au second tour. Celle qui se présentera comme la candidate de la lutte contre la «mondialisation» a pris la parole pour appeler ses soutiens à choisir «l'alternance, la vraie» contre ce qu'elle appelle le «système»:

«Mes chers compatriotes, vous m’avez portée au second tour de l’élection présidentielle, j’en mesure l’honneur avec humilité et reconnaissance. Je voudrais vous exprimer ma plus profonde gratitude. [...] Le système a cherché par tous les moyens à étouffer le grand débat politique qu’aurait dû être cette élection. Ce grand débat va maintenant avoir lieu. Les Français doivent saisir cette opportunité unique, la mondialisation sauvage met en danger notre civilisation. [...] C’est le choix de l'alternance, la vraie, je vous propose la grande alternance, l’alternance fondamentale, qui mettra en place d’autres visages au pouvoir.»

 

20h45 François Fillon appelle ses électeurs à voter contre le Front national 

Le candidat du parti Les Républicains, qui a récolté environ 19,5% des voix, a pris la parole pour appeler à voter contre l'extrême-droite:

«Les obstacles mis sur ma route étaient trop nombreux, trop cruels. La vérité de cette élection sera écrite. J’assume, cette défaite est la mienne, c’est à moi et moi seul de la porter. [...] Il faut choisir ce qui est préférable pour notre pays. L’abstention n’est pas dans mes gênes, surtout lorsqu’un parti extrémiste s’approche du pouvoir.  Le FN est connu pour sa violence et son intolérance, son programme mènerait notre pays à la faillite, au chaos européen. L'extrémisme ne peut qu’apporter malheurs et divisions à la France. Il n’y a pas d’autre choix que de voter contre l’extrême droite. Je voterai en faveur d'Emmanuel Macron.»

Plusieurs membres du parti Les Républicains (Alain Juppé, Laurent Wauquiez, François Baroin, Jean-Pierre Raffarin et Christian Estrosi) ont également appelé à voter pour Emmanuel Macron.

 

20h15 Benoît Hamon va voter Emmanuel Macron

Le candidat du PS, qui recueille 6,2 % des voix selon les premières estimations, a très rapidement pris la parole pour appeler ses électeurs à voter Emmanuel Macron au second tour: 

«La gauche n’est pas morte, je sais que vous n’attendez pas une recomposition d’appareil, les arrangements d’un vieux monde politicien. Vous me l’avez dit, vous attendez une renaissance. Ce soir elle est douloureuse, demain elle sera féconde. Je ne vous la promets pas, je vous la demande. Mais avant cela, il nous faut être à la hauteur du moment. J’appelle donc à battre le plus fortement possible le Front national, à battre l’extrême droite en votant pour Emmanuel Macron, même si celui-ci n’appartient pas à la gauche et n’a pas vocation à la représenter demain.»

 L'ancien Premier ministre Manuel Valls, le ministre des Affaire étrangères Jean-Marc Ayrault, le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis et Yannick Jadot (écologiste), Pierre Laurent (PCF), ont pris la même initiative.

 

20h00 Macron en tête, Le Pen seconde, selon les premières estimations

Après une longue journée de vote et une participation d'environ 77%, les premiers chiffres tant attendus sont tombés. Selon Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France et Le Monde, Emmanuel Macron (23,7 %) se qualifie pour le second tour avec Marine Le Pen (21,7%).

 

 

19h30 : 23% d'abstention, selon des estimations Ipsos/Sopra Steria

Ipsos et Sopra Steria ont livré leurs premières estimations de la participation à ce premier tour de l'élection présidentielle. À 19h20, les instituts de sondages ont évalué la participation à 77% et l'abstention à 23%.

19h20 : 17 000 inscrits radiés des listes électorales à Strasbourg

Selon France 3 Alsace, 17 000 Strasbourgeois inscrits sur les listes électorales en ont été radiés. Seuls quelques-uns ont pu voter au premier tour de cette élection présidentielle après s'être présentés au Tribunal de grande instance.

18h30 : Les taux de participation par département

Selon les départements, les taux de participation à 17 heures varient entre 60 et presque 78%. En tête, on retrouve l’Aveyron avec 77,89% (c'est 0,5 point de moins qu'il y a cinq ans), la Haute-Garonne (76,89%) le Cantal (76,62%), les Côtes-d’Armor (76,31%) et le Puy-de-Dôme (76,1%). De l'autre côté, la Corse-du-Sud, les Ardennes et la Seine-Saint-Denis atteignent un taux de participation allant de 60,13% à 61% de participation. Il est intéressant de noter que la Seine-Saint-Denis (61%) gagne un point par rapport à 2012. 

Dans le fief de François Fillon, la Sarthe, la participation est en forte baisse par rapport à 2012, atteignant 71,05%, contre 76,66% en 2012 et 75,26% en 2007.

17h30 : Premières estimations de la participation à 20 heures 

Ifop-Fiducial, pour Paris Match, CNews et Sud Radio, a livré son estimation de la participation finale à l'heure de fermeture des bureaux de vote: 81%. De son côté, Harris Interactive et M6 estiment la participation à l'issue du scrutin à 78,5%.  Elle devrait atteindre 78%, selon une estimation Ipsos-Sopra Steria pour Radio France, France Télévisions, LCP/Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde. Selon ces différentes estimations, l'abstention concernerait entre 19% et 22% des électeurs, alors qu'ils étaient 20,52% en 2012, «seulement» 16,22% en 2007 et 28,40% en 2002 lorsque Jean-Marie Le Pen est passé au second tour. 

 

 

 

17h Une participation en légère baisse par rapport à 2012, mais qui battra largement celle de 2002

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, la participation s'élevait à 69,42% à 17h en métropole, en baisse d'un point par rapport à 2012, où elle s'était élevée au final à 79,48% –rappelons cependant que cette année, beaucoup de bureaux de vote resteront ouverts une heure de plus, puisqu'aucun bureau de vote ne fermera avant 19h. Le 21 avril 2002, lors d'un premier tour marqué par une très forte abstention dont on a craint la répétition cette année, la participation s'élevait à 58,45% à 17h et 71,60% au final. Un chiffre final qui devrait donc être très largement battu.

16h30 Une mise en garde de la commission des sondages

La commission des sondages vient de publier un communiqué consécutif à la publication ces derniers jours et heures, dans la presse étrangère, d'estimations non sourcées:

«Ayant pris connaissance de la diffusion des résultats d'un sondage relatif au premier tour de l'élection présidentielle qui aurait été réalisé après l'attentat du jeudi 20 avril et qui serait attribué à un institut francais qui n'est pas cité, la commission des sondages a obtenu des huit principaux instituts de sondages français (BVA, Elabe, Harris Interactive, Kantar-TNS-Sofres, Ifop, Ipsos, Odoxa, Opinionway) l'assurance qu'ils n'étaient pas les auteurs d'études ayant conduit à établir les données chiffrées publiées.

 

Dans ces conditions, la commission des sondages appelle l'attention des électeurs français sur le fait qu'en l'état toute information relative à ce prétendu sondage doit être considérée comme une rumeur dépourvue de tout fondement.»

16h15 Trump trouve la présidentielle française «très intéressante»

On ne sait pas si vous profitez bien de votre dimanche électoral, mais en tout cas, Donald Trump aime beaucoup nous regarder voter, lui.

15h15 «Alors, on est au second tour?»: comment le destin d'un candidat bascule

Entre 19h et 20h, le destin de quatre hommes et femmes va basculer: deux seront qualifiés pour le second tour, deux éliminés. Parfois, comme c'était le cas en 2007 et 2012, l'écart entre le deuxième et le troisième est substantiel (sept points environ à chaque fois). Parfois, il est plus resserré et la soirée commence par une crise d'angoisse. En 1995, par exemple, Lionel Jospin sort à la surprise générale en tête et l'écart s'annonce mince entre Jacques Chirac et Édouard Balladur, racontait le journaliste Christophe Barbier dans son livre La Comédie des orphelins:

«À 20 heures, c'est la douche froide. Les premières estimations sont désastreuses, Chirac, distancé par Jospin, n'a que 0,2% d'avance sur Balladur. [...] Juppé envoie Saint-Sernin [le responsable des sondages de la campagne, ndlr] s'expliquer avec Chirac. “Monsieur le Premier ministre...” Jacques Chirac ne lève pas les yeux: “Alors, on est au second tour?” Saint-Sernin a une seconde pour réfléchir, et aucun droit à l'erreur: “Je faisais dans mon froc, se souvient-il. J'ai compté sur Paris et les Dom-Tom, et j'ai répondu “Oui”.»

En 2002, Jacques Chirac sort cette fois en tête. Lionel Jospin est étonné de ne pas avoir été appelé par son équipe quand il arrive, un peu après 19h, à L'Atelier, le QG de campagne du PS. Dans le bureau, les mines des «éléphants» du parti sont sombres. Gérard Le Gall, le spécialiste des sondages du PS, se jette à l'eau:

«Lionel, Le Pen est devant toi.»

À la même heure, Dominique de Villepin donne la même information à Jacques Chirac, qui n'y croit pas. Il faudra que le futur Premier ministre revienne à la charge pour que le président sortant se rende à la réalité.

14h40 La photo qui résume peut-être le mieux ce qu'est une élection

Les enfants regardent ce que les adultes choisissent pour leur avenir. Un bon résumé de l'élection que cette photo twittée par l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti, non?

14h10 Un peu de lecture pour tuer le temps en attendant les résultats

Encore près de six heures à patienter avant les résultats! Pour tuer le temps, voici un peu de lecture avec quelques articles sur le scrutin publiés ce week-end sur Slate:

On a expliqué notre présidentielle à un journaliste américain
Les vacances et la météo ont-elles un impact sur la présidentielle?
Nous sommes devenus électeurs avant de voter
Les candidats sont devenus de la chair à LOL pour l’industrie du buzz
On a lu toutes les professions de foi de la Ve République
On a regardé les derniers meetings des candidats, voilà ce qu'on peut en retenir
Paroles d'indécis: «J'hésite entre Mélenchon, Fillon et Macron»

13h40 «Comment la Russie a hacké l'élection française»

Le site Politico consacre un intéressant texte, signé Laura Daniels, une chercheuse de l'Ifri, à la façon dont la Russie «a hacké la présidentielle». Pas hacké au sens technique du terme, mais au sens idéologique: «Trois des quatre candidats en tête des sondages encouragent des relations amicales avec Moscou et, sur le sujet, il est difficile de considérer Emmanuel Macron comme un faucon.»

12h40 100% des candidats ont voté avant midi

Jean-Luc Mélenchon a été le dernier candidat à voter, en milieu de journée, dans le Xe arrondissement de Paris. Un vote qui amène donc le taux de participation des candidats à cette présidentielle à un éclatant 100%. Sans attendre 20 heures, voici notre estimation exclusive des résultats de leur vote.

Nathalie Arthaud 9,09% François Asselineau 9,09% Jacques Cheminade 9,09% Nicolas Dupont-Aignan 9,09% François Fillon 9,09% Benoît Hamon 9,09% Jean Lassalle 9,09% Marine Le Pen 9,09% Emmanuel Macron 9,09% Jean-Luc Mélenchon 9,09% Philippe Poutou 9,09%

Il appartiendra aux quelque 46.999.989 électeurs restants de les départager.

12h La participation à midi dans la lignée de celle de 2012 et largement supérieure à celle du 21 avril 2002

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, la participation se monte à 28,54% à midi en France métropolitaine. Un chiffre quasiment identique à celui de 2012, où il était de 28,29%. S'il faut se garder de tirer des conclusions définitives de ce chiffre, celui de la participation à 17h étant plus probant, il ne correspond en tout cas pas pour l'instant à la tendance d'une abstention record, puisqu'il est supérieur de 7 points à celui du 21 avril 2002.

11h40 Il n'y aura pas de sondages «sortie des urnes» aujourd'hui

Comme à chaque élection majeure, on entend beaucoup parler d'hypothétiques «sondages sortie des urnes» dont les résultats filtreraient en fin de journée dans les médias étrangers. Comme l'explique Emmanuel Rivière, directeur général France de Kantar Public, il s'agit d'un abus de langage. Aucun institut ne réalise ce dimanche de sondage sortie des urnes, c'est à dire de sondage mené à la sortie des bureaux de vote auprès des électeurs; en revanche, certains mènent des enquêtes «jour du vote», c'est à dire des sondages classiques en ligne auprès des électeurs, qui permettent notamment d'analyser les résultats en termes d'âge, de CSP... D'éventuels chiffres qui circuleraient avant 20h seraient donc, soit tout simplement inventés, soit tirés de ces enquêtes. Les estimations publiées à 20h, et qui pourraient filtrer un peu avant, sont elles calculées par les instituts à partir d'un échantillon de bureaux tests extrapolés à la France entière.

11h15 Le Pen et Macron ont voté dans le Pas-de-Calais

Coïncidence: les deux favoris, au vu des sondages, du scrutin, qui ont accompli leur devoir électoral dans la matinée, votent dans le même département, le Pas-de-Calais. Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, où elle était arrivée en tête en 2012 avec plus de 35% des voix et avait recueilli près de 60% aux régionales 2015, la mairie ayant entretemps été conquise par le FN. Et Emmanuel Macron au Touquet-Paris-Plage, chic station balnéaire où Nicolas Sarkozy dépassait les 60% des voix dès le premier tour il y a cinq ans.

10h50 Voici le véritable vote utile

À l'occasion du premier tour, on parle beaucoup de vote utile, mais c'est quoi, au juste? La réponse avec ce DataYolo, dont nous avons puisé l'inspiration dans ce tweet de @KLeM.

10h30 Les appels au vote se multiplient sur les réseaux

Des anonymes ou des personnalités, comme le médecin, ancien chercheur en génétique et président d'université Axel Kahn appellent à voter en masse sur les réseaux sociaux

J'ai voté ce matin à Trappes pic.twitter.com/7eVHWPwnmm

— Benoît Hamon (@benoithamon) April 23, 2017

Après avoir été annoncée très haute ces dernières semaines, l'abstention semblait s'infléchir en toute fin de campagne. «On s'attend plutôt à une fourchette basse», a confié Céline Braconnier, directrice de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye et spécialiste de l'abstention, à L'Express. «Le propre d'une campagne présidentielle est de monter en intensité à mesure que l'on se rapproche du jour J.» 

10h Les Français de l'étranger se mobilisent

À l'étranger, différents correspondants de journaux français notent des files d'attente importantes, car la densité de bureaux de vote est évidemment moins grande qu'en métropole.

9h10 Dupont-Aignan et Arthaud, premiers candidats à voter

Les candidats à la présidentielle votent le plus souvent le matin (pour donner l'exemple?) et aujourd'hui, c'est Nicolas Dupont-Aignan qui s'y est collé le premier à Yerres (Essonne), la ville dont il est maire depuis 1995. Une ville où il était arrivé en tête, de justesse, au premier tour en 2012, avec près de 25% des voix.

La candidate LO Nathalie Arthaud a suivi peu après à Pantin.

8h50 Aura-t-on les noms des deux qualifiés à 20 heures?

Traditionnellement, le soir du premier tour, les noms des deux qualifiés sont annoncés à 20 heures, heure légale. Cette année, la fermeture une heure plus tard que d'habitude des bureaux de vote complique les choses pour les instituts de sondages, qui travaillent sur les premières centaines de bulletins dépouillés dans des bureaux de vote tests répartis sur tout le territoire. Face à ce timing extrêmement contraint, et de manière plus générale au paysage extrêmement serré du premier tour, il n'est pas exclu que les médias optent pour la prudence et ne donnent qu'un qualifié, voire aucun, à 20 heures pile...

8h30 Les plans des quatre favoris pour le second tour

Le Journal du Dimanche nous en dit plus sur la stratégie des quatre favoris du premier tour en cas de qualification pour le second. Du côté de Jean-Luc Mélenchon, on prévoit une «grande marche», mais pas beaucoup de meetings. Chez François Fillon, quatre ou cinq meetings. Enfin, du côté de chez Emmanuel Macron et Marine Le Pen, on prévoit de plancher sur des ralliements venus de la droite en cas d'affrontement mutuel.

8h Les bureaux de vote ont ouvert en métropole

Les 66.546 bureaux de vote de métropole viennent d'ouvrir pour un premier tour à haute tension, que les sondages de la dernière semaine ont annoncé comme extrêmement serré. Ils fermeront à 19h ou 20h selon les communes.

En attendant les premières estimations à 20 heures, le chiffre de la participation sera scruté de près: jusqu'ici, le taux le plus faible pour un premier tour a été atteint le 21 avril 2002 avec 71,60%, pour un scrutin qui avait vu la qualification-surprise de Jean-Marie Le Pen aux dépens de Lionel Jospin. Les chiffres partiels de la participation pour la métropole que le ministère de l'Intérieur annoncera à midi et 17h devraient indiquer une tendance, sachant que les bureaux de vote ouvrent cette année une heure de plus en fin de journée dans les petites et moyennes communes.

Les bureaux de vote prêts à ouvrir en métropole

Bienvenue sur ce live! Vous êtes 47 millions d'électeurs à être convoqués, samedi 22 et dimanche 23 avril, pour départager onze candidats à l'occasion du premier tour de l'élection présidentielle. Les bureaux de vote ont progressivement ouvert, samedi et dimanche matin, à l'étranger et dans la France d'outre-mer, successivement à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Guyane, dans les Antilles françaises, en Polynésie, à Wallis-et-Futuna, en Nouvelle-Calédonie, à la Réunion et à Mayotte. Ils ouvriront à 8 heures en métropole et fermeront à 19 heures (et non plus 18 heures comme c'était le cas auparavant) ou 20 heures pour les grandes villes, heures à laquelle seront publiées les premières estimations des instituts de sondage, basées sur le début du dépouillement.

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