Jean-Marie Colombani: Sarkozy, l'écologiste (MàJ)
Le chef de l'Etat commence à préparer la séquence 2010-2012.
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Nicolas Sarkozy a reconnu mercredi 16 décembre qu’il n’avait pas toujours eu la fibre écologique. «J’ai changé», a expliqué le président français. Lors d'une interview accordée à Canal +, il a affiché sa détermination avant de s’envoler pour Copenhague où il doit participer au sommet de l’ONU sur le climat.
Tandis que les négociations semblent se durcir, Nicolas Sarkozy a dévoilé son plan de bataille. En première ligne l’Europe, «la France et le Royaume Uni, l’Allemagne aussi», a précisé le chef de l’Etat. Mais selon lui, pour l'emporter, il faut aussi «que l’Europe ait à ses côtés l’Afrique». Le président français a aussi dit compter sur le soutien des Etats-Unis, même s’il a reconnu que Barack Obama manquait d'appuis dans son propre pays. «Je vais à Copenhague avec le souci qu’on ait un succès. Je n’envisage pas un échec parce qu’un échec serait catastrophique. On va batailler chaque minute», a insisté Nicolas Sarkozy.
Au passage, le président français a rejeté les critiques autour de son propre bilan carbone. «Je ne dis pas qu’il faut arrêter la croissance, je dis qu’il faut une croissance durable», a-t-il expliqué, se démarquant des Verts qui prônent, selon lui, la décroissance.
Nicolas Sarkozy a défendu le débat «particulièrement noble» sur l’identité nationale. «Est-ce que c’est moi qui invente la ghettoïsation dans certains quartiers, la montée de la violence dans d’autres, l’absence de diversité dans les élites françaises?», s’est interrogé le président de la République.
Le Sommet de Copenhague tout comme le Grand emprunt aideront-ils Nicolas Sarkozy à sortir de sa mauvaise passe? Le Président de la République s'est installé depuis deux bons mois maintenant — pratiquement depuis l'annonce de l'instauration d'une taxe carbone — dans une posture défensive, dans un contexte où la confiance lui est refusée par presque deux Français sur trois. Et pour la première fois, depuis qu'elle est installée aux commandes du PS, Martine Aubry semble avoir trouvé le bon slogan pour mobiliser autour de la gauche en vue des régionales: elle oppose en effet aux trois «I» présidentiels — Immigration, Insécurité, Identité nationale — les trois «E» que les socialistes veulent mettre en avant: Emploi, Education, Ecologie.
Martine Aubry en phase avec les aspirations du pays, c'est une nouveauté: l'emploi est redevenu une obsession et la préoccupation absolue pour un pays traumatisé par tant d'années de chômage de masse; l'éducation est un sujet d'inquiétude constant et d'insatisfaction permanente; l'écologie s'inscrit de plus en plus dans les préoccupations concrètes et immédiates des Français.
Pour prendre la mesure des difficultés de Nicolas Sarkozy et de sa capacité à les résoudre, il faut regarder le paysage sous trois angles: l'action, la fonction, l'organisation.
L'action? Il est classique en France de voir un président, sinon désavoué, du moins tenu à distance par les Français après plus de deux ans de pouvoir. Qui plus est, dans une situation de crise particulièrement difficile, marquée, comme l'a reconnu Nicolas Sarkozy, par la constante augmentation du chômage. «La situation reste très difficile pour nos concitoyens. Les destructions d'emplois se poursuivent», a-t-il constaté.
A cette aune-là, le président devrait pouvoir retrouver un meilleur lien avec le pays dès lors que le chômage commencerait de reculer; ne serait-ce que parce que le lien pourrait être fait alors entre une politique anti-crise et ses résultats concrets dans le recul du chômage. Nous n'en sommes pas là certes! mais les perspectives de reprise, combinées à une situation démographique inédite, qui dans tout le courant de l'année 2010 va conduire une bonne partie de la génération du baby boom à faire valoir ses droits à la retraite, laissent espérer, à partir de 2011, une meilleure maîtrise de la situation de l'emploi.
Du point de vue de l'action d'ailleurs, la journée du 14 décembre était tout bénéfice: pour la première fois, Nicolas Sarkozy n'avait, en veux-tu en voilà, que des bonnes nouvelles à annoncer, à travers des investissements tournés vers l'avenir.
Mais si l'on regarde la fonction, plus précisément la façon dont elle est exercée, le déficit devrait être plus difficile et plus lent à combler. Nicolas Sarkozy, en effet, se flatte d'avoir fait éclater les codes de la fonction présidentielle, d'exercer celle-ci en rupture avec celle de ces prédécesseurs. Côté face, un style plus direct en effet, un langage et une attitude plus conformes à une présidence de proximité.
Coté pile, en revanche, l'idée énoncée par Nicolas Sarkozy que, même si les Français désapprouvent, il leur faudra se faire à sa façon d'exercer et de monopoliser le pouvoir. C'est là précisément que le bât blesse: les Français ont aussi élu Nicolas Sarkozy pour qu'il entre dans le costume et non qu'il change ledit costume. Sans doute le chef de l'Etat a-t-il conscience de ce hiatus qui devrait le conduire à rassurer, et non à inquiéter, dans une période particulièrement anxiogène.
En tous cas, à l'occasion du lancement de l'emprunt, deux inflexions sont à noter. La première est le recours à la conférence de presse, mode de communication tellement plus démocratique que les entretiens sur mesure et compassés à la télévision. La seconde réside dans les allusions constantes faites par Nicolas Sarkozy, au long de son exposé et de ses réponses, à l'action et au concours du Premier ministre, de Christine Lagarde et Eric Woerth, et plus généralement du gouvernement.
Qui plus est, en présentant un dispositif conforme aux recommandations des experts qu'ont été, en cette matière, Alain Juppé et Michel Rocard, deux anciens Premiers ministres, l'un chiraquien, l'autre socialiste. Mais il faudra plus d'une conférence de presse, plus d'une inflexion pour surmonter le doute qui s'est de nouveau installé dans l'opinion sur le mode d'exercice par le président de sa fonction.
Reste l'organisation politique mise en place par Nicolas Sarkozy pour sa traversée du quinquennat et peut-être demain — malgré le souhait de son épouse Carla d'un seul mandat pour lui — pour un nouveau rendez-vous avec les Français en 2012. Cette organisation consiste à sécuriser autour de lui le territoire de la droite, de toutes les droites; et à déstabiliser celui de la gauche. A ce stade, Nicolas Sarkozy a excellemment maîtrisé l'exercice.
Ce qui fait la grande différence avec ses prédécesseurs: Valéry Giscard d'Estaing n'a pas survécu à la coupure en deux de la droite, entre centristes et gaullistes; Jacques Chirac, sur son seul nom, ne rassemblait péniblement au premier tour qu'entre 18 et 19%; Nicolas Sarkozy, jusqu'à présent, comme les élections européennes l'ont confirmé, peut compter sur la fidélité de tout son électorat. Il ne faut pas chercher d'autre explication au lancement de ce fameux débat sur l'identité nationale, comme il n'y a pas d'autre explication aux relances régulières du thème de la sécurité et à l'insistance avec laquelle le bouclier fiscal est sacralisé.
Pourtant, sur ce chapitre, de sérieuses fissures ont commencé d'apparaître. A travers, notamment, la mauvaise humeur des parlementaires dont le dernier épisode spectaculaire est le vote hostile du Sénat au redécoupage des circonscriptions législatives. Dans une assemblée, le Sénat, où la majorité n'est plus acquise, la défection de quelques voix centristes crée une situation inédite. Mais, auparavant, il y avait eu les protestations d'Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin sur la suppression de la taxe professionnelle, et, plus récemment, celle de ceux qui doutent — Jean-Pierre Raffarin notamment — de la pertinence du débat sur l'identité nationale et de son impact à l'endroit d'un certain nombre de nos compatriotes, notamment ceux qui sont de confession musulmane.
Dispersion
Un autre test de cette prise de distance d'une partie de la droite avec Nicolas Sarkozy réside dans le succès de la démarche d'un Jean-François Copé, à travers les réunions qu'il organise autour de son futur club présidentiel, Génération France. Les élections régionales permettront de mesurer en tous cas la solidité, autour de l'UMP, de l'électorat de Nicolas Sarkozy et de sa capacité à éviter toute résurgence de l'extrême droite.
Vis-à-vis de la gauche, dont la dispersion et la faible crédibilité sont pour le moment les principaux atouts de Nicolas Sarkozy, la stratégie est simple: distraire une partie de l'électorat des Verts, et démoraliser l'électorat resté fidèle au PS. Il n'a échappé à personne que, grâce notamment au sommet de Copenhague, lequel vient après le Grenelle de l'environnement, et le gage donné aux écologistes à travers la taxe carbone, le président veut apparaître comme le premier des écolos. Et qu'il fera tout pour faire monter le vote Vert, comme naguère François Mitterrand s'était employé à encourager — plus discrètement il est vrai — le vote Front national.
A la condition bien sûr, qu'aux dégâts causés au premier tour par la montée des Verts aux dépens du PS puisse s'ajouter un minimum de transferts de l'électorat Vert en direction de l'UMP, ou de Nicolas Sarkozy lui-même. Car la stratégie de ce dernier, visant à verrouiller le territoire des droites, a certes pour avantage de faire très bonne figure au premier tour; mais elle a aussi pour désavantage d'être en panne de réserve de voix pour le deuxième tour. Ces réserves, très clairement, Nicolas Sarkozy compte les trouver dans la montée d'un vote écolo.
Les régionales, test présidentiel
Quant à l'électorat resté fidèle aux socialistes, c'est sa constante déstabilisation qui est recherchée à travers les diverses opérations d'ouverture ; même si celles-ci sont, pour l'heure, mises sous le boisseau, il y a donc fort à parier qu'elles resurgiront.
Tout cela n'interdit pas évidemment à l'opposition de régler ses problèmes, de trouver les bons slogans, le bon leader et les bons alliés. Car, pour le moment, si l'on se base sur les élections européennes et si l'on ajoute aux voix de gauche celles du Modem, cela donne une majorité partout. C'est probablement sur la base de ce constat que Martine Aubry a cru pouvoir annoncer que, non seulement la gauche conserverait ses 20 régions, mais qu'elle pourrait y ajouter les deux qui manquent, l'Alsace et la Corse.
En tous cas, n'en doutons pas, les élections régionales seront le premier et le seul test grandeur nature pour le chef de l'Etat comme pour ses opposants, avant la bataille présidentielle. Toute chose égale par ailleurs: la grande crainte de Nicolas Sarkozy, pour l'heure sa grande satisfaction, réside, comme toujours en France, dans le climat social. Tant qu'il reste ce qu'il est, c'est-à-dire globalement calme, cela lui donne le temps de reconstruire une confiance plus large autour de lui. Mais, s'il advenait que tel ou tel mouvement cristallise autour de lui de plus larges fractions du corps social, il en irait tout autrement.
Jean-Marie Colombani
Lire également sur le même sujet: La mauvaise gouvernance mine le Sarkozysme et La France sort de l'histoire.
Image de une: conférence de presse de Nicolas Sarkozy, le 14 décembre 2009. Philippe Wojazer / Reuters
Mis à jour le 17/12/2009 à 8h24










































Analyse politicienne complète. Sarko a dit hier "qui aurait fait mieux que moi ?". Quand, grâce aux pouvoirs de la fonction, on fait le vide à droite et à gauche, c'est un peu facile. Moi je lui aurais demandé "qui aurait fait plus mal que toi ?". Car je reste persuadé qu'il n'a vraiment pas fait grand chose pour nous aider dans cette crise. Sarko reste en outre menacé par une hausse probable du FN, les électeurs ne se satisfaisant pas de la copie Sarkozyenne sur la sécurité. Contrairement à ce que dit M. Colombani, Sarko n'est pas assuré des 30% au premier tour.
Monsieur Colombani,
Où prenez-vous que deux Français sur trois ne font plus confiance à Nicolas Sarkozy ? Dans un sondage, sans doute. Seriez-vous une des dernières personnes sensées en France à encore ajouter foi aux sondages ?
Seriez-vous prêt à écrire, qu'aux prochaines élections présidentielles, deux Français sur trois voteraient contre Nicolas Sarkozy ? Evidemment non !
Vous nous dites que les prochaines élections régionales seront un test grandeur nature avant les présidentielles.
Je ne crois pas qu'on puisse comparer les deux élections, car si c'était le cas, les socialistes, qui ont gagné 20 régions sur 22 aux dernières régionales, auraient dû voir madame Royal élue présidente de la République, et cela n'a échappé à personne que cela n'avait pas été le cas.
Vous nous présentez madame Aubry comme représentant l'avenir, alors que pour beaucoup de Français elle reste "la dame des 35 heures", qualifiées par Jospin lui-même "d'erreur économique". Les 35 heures, qui ont coûté, d'après les pages roses du Figaro de ce jour, 15 milliards par an depuis 2002 au budget de la nation, sans pour autant créer d'emplois puisque les 350 000 emplois créés entre 1997 et 2002 sont attribués à la croissance et non aux 35 heures par l'institut de recherche COE-Rexecode.
Pour le reste vous reprochez au Président de la République sa manière d'être, sa manière d'occuper la fonction et ses différentes options politiques, qui c'est vrai, surtout en cette période de crise ne pourront pas toutes être couronnées de succès. Cependant, je considère, qu'à mi-mandat il est trop tôt pour en juger
Il faudra que tout le monde attende la fin du mandat et d'ici là il faudra patienter au lieu de faire croire que tout pourrait changer très vite "s'il advenait que tel ou tel mouvement (lequel ?) cristallise autour de lui les plus larges fractions du corps social." (Lesquelles ?)
Effectivement, Nicolas Sarkozy va devoir tenter de se relancer à mi-mandat.
Il faut dire que pour le moment le bilan n'est pas glorieux.
La dette publique a bondi à 85% du PIB. Certes la crise est passée par là. Mais Sarkozy a poursuivi la politique irresponsable de baisse d'impôts menée depuis 2002, qui rappelons-le a été de 30 milliards dont 20 bénéficiant aux plus hauts revenus. Parallèlement le déficit de la sécurité sociale est de 31 milliards en 2010 et pour l'instant ce sujet ne semble pas préoccuper le gouvernement, qui se contente de quelques mesures cosmétiques (surtout, ne pas déplaire à ses électeurs, comme les médecins libéraux...).
Cette situation n'est pas due seulement à la crise car elle cache des déficits structurels lourds, auxquels la politique de Nicolas Sarkozy ne s'attaque pas. Alors qu'elle ne recule pas devant des dépenses coûteuses et inutiles lorsqu'elles sont rentables électoralement : exemple de la TVA sur la restauration, 3 milliards par an. Du chiraquisme pur.
Quand on considère les grands problèmes du pays - et d'abord celui de la croissance potentielle et du chômage - on constate que pas grand chose n'a été fait. Le RSA contribuera certes (mais insuffisamment) à lutter contre la pauvreté, mais ce n'est pas cette mesure qui réduira le chômage. La grande réforme du marché du travail promise au début du mandat s'est avérée une réformette sans aucun impact. Rappelons que Nicolas Sarkozy a été élu sur la promesse de ramener le chômage à moins de 5%. Si on dépasse aujourd'hui les 10% et si ce niveau a des chances de rester très élevé en France même lorsque la croissance repartira, ce ne sera pas seulement à cause de la crise.
Quant aux investissements d'avenir pour rehausser la croissance de long terme, le rapport Juppé-Rocard, très instructif sur ce point, nous révèle le retard considérable qui a été pris par la France dans ce domaine, y compris au cours des 2 dernières années : il manque 20 à 40 milliards d'euros par an pour égaler les meilleures performances des pays développés ! Résultat de ce réveil tardif : un "grand emprunt" qui a le mérite d'exister mais qui sera une goutte d'eau dans un déficit massif. Alors qu'il aurait fallu augmenter certaines dépenses publiques tout en en réduisant d'autres (et augmenter la fiscalité pour faire face à l'endettement).
S'il continue sur cette lancée, le bilan de Nicolas Sarkozy sera : croissance molle, retour du chômage de masse, déficits et dette écrasants qui rendront la tâche de n'importe quel gouvernement suivant quasi-insurmontable. Dans ces conditions peut être a-t-il intérêt à suivre le conseil de Carla.
M. Colombani votre analyse me semble incomplète car une partie de l'électorat de M. Sarkozy n' avait jamais exprimé leur choix avant 2007.
Je me suis inscrit comme d'autres sur les listes électorales en 2006 avec enfin, un espoir que notre pays pense économie libérale sans laisser personne sur le bord de la route, promesse du Président encore une non tenue.
Une économie libérale basée sur la moralité, mise en place par une équipe politique claire, professionnelle
qui sache gérer les finances publiques.
Oui la crise ne pouvait en aucun cas facilité cette tâche mais au moins la moralité, l'honnêté, le savoir faire devaient être gardés.
A la place d'abord du blingbling, puis du people, puis des lois vides de contenus, des taxes en veux-tu en voilà, une mauvaise gestion des finances publiques, des ministres choisis pour leur allégeance faute de compétence,une hystérie médiatique être sur tous les sujets sur tous les écrans sur toutes les radios et enfin faire les yeux doux à l'extrème droite,le bilan un seul mot FIASCO.
Alors ces électeurs trompés sont aussi pour l'avenir du Président et de l'UMP un " manque" à gagner non négligeable.
Oui pour un vote sanction au régionale car M. Sarkozy a souhaité les "nationaliser"
Il serait intéressant peut-être pour un journaliste de cerner le poids de ces déçus qui considérent que l'emballage était plus beau que le contenu.
Si pour le Président, l'écologie n'est qu'une affaire de voix pour 2012 et un moyen de justifier des taxes,
Copenhague n’est qu’une histoire de gros sous, de luttes d'influences et pas de réchauffement climatique :
Quand je lis sur un journal anglais respecté et respectable :
“Les nations africaines ont réduit leurs demandes d’indemnisation par les pays riches de l’impact du changement climatique et a proposé un compromis qui pourrait déboucher sur un accord historique au sommet de Copenhague.
Meles Zenawi, le Premier Ministre de l’Éthiopie et porte-parole pour le groupe de l’Union africaine de 52 pays, a déclaré qu’ils seraient disposés à accepter un fonds pour le climat global de 100 milliards de dollars (61 milliards de livres) par an d’ici 2020. Les pays africains avaient exigé jusqu’à 400 milliards de dollars en échange de leur signature sur un nouveau traité sur le changement climatique.
Le compromis a été négocié par Lord Stern de Brentford, l’économiste de premier plan sur le changement climatique, qui a conseillé les délégations éthiopienne et de la Colombie à Copenhague. Le différend sur l’argent a éclipsé la conférence et la proposition de l’Éthiopie est le premier qui s’inscrit dans la fourchette de chances d’être acceptée par les pays développés.
Gordon Brown avait proposé 100 milliards de dollars par an et l’Union européenne avait soumis un montant similaire. Le Président Obama serait prêt à confirmer dans son discours de demain que les Etats-Unis vont payer leur part. …………..…………. Lord Stern a déclaré: “C’est une avancée majeure. Les pays riches doivent donner leur ferme soutien au plan de Meles, qui a été mis en avant par un dirigeant africain avec les intérêts des pays en développement en son cœur. ”
Lord Stern de Brentford est l’économiste de premier plan sur le changement climatique, qui a conseillé les délégations éthiopienne et de la Colombie à Copenhague.(Combien la prestation ?) Il faut rappeler que l’Ethiopie négocie l’exploitation de ses terres agricoles comme beaucoup de pays d’Afrique : http://bit.ly/7xZBxP
Nicholas Stern, (fait Lord Stern) né le 22 avril 1946) est un économiste britannique. Ancien vice-président senior de la Banque mondiale de 2000 à 2003, il est surtout connu pour le rapport Stern sur l’économie du changement climatique publié le 30 octobre 2006. Actuellement membre de la Commission Stiglitz chargée d’une « réflexion sur les moyens d’échapper à une approche trop quantitative, trop comptable de la mesure de nos performances collectives » et d’élaborer de nouveaux indicateurs de richesse.
Ne vous faites donc pas de souci, le CO2 est un nouveau filon.
L’ONU va créer l’OME, organisation mondiale de l’environnement avec un bon job pour Borloo qui s’ennuie déjà à son Ministère.
La City et Wall Street vont gérer les fonds. Les grandes banques d’affaires feront de gros profits. Les bourses carbone vont ronfler et les produits dérivés vont se multiplier.
Les cabinets d’avocats spécialistes carbone, vont se goinfrer à coup de contentieux ou de montages juridiques pour moins payer d’impôts. Les “Mital” vont se délocaliser et toucheront des subventions sans parler de leurs placements financiers carbone, et………les ouvriers licenciés des usines européennes pourront respirer un air encore plus pur (que l’on mettra en conserve pour l’envoyer aux pays africains) Les dictateurs africains iront se refroidir à Gstaadt …….
On vous démontrera que le bonheur est dans le pré et comme en France, il y a des Charolaises, des Limousines, des Montbéliardes, etc… carbone ou pas, avec nos 360 fromages et 36 000 communes, nous sommes les plus heureux du monde.
A Mexico, on peaufinera les textes et les taxes.
Et en 2020, on se moquera des résultats de l’éventuelle baisse du CO2 sur le climat. Personne ne sera capable de valider ou de vérifier les données climatiques puisque les dirigeants actuels et les carbo-scientifiques seront morts ou trop vieux pour rendre des comptes.
Réchauffement ou pas, le CO2 est devenu une arme de destruction massive de la science et de la pensée politique critiques, un argument électoral pour citoyen deneuronisé par la pensée unique des média
Circulez, il n'y a rien à discuter, occupez vous de la santé de notre Johnny national qui ne pourra pas mettre le feu dans les mois qui viennent. Ouf, il aurait été taxé de réchauffiste.
J'ai fait l'effort de lire votre argumentation et je le trouve... assez convaincante. Le destin de la planète est un enjeu trop important pour être traité en global et les intérêts particuliers sont probablement ceux qui sont le plus à l'œuvre dans les discussions comme vous le suggérez. Je trouve assez dérisoire que les négociations se focalisent sur "combien les états riches peuvent donner à l'Afrique". Comment cet argent sera-t-il utilisé et contrôlé,, on ne sait pas. La semaine dernière j'ai dû changer mon imprimante Xerox que j'avais achetée il y a juste un peu plus d'un an qui était en panne et donc plus garantie. Elle pèse 28 kilos et comporte plastique et électronique et ne coûte que 160 € livrée. Son prix est faible pour favoriser la vente de cartouches. Les vrais problèmes sont là, dans cette conception de la consommation, pas seulement en Afrique. Avec beaucoup plus d'acheteurs, mon imprimante pourrait coûter encore moins cher puisque plus de gens achèteraient des cartouches, mais où est l'intérêt si on doit la jeter tous les 2 ans ? La santé de la planète passe par le renforcement des droits des consommateurs. On est loin de Copenhague et de Sarkozy. Je ne fais aucune confiance à ces types-là pour défendre mes intérêts et ceux de la planète.
Ce type d'article est toujours amusant à lire, car il ne fait en réalité que s'apparenter à des prédictions, oui de simples prédictions que n'importe quelle diseuse de bonne aventure eut été en mesure de proférer. En effet l'emballage a beau être parfait et la forme appliquée, il n'en demeure pas moins que le fond ne fait que reposer que sur du spéculatif. Du spéculatif qui ne fait que mépriser une fois de plus l'ensemble du corps électoral français. Et cela dans quel but? d'inciter à ? de contraindre à? ou de prendre l'ensemble de la masse électorale pour un troupeau de moutons qu'il faut faire transhumer vers telle ou telle estive? Il serait temps car il y a urgence en ces temps incertains, que les journalistes reviennent réellement sur les fondamentaux de leur profession, au lieu de jouer aux apprentis prophètes.
"mais les perspectives de reprise, combinées à une situation démographique inédite, qui dans tout le courant de l'année 2010 va conduire une bonne partie de la génération du baby boom à faire valoir ses droits à la retraite, laissent espérer, à partir de 2011, une meilleure maîtrise de la situation de l'emploi."
J'ai toujours appris que le baby boom français commençait dès 1945, pourtant les effets sur le chômage ne se sont fait que très peu ressentir, même avant la crise. Dans le même temps le taux d'activité des plus de 50 ans est resté inférieur à 50% en France.
Dans ces conditions, comment peut-on espérer une baisse du chômage découlant de phénomènes démographiques dès 2011 ?
Vous faites faire à votre article un petit détour par Copenhague ?
Si je trouve votre diagnostique, action, fonction, organisation (vous avez oublié la dispersion), assez juste, la modification de l’introduction me laisse perplexe.
L’introduction de votre article dans « Sarkozy veut se relancer » évoque le grand emprunt comme moyen qu’utilise le président pour reprendre la main et se relancer dans la course à l’élection de 2012.
En reformulant le titre par « Sarkozy l’écologiste » vous n’évoquez plus le grand emprunt comme moyen, mais sa subite prise de conscience (viscérale ?) d’une urgence climatique, issue d’une hypothétique fibre écologiste, pour se relancer dans la course à la présidentielle de 2012.
De ces deux hypothèses que vous faites, laquelle est donc la bonne ?
S’il vous arrivait d’avoir du mal à choisir, vous pourriez toujours évoquer au travers d’un nouveau titre : « Sarkozy veut se relancer grâce à l’écologie ». Connaissant son opportunisme, les deux peuvent apparaitre comme les moyens complémentaires.
Je ne comprends pas pourquoi alors que vous démarrez sur Copenhague, vous enchainez sur une analyse détaillée de la position de NS dans les sondages, de sa communication et ses options tactiques à mi-mandat.
Je voudrais croire que l'action des dirigeants à Copenhague n'est pas seulement gouvernée par des intérêts tactiques ou électoraux à court terme: Obama a-t-il intérêt à se mettre le Congrès à dos?
Pourquoi analysez vous un problème mondial à l'aune de la politique intérieure française et de calculs politiciens?