Parents & enfants

En Caroline du Nord, un proviseur punit les élèves à coups de planche en bois

Temps de lecture : 2 min

«Je pense que si plus d'écoles faisaient comme nous, la société serait bien meilleure»

Capture Twitter
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Il est courant de rappeler qu’aux États-Unis, les châtiments corporels sont toujours autorisés dans vingt-et-un états. Une enquête avait révélé qu’au cours de l'année scolaire 2013-2014, 110.000 étudiants ont été punis physiquement, notamment dans le Mississippi, l’Alabama, l’Arkansas, ou le Texas. Une pratique approuvée par 75% des parents.

Mais ce système n’était pas plus remis en question qu’on ne s’intéressait réellement à la façon dont ces punitions étaient appliquées. Une école de Caroline du Nord semble désormais cristalliser le débat, explique le site NPR. C’est son proviseur, David Matheson, qui pratique lui-même la punition: à coups de planches en bois. Selon la gravité des actes, l’élève doit choisir entre une ou plusieurs journées d’exclusion, et un ou plusieurs coups. Du propre aveu d’une élève, sanctionnée pour n’avoir pas rangé son téléphone, son père a choisi pour elle: «Vous n’avez qu’à la taper.»

Dès l'âge de 6 mois

Ce proviseur est pourtant régulièrement alerté des effets des châtiments corporels par les associations de défense de droits de l’enfant. L’association NC Child transmet aux chefs d’établissements concernés des documents prouvant que les châtiments corporels entraînent mauvais résultats, phobie scolaire, décrochage, violence et toxicomanie. Des collectifs appellent à mettre fin à cette pratique.

Mais ni les proviseurs, ni les parents n’en ont cure: «Je pense que si plus d'écoles faisaient comme nous, la société serait bien meilleure», affirme Matheson.

Au Texas, un juge spécialisé dans la protection des mineurs avait été filmé en train de donner des coups de ceinture à sa fille. Et n’a d’ailleurs pas été poursuivi. Plusieurs autres cas de violences graves perpétrés sur des enfants ont été signalés ces dernières années aux États-Unis. Les parents, disaient avoir été inspirés par la méthode Michael Pearl, un pasteur prônant l’usage systématique de la baguette et de la fessée. Méthode qui s’est largement développée auprès de familles chrétiennes, notamment de celles pratiquant l’école à la maison. Le pasteur conseille de frapper les enfants avec un tuyau en plastique… dès l’âge de 6 mois.

Slate.fr

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