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L'avenir de l'énergie, c'est la fusion nucléaire

, mis à jour le 17.04.2017 à 10 h 28

Les combustibles fossiles sont condamnés et les énergies renouvelables sont intermittentes.

Nasa, Mercure passe devant le soleil

Nasa, Mercure passe devant le soleil

«Partons du principe, juste pour faciliter le raisonnement, que le climat n’a pas d’importance. Que nous n’accordons aucune attention au lien entre le dioxyde de carbone, l’atmosphère, l’effet de serre, les températures, l’acidification des océans et leur niveau. Sur le long terme, nous avons toujours besoin d’une stratégie pour notre avenir énergétique», explique Forbes.

Les carburants fossiles qui assurent aujourd’hui l’essentiel des ressources énergétiques sont par définition des ressources limitées. Les énergies renouvelables (éolien, solaire et hydroélectrique) ont aussi leurs limites: elles sont inconstantes. Il y a une solution de long terme qui surmonte tous ces problèmes: la fusion nucléaire. La source d’énergie du soleil et de toutes les étoiles de l’univers. Et il ne s’agit pas seulement d’une idée farfelue. Des investisseurs et des startups s’y intéressent de près car elle peut potentiellement être à la fois avondante, propre et sûre.

Pour ce qui est des carburants fossiles, le consensus ne cesse de grandir sur le fait qu’ils appartiennent au passé. Même si nous avons théoriquement encore dans le sol des centaines d’années de réserves de charbon, de pétrole et de gaz naturel, leur consommation est extrêmement polluante. Elle génère non seulement du carbone et de l’hydrogène mais également de nombreuses impuretés relâchées dans l’atmosphère et leur extraction et leur raffinage sont des processus sales et dangereux.

Pour ce qui est des renouvelables, il s’agit d’énergies intermittentes. Vous n’en avez plus quand il fait nuit, quand il n’y a pas de vent et quand vous faites face à une sécheresse. Il faut ajouter à ce problème la taille et le nombre de batteries qui seraient nécessaires pour, par exemple, stocker l’énergie électrique indispensable au fonctionnement d’une ville. La fabrication et le recyclage des batteries sont eux-mêmes une source considérable de pollution et de dégradation de l’environnement. On peut enfin y ajouter les nuisances liées au fonctionnement des éoliennes et à la fabrication, avec des matériaux rares et chers, des précieux panneaux solaires.

Il reste l’option nucléaire. Rien qu’en prononçant ce mot, les catastrophes de Tchernobyl, Three Mile Island et Fukushima viennent immédiatement à l’esprit. Sans parler des bombes, de Hiroshima et de Nagasaki. Mais on parle là de fission nucléaire, c’est-à-dire d’une réaction en chaîne qui provoque l’éclatement des atomes d’uranium, de thorium ou de plutonium et produit des matériaux radioactifs. Mais la fusion, c’est tout autre chose. Elle dégage de l’énergie, bien plus que la fission, mais si elle est contrôlée pas de radioactivité et de déchets…

Le problème, c’est de contrôler et contenir la réaction.

L’astrophysicien Ethan Siegel explique qu’il existe quatre technologies possibles et qu’il faut consacrer des moyens importants pour les étudier.

-La fusion confinée par inertie.

Il s’agit de compresser l’hydrogène, le carburant de la réaction de fusion nucléaire, en utilisant des lasers très puissants. La compression contraint l’hydrogène à fusionner et à se transformer en hélium et dégage au passage une incroyable quantité d’énergie.

-La fusion sous confinement magnétique.

Plutôt que d’utiliser une compression mécanique, des champs électromagnétiques confinent un plasma porté à très haute température de matériaux fusibles. Le principe est celui du réacteur Tokamak imaginé il y a déjà des décennies.

-La fusion par confinement magnétique et pression.

Un plasma surchauffé est confiné par des champs électromagnétiques et compressé mécaniquement pour créer la réaction de fusion.

-La fusion subcritique

La fusion est déclenchée non pas par la chaleur et l’inertie mais en utilisant un détonateur qui est une réaction nucléaire de fission subcritique, en-dessous de la masse critique, et donc sans réaction en chaîne, qui alimente le processus de fusion.

Les deux premières technologiques pour contrôler la fusion nucléaire font l’objet de recherches depuis des décennies et les deux dernières ont commencé à attirer l’attention d’investisseurs et de start-ups. L'humanité n'aura pas d'autre choix que de maîtriser la fusion nucléaire.

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