Monde

L'agresseur de Berlusconi serait un malade mental

Slate.fr, mis à jour le 13.12.2009 à 22 h 12

Silvio Berlusconi a été victime d'une agression dimanche à l'issue d'un meeting à Milan. Le président du conseil est touché au visage, et il est pour l'instant difficile de savoir si l'agresseur a frappé de ses poings ou avec un objet. Selon certains sites italiens, l'agresseur aurait en fait utilisé unemaquette souvenir du Dôme, la cathédrale de Milan. Silvio Berlusconi a été transporté à l'hôpital et il devrait rester en observation jusqu'à lundi. Ses plaies ne seraient que superficielles: juste des coupures à l'intérieur et à l'extérieur de la lèvre et deux dents cassées, précise la Repubblica. Selon le responsable de la communication de l'hôpital, «Berlusconi a été choqué mais il parle avec son humeur habituelle».

Regardez ici les vidéos d'Ansa.

Il Corriere raconte qu'une partie des policiers chargés d'escorter le président du Conseil ont immédiatement réagi en l'évacuant dans sa voiture, pendant que l'autre protégeaient son agresseur que la foule voulait lyncher. Selon un membre du parti de Berlusconi, juste après avoir été frappé, «le Cavaliere a failli s'évanouir, avant de se reprendre, de regarder son agresseur dans les yeux, puis de lui demander les raisons de son geste».

Cet agresseur, un homme de 42 ans, a été arrêté et selon l'agence de presse italienne Ansa, il aurait été hospitalisé pendant une dizaine d'années pour des problèmes mentaux. Les enquêteurs privilégient donc la thèse d'un acte isolé plutôt que l'action d'un groupe organisé.

Selon Euronews, le Premier ministre italien avait été conspué au début de cette réunion politique, certains opposants le traitant de «bouffon».

La nouvelle de l'agression, raconte La Stampa, a évidemment fait réagir le Net, avec l'inévitable page Facebook sur l'assaillant (déjà 20.000 fans ou presque à 22h).

L'attaque dont a été victime Silvio Berlusconi n'est pas la première. En 2004, rappelle la Stampa, il avait déjà été agressé, sur la Piazza Navone, à Rome, alors qu'il marchait dans la foule, serrant des mains, en pleine fête de la Saint-Sylvestre. Il était déjà président du Conseil et, cette fois encore, n'avait été que légèrement blessé par un pied photographique.

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A propos du Cavaliere, Jean-Marie Colombani avait décrit vendredi son incroyable popularité malgré la mobilisation de la jeunesse italienne et des affaires politico-conjugalo-judiciaires; la semaine dernière, Marc Lazar avait raconté la révolution violette du «No B day». Tous nos articles sur Silvio Berlusconi sont accessible ici.

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