Monde

Les fans d'extrême droite de Trump sont très déçus par les frappes en Syrie

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 09.04.2017 à 9 h 24

Repéré sur The Hill, Slate.com

Avec son intervention en Syrie, Trump se rapproche d'une position défendue par l'establishment: ses supporters les plus radicaux sont furieux.

Donald Trump fait une déclaration sur sa décision de lancer des frappes aériennes en Syrie, à Palm Beach le 6 avril 2017. JIM WATSON/AFP

Donald Trump fait une déclaration sur sa décision de lancer des frappes aériennes en Syrie, à Palm Beach le 6 avril 2017. JIM WATSON/AFP

Pendant sa campagne, Donald Trump s'est toujours présenté comme un candidat non-interventionniste dont la politique étrangère pouvait se résumer au slogan «L'Amérique d'abord».

C'est pourquoi sa décision de lancer des frappes aériennes contre une base militaire du régime de Bachar al-Assad, en réaction à l'attaque chimique à Khan Cheikhoun, a beaucoup énervé ses fans les plus extrémistes, rapporte The Hill. 

L'auteure d'extrême-droite Ann Coulter s'en est pris au président sur Twitter:

«Trump a fait campagne sur la non-intervention au Moyen-Orient. Il avait dit que ça aidait toujours nos ennemis et que ça créait plus de réfugiés. Et puis il a vu des photos à la télé.»

Quant au journaliste conspirationniste Paul Joseph Watson (sa bio Twitter: «le populisme est le nouveau punk»), il a dit qu'il abandonnait Trump pour Marine Le Pen, qui a critiqué ces frappes aériennes.

«On s'est bien amusés les gars, mais c'est fini. Je concentre désormais mes efforts sur Le Pen, qui a essayé d'avertir Trump de ce désastre.»

En effet, le 7 avril sur BFMTV, la candidate du Front National avait décrété:

«Est-ce que Bachar el-Assad envoie des soldats dans nos rues pour tuer nos enfants? Non. Daech le fait.»

Jusqu'à peu, Trump avait le même raisonnement. Lors d'un débat en décembre 2015, il avait dit:

«On ne peut faire qu'une chose à la fois. On ne peut pas en même temps combattre Daech et combattre Assad. Assad combat Daech». 

Les suprémacistes blancs qui avaient fortement soutenu Trump lui adressent les mêmes reproches que Marine Le Pen. Certains d'entre eux expliquent que combattre Assad est une position pro-terroriste, car affaiblir Assad revient à «défendre les gens qui tuent des enfants blancs avec des camions». Richard Spencer, une des figures centrales de l'«alt-right», a posté un discours vidéo intitulé «La trahison de Trump»:

«Ce que Trump a fait n'est rien de moins qu'une trahison, une trahison de ses supporters, de son message sur "l'Amérique d'abord", une trahison de sa promesse d'être différent des autres.»

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