Monde

Quelques heures avant les frappes, Hillary Clinton estimait que les États-Unis devaient attaquer les bases aériennes d’Assad

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 07.04.2017 à 10 h 27

Repéré sur NBC, Quartz

L'ancienne candidate démocrate défendait déjà une approche «plus musclée» lorsqu'elle était secrétaire d'État.

Hillary Clinton, le 6 avril 2017, à New York | Drew Angerer / AFP

Hillary Clinton, le 6 avril 2017, à New York | Drew Angerer / AFP

Les États-Unis ont lancé des frappes contre une base aérienne syrienne, dans la nuit du 6 au 7 avril, en représailles à l'attaque chimique menée à Khan Cheikhoun, en début de semaine, où plusieurs dizaines de personnes ont été tuées. Au total, 59 missiles ont été lancés par le régime américain qui assure que la base aérienne de Shayra est «associé au programme» syrien d'armes chimiques, et qu'elle «serait “directement liée” aux événements “horribles” de Khan Cheikhoun», raconte Le Monde, qui cite un responsable de la Maison-Blanche.

Lors d'une conférence de presse, Donald Trump a expliqué avoir ordonné cette frappe militaire, et appelé «toutes les nations civilisées à mettre fin au massacre et au carnage en Syrie», arguant que les frappes étaient «dans l'intérêt vital de la sécurité nationale».

Le président américain n'est cependant pas le seul à avoir souhaité une telle réponse. Interrogée quelques heures plus tôt, la candidate démocrate battue lors de l'élection présidentielle 2016 estimait que les États-Unis devaient attaquer les bases aériennes de Bachar el-Assad.

«Assad possédait une armée de l'air, et cette armée est à l'origine de la mort de la plupart des civils que nous avons pu observer au fil des années, et comme nous l'avons vu au cours des derniers jours. Je pense vraiment que nous aurions dû, et que nous devrions, éliminer ses bases aériennes, et l'empêcher de les utiliser pour bombarder des innocents et de les attaquer au gaz sarin.

 

Certaines personnes diront que ce n'est pas notre combat, “on s'en moque, ça ne change rien, nous ne sommes pas impliqués”. Premièrement, nous vivons dans un monde interconnecté et interdépendant comme jamais dans l'histoire jusque-là, en raison de la mobilité, de la communication, et par conséquent, ce qui se produit dans d'autres endroits peuvent avoir un immense impact sur votre vie. Nous devons recommencer à reconnaître que les normes comportementales dans notre propre pays et dans le monde sont tout aussi importantes pour maintenir la paix et empêcher des atrocités que n'importe quelle loi. Les gens doivent savoir qu'ils seront tenus responsables en tant que criminels de guerre qui commettent des crimes contre l'humanité s'ils s'engagent dans ce genre d'actes de violence et d'oppression.»

Quartz rappelle justement qu'en tant que secrétaire d'État de l'administration Obama, «Clinton défendait une approche plus musclée en Syrie et dans d'autres conflits au Moyen-Orient, en établissant notamment une “no-fly zone” au-dessus de la Syrie».

L'armée syrienne affirme de son côté que les frappes américaines ont causé la mort de six personnes, sans préciser s'il s'agit ou non de civils. De son côté, le président russe Vladimir Poutine «considère les frappes américaines contre la Syrie comme une agression contre un État souverain en violation des normes du droit international, [se fondant] sur des prétextes inventés», a assuré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

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