Sciences

Les dauphins ont une bonne raison de déchiqueter les poulpes avant de les manger

Temps de lecture : 2 min

Même mort, le poulpe reste dangereux.

Two dolphins during daytime | HAMID ELBAZ via Pexels CC License by
Two dolphins during daytime | HAMID ELBAZ via Pexels CC License by

Impossible d'oublier ces images saisissantes de documentaires animaliers, où de grands fauves se jettent sur leur proie et les tuent sans ménagement avant de les offrir à leurs petits ou de les dévorer sur place. Pour les dauphins, la chasse est sensiblement différente, et notamment quand ils décident de déguster du poulpe pour le dîner. Le poulpe étant, il faut le savoir, une source de protéines importante.

Popular Science écrit sur son site que les tentacules du céphalopode sont encore dangereux pendant un temps après sa mort, y compris quand ils sont détachés de la tête. «Et on ne parle pas juste de petits spasmes qui pourraient vous étouffer. Le système nerveux des poulpes n'est pas centralisé comme le nôtre, donc quand vous coupez ses tentacules, vous ne coupez pas tous les liens vers le cerveau. Deux tiers des neurones sont dans les bras, et les poulpes utilisent ces neurones pour essayer d'échapper à quiconque essayent de les manger. Même après avoir été tués.»

Un réflexe post-mortem qui pose donc de graves problèmes aux dauphins, l'un d'entre eux a même été retrouvé mort asphyxié par une tentacule de plus d'un mètre dépassant de sa bouche. Pour éviter de se faire piéger, ils ont appris une technique très particulière, et pour le moins horrible. Kate Sprogis, de l'unité de recherche sur les cétacés de l'université de Murdoch en Australie, a passé six ans à analyser le comportement des dauphins et a pu constater que ces derniers ont deux techniques.

«La première consiste à tenir le poulpe dans leur bouche, surgir de l'eau avec, puis le frapper en retombant avec de le scinder en deux. La seconde consiste pour les dauphins à secouer leur tête et lancer le poulpe afin d'obtenir le même effet de frappe.»

En soi, cette technique existe au sein d'autres espèces maritimes, qui ne bénéficient pas de griffes pour immobiliser leur proie. Les orques, les otaries, les baleines... sont réputés pour les secouer afin de les «déchirer». Crocodiles et alligators aussi font aussi usage de cette méthode particulièrement sanguinolente. Même nous, humains, ne sommes pas épargnés par les tentacules de poulpe. En Corée, on mange les tentacules d'un poulpe à moitié vivant crues, rappelez-vous de la scène mythique du film Oldboy. Malheureusement, là encore, certaines personnes meurent en essayant ce met si... mouvant.

Slate.fr

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