Sciences

Au Moyen Âge, des cadavres étaient mutilés pour éviter qu’ils reviennent d'entre les morts

Temps de lecture : 2 min

Les chercheurs britanniques estiment que leur découverte pourrait s'agir de la première preuve archéologique d'une telle pratique.

Zombie | Nikita via Flickr CC License by
Zombie | Nikita via Flickr CC License by

Au Moyen Âge, la peur des morts-vivants était bien réelle. Loin de la fascination de la pop culture pour les zombies, elle a poussé des villageois dans la région du Yorkshire, dans le nord de l’Angleterre, à découper, briser les os des morts et brûler des dépouilles afin de s’assurer que les cadavres resteraient pour de bon sous-terre. La récente étude d’ossements humains (137 morceaux exactement) datant du XIe et XIVe siècle, mis à jour dans les années 1960 sur le site de Wharram Percy, publiée dans Journal of Archaeological Science Reports tend à cette conclusion.

Comme le note The Guardian, les chercheurs ont écarté la possibilité de cannibalisme en raison d'une famine ou de massacre d’étranger au village. En effet, «les marques de coupe étaient au mauvais endroit, et l'analyse isotopique des dents a montré que les gens venaient de la même région que les villageois de Wharram Percy dans le Yorkshire du Nord –un village autrefois florissant qui avait été complètement déserté au début du XVIe siècle», résume le journal britannique.

«Le côté obscur des croyances médiévales»

Interrogé par The Guardian, le biologiste Simon Mays explique que les marques sur les os coïncident le mieux avec l’idée de mutilations dans le but d’«empêcher (les morts) de marcher de leur tombe». «Si nous avons raison, c'est la première bonne preuve archéologique que nous avons pour cette pratique.»

Sur le site de Wharram Percy, les corps ont été décapités rapidement après leur mort et ensuite brûlés, souligne le journal. Au Moyen Âge, les morts-vivants pouvaient être des individus qui de leur vivant étaient «démoniaque», «maudit», ou qui à leur mort «gardait des rancunes contre les vivants». «Cela nous montre un côté obscur des croyances médiévales et fournit un rappel graphique à quel point la vision médiévale du monde était différente de la nôtre», confie Simon Mays.

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