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L’Arkansas cherche des volontaires pour assister à l’exécution de ses condamnés à mort

Temps de lecture : 2 min

Alors que huit exécutions sont prévues durant le mois d'avril, les autorités mènent une campagne pour recruter les témoins prévus par la loi.

Une chambre de la mort dans la prison de Jackson aux Etats-Unis. ERIK S. LESSER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Une chambre de la mort dans la prison de Jackson aux Etats-Unis. ERIK S. LESSER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

La dernière exécution d’un condamné à mort dans l’État américain de l’Arkansas remonte à 2005. Mais par anticipation d’une pénurie des anesthésiants utilisés, dont le controversé midazolam, les autorités ont planifié huit exécutions sur dix jours en avril, un rythme inédit.

Cette inhabituelle série de mises à mort a cependant révélé une complication logistique imprévue: les autorités ne trouvent pas suffisamment de volontaires pour assister aux exécutions. Car une loi de l’État exige que six à douze citoyens «respectables» (c’est-à-dire sans casier judiciaire et sans lien avec les condamnés) soient témoins de l’exécution, pour s’assurer que le protocole est respecté.

C’est ainsi que les membres du Rotary Club de la ville de Little Rock ont reçu une invitation à assister à ces sentences lors d'une allocution de la responsable du bureau d’exécution des peines. «Il y a eu des rires sur le moment parce que les gens ont pensé qu’il s’agissait d’une plaisanterie», a admis le responsable du club local. Les réactions ont été contrastées, soutenir la peine de mort n'étant pas la même chose qu'assister personnellement à une injection létale... Apparemment, rien dans la loi de l'État n'interdit à un volontaire d'assister à plusieurs exécutions.

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