Economie

Brown et Sarkozy de nouveau d'accord sur la régulation

Slate.fr, mis à jour le 10.12.2009 à 12 h 13

Le président français Nicolas Sarkozy et son homologue britannique Gordon Brown ont cosigné une tribune dans les colonnes du Wall Street Journal en faveur de la régulation du système bancaire mondial. S'ils reconnaissent l'importance d'avoir des centres financiers mondiaux forts en Europe, ils expliquent que «la manière dont les institutions financières ont opéré soulève des questions fondamentales auxquelles nous devons, et ne pouvons, que répondre de manière globale»:

Un système global d'échanges opaques impliquant des produits complexes, une vue à court terme et des récompenses trop souvent excessives a crée des risques que peu de gens comprennent. Nous avons également vu que lorsque se produisent des crises, ce sont les contribuables qui doivent en assumer le coût. Il est tout simplement inacceptable que  ce soient eux qui paient l'addition des pertes en temps de récession, tandis que les actionnaires et collaborateurs des établissements financiers bénéficient, eux, de tous les avantages dès que l'économie se redresse.

Ils préconisent en priorité «un impôt exceptionnel assis sur les primes versées», «parce que les bonus pour 2009 sont en partie le résultat du soutien apporté par les Etats au système bancaire.»

Cette taxe a déjà été annoncée outre-Manche, où le ministre des Finances Alistair Darling a inclus dans son budget prévisionnel annuel une taxe de 50% sur les bonus discrétionnaires. Darling a insisté sur le fait que les banques, qui ont été durement touchées par la crise financière, devraient reconstituer leur capital plutôt que de distribuer des bonus généreux.

A la City, l'annonce a été très mal prise selon le Financial Times. Les banquiers londoniens estiment en effet que cela ne fera que pénaliser Londres par rapport aux autres centres financiers.

La BBC relève que le moment choisi pour publier cette tribune n'est pas anodin. Les propos de Sarkozy après la nomination de Michel Barnier au poste de Commissaire européen au Marché intérieur et aux Services - il avait déclaré que les britanniques étaient les grands perdants de cette nomination - avaient déclenché un tollé au Royaume-Uni et jeté un froid sur les relations franco-britanniques.

[Lire la tribune sur wsj.com]

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Image de Une: Wikimedia Commons

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