Génétique: les mauvais gènes sont parfois les meilleurs

La plupart d'entre nous ont des gènes qui nous rendent aussi robustes que des pissenlits, capables de prendre racine et de survivre n'importe où, explique le mensuel américain The Atlantic. Quelques uns sont cependant plus comparables à des orchidées, fragiles et inconstants, mais capables de fleurir de façon spectaculaire s'ils reçoivent les soins nécessaires.

Une nouvelle théorie génétique explique que les gènes qui nous donnent le plus de mal en tant qu'espèce, ceux qui provoquent des comportements auto-destructeurs et anti-sociaux, sont aussi ceux qui sous-tendent l'adaptabilité phénoménale et le succès de notre évolution. Dans un environnement néfaste, et avec une mauvaise éducation, les enfants orchidées peuvent finir dépressifs, drogués, ou en prison, mais avec un environnement propice et de bons parents, ils peuvent devenir les individus les plus créatifs, heureux, et en pleine réussite, de la société.

L'hypothèse de la «vulnérabilité» a déjà changé notre conception de nombreux problèmes psychiques et comportementaux: elle les présente comme des produits d'une interaction complexe entre environnement et gènes, pas seulement le fruits de la nature ou de l'éducation. Aucun gène n'implique fatalement les troubles du comportement, vous êtes simplement beaucoup plus enclin à y sombrer si vous avez la «mauvaise» version de certains gênes et un environnement peu favorable.

Surtout, de nouveaux courants estiment qu'à l'inverse ces gènes parfois considérés comme mauvais peuvent, dans d'autres cas, être extrêmement favorables, à condition que l'environnement s'y prête.

[Lire l'article complet sur The Atlantic]

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Image de une: "cute kid" par Swami, sur Flickr

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Publié le 10/12/2009
Mis à jour le 10/12/2009 à 12h21