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Elon Musk a si peur de l'intelligence artificielle qu’il veut augmenter le cerveau humain

Temps de lecture : 2 min

Pour cela, il a créé de manière confidentielle voilà six mois Neuralink.

cyborg | * zoute via Flickr CC License by
cyborg | * zoute via Flickr CC License by

Elon Musk a une grande peur. Celle qu'un jour, les machines se liguent pour détruire la Terre. Récemment, il déclarait à sa biographe Ashlee Vance qu’il craignait que son ami Larry Page, lancé dans la course des IA avec Alphabet, ne «produise quelque chose de diabolique, par accident», incluant possiblement «une flotte d’intelligences artificielles et de robots capables de détruire l’humanité».

Une des solutions pour l'homme pourrait alors d'aller vivre sur une autre planète. En 2015, l'entrepreneur avait déjà annoncé le lancement de SpaceX, destiné à coloniser Mars. Mais voilà qu’Elon Musk a une autre idée aussi folle. Dans le Wall Street Journal, il a ainsi partagé son souhait d’augmenter le cerveau humain, afin de contrer l’avancement des intelligences artificielles. Le projet, lancé de manière confidentielle en juillet dernier selon le journal américain, s'appelle Neuralink et il consiste, dans les grandes lignes, à augmenter le cerveau grâce à des implants électroniques.

Symbiose

On trouve déjà quelques-uns de ces derniers dans la médecine actuelle, puisqu’ils sont utilisés pour améliorer les traitements contre Parkinson ou encore contre l’épilepsie. Seulement, la procédure est si complexe que très peu de gens ont accès à ce genre de soins, très coûteux. Surtout, ces implants ne sont pas destinés à augmenter l’intellect humain, contrairement à ceux de Neuralink. Musk déclarait récemment, à Dubaï:

«Une interface rapidement connectée au cerveau aidera l’être humain à atteindre une symbiose entre lui-même et la machine, et cela pourrait régler des problèmes de contrôle et d’utilité

Ce lien qui finirait par exister entre le cerveau humain et l’ordinateur pourrait, à terme, permettre d’accroître les capacités intellectuelles de l’homme, mais aussi de contrôler des objets par la pensée, ou bien de sauvegarder ses souvenirs. Du moins, sur le papier. Pour l'heure, n'existe qu'une société de recherche médicale au sein de laquelle des scientifiques s’activent au moment même où ces lignes sont écrites pour trouver un moyen de connecter nos cerveaux aux machines. En cas d'échec, on pourra toujours se rabattre sur Mars.

Slate.fr

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