Monde

On sait pourquoi les appareils électroniques sont interdits sur certains vols vers les États-Unis ou le Royaume-Uni

Repéré par Florian Adam, mis à jour le 27.03.2017 à 14 h 55

Repéré sur The Guardian

Le Guardian a une nouvelle explication.

Turkish Airlines Boeing 737-800 | Aero Icarus via Flickr CC License by

Turkish Airlines Boeing 737-800 | Aero Icarus via Flickr CC License by

Le trajet va être long. Les passagers en provenance de six pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à destination du Royaume-Uni (Égypte, Jordanie, Liban, Arabie saoudite, Tunisie, Turquie) et de huit pays à destination des États-Unis (Jordanie, Égypte, Turquie, Arabie saoudite, Maroc, Qatar, Koweit, Émirats arabes unis) doivent désormais placer leurs appareils électroniques plus gros qu’un portable (ordinateur portable, tablette, lecteur DVD, etc.) en soute pour des raisons de sécurité, assurent les autorités.

Selon le Guardian, si une telle mesure a été mise en place, c'est notamment qu'a été découvert un projet d’attentat à l’explosif dissimulé dans un faux iPad. La date, le pays impliqué ou le groupe à l’origine de son élaboration sont eux restés confidentiels. Toutefois, précise cette source anonyme, les interdictions ne sont pas la conséquence d’un incident en particulier, mais la combinaison de plusieurs facteurs.

Les agences de renseignement craignent que des groupes islamistes trouvent de nouveaux moyens de dissimuler des explosifs. Par le passé, des terroristes ont tenté sans succès de commettre des attentats en cachant leur arsenal dans une paire de chaussures, dans des sous-vêtements, ou un ordinateur portable. L’absence des appareils électroniques en cabine permet de réduire les risques, explique le Guardian. En soute, «le terroriste n'a aucun contrôle sur la position de l'explosif, qui pourrait être au milieu des bagages, loin de la paroi de l'avion».

Pourquoi de telles différences

Shashank Joshi, un spécialiste en défense et en renseignement au London’s Royal United Services Institute, s’interroge sur la différence qui existe entre les pays visés par les États-Unis et le Royaume-Uni. Et sur le fait que leur décision n'ait pas été suivie dans le reste de l'Europe. Si pour les États-Unis, on peut suspecter des motifs politiques liés à l'arrivée de Trump au pouvoir, Shashank Joshi assure que le Royaume-Uni n’aurait pas «imposé une interdiction sans bien étudier ses propres motivations» à mettre en place une telle mesure.

Si le Qatar et les Émirats arabes unis ne sont visés que par les autorités américaines, c'est qu'aux yeux de Londres, la sécurité est assurée dans les aéroports de ces deux pays. De son côté, la France réfléchit aux risques posés par ces appareils, mais n’a pour le moment pas pris une décision similaire, fait savoir au Monde un porte-parole de la Direction générale de l’aviation civile. La Belgique a, elle, indiqué qu'elle n'interdirait pas les appareils électroniques sans une décision de l'Agence européenne de la sécurité aérienne.

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