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Les données de plus de 100 téléphones de manifestants anti-Trump vont être étudiées en vue de leur procès

Temps de lecture : 2 min

Ils avaient été arrêtés lors d'une manifestation le jour de l'investiture du président.

Les manifestants ont allumé un feu en signe de protestation contre l'inauguration du président Donald Trump le 20 janvier 2017 à Washington, DC. I Andrew CABALLERO-REYNOLDS / AFP
Les manifestants ont allumé un feu en signe de protestation contre l'inauguration du président Donald Trump le 20 janvier 2017 à Washington, DC. I Andrew CABALLERO-REYNOLDS / AFP

En marge de l’investiture de Donald Trump, le 20 janvier dernier à Washington, des manifestants ont protesté contre l’entrée en fonction du président. Plus de 200 participants ont été arrêtés et inculpés pour émeute, certains pour destruction de biens et agression sur des agents de police. L’exécutif a estimé le montant des dégâts causés lors des manifestations à plus de 100.000 dollars. BuzzFeed News américain révèle que plus de 100 portables d’«émeutiers» ont été saisis ce jour-là et que les procureurs cherchent à en collecter les données, selon un document révélé mercredi 22 mars.

Le gouvernement explique que les fouilles des portables se font en toute légalité, étant autorisées par mandat de perquisition. En revanche, tous les portables sont vérrouillés, «ce qui demande sensiblement plus de temps pour essayer d’obtenir les données», a reconnu le gouvernement qui s’attend cependant à obtenir les données dans les semaines à venir. Une tâche qui pourrait s'avérer plus compliquée qu'il n'y paraît à en croire le site The Verge, qui rappelle qu'il avait fallu plusieurs mois au FBI pour déverrouiller l'iPhone de l'un des auteurs de l'attentat de San Bernardino. Cet épisode avait entraîné de vives tensions entre l'agence de renseignement et Apple, qui avait refusé de l'aider.

La démarche concernant les téléphones des manifestants anti-Trump a été rendue publique, car le gouvernement, par le biais de son avocat pour le district de Columbia, a sollicité la Cour supérieure du district pour une «motion for protective order», une motion pour restreinte la divulgation de certaines informations à certaines personnes. En l’espèce, le gouvernement demande à la Cour d’interdire aux avocats de la défense de divulguer les informations qui seront collectées concernant les autres accusés «sauf si cela à un lien avec l’affaire», et de ne partager les données relatives à leur propre client qu'à lui seul. En effet, les téléphones peuvent détenir un nombre important de données personnelles qui ne doivent pas être «copiées» ou «diffusées davantage» comme des photos, des vidéos, des informations médicales, etc. De leur côté, les avocats des manifestants contestent vigoureusement les charges retenues contre leurs clients et la collecte des données.

Slate.fr

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