France

«Il m'a regardée dans les yeux et il a tiré en l'air. J'ai fermé la fenêtre et je me suis mise sous la table. Il avait la rage»

Slate.fr, mis à jour le 16.03.2017 à 15 h 54

Une fusillade dans un lycée de Grasse fait plusieurs blessés. Un lycéen de 17 ans a été interpellé.

Capture Google Street View

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Une fusillade à éclaté, le 16 mars 2017, dans le lycée général et technologique Alexis de Tocqueville de Grasse (Alpes-Maritimes), après l'intrusion d'au moins un individu armé dans l'établissement. L'alerte attentat a été déclenchée par les autorités et un individu a été interpellé, rapporte Le Monde. Il s'agit, toujours selon le quotidien, d'un élève de 17 ans scolarisé dans le lycée où a eu lieu la fusillade. Il a été arrêté en possession d’un fusil, d’un pistolet, d’un revolver et de deux grenades.

D'après les premières informations recueillies par Le Monde, l'auteur présumé de l'attaque, semblait fasciné par la tuerie de Columbine, à laquelle plusieurs de ses publications sur les réseaux sociaux font référence. Au cours de cette tuerie, survenue en 1999, deux élèves du lycée de cette ville moyenne des États-Unis avaient tué douze de leurs camarades ainsi qu'un professeur.

Le ministère de l'Intérieur fait état de huit blessés légers, dont trois touchées par des plombs, lors de la fusillade. L'intervention sur place est terminée. Pour l'heure, aucun élément ne laisse à penser qu'il s'agit d'un attentat terroriste, précise Le Monde. L'enquête ouverte après la fusillade ne s'oriente «pas du tout» sur la voie du terrorisme, a précisé le président de la région PACA, Christian Estrosi (Les Républicains).

Plusieurs témoignages ont été recueillis, dont celui de Marianna, élève du lycée Tocqueville, au micro de franceinfo. 

«On a entendu “alerte attentat”. À ce moment-là, on s'est tous mis sous les tables et on a attendu les policiers. [...] Je voulais fermer les fenêtres, je me suis mise à la fenêtre pour la fermer et j'ai vu un lycéen. [...] Il m'a regardée dans les yeux et il a tiré en l'air et j'ai fermé la fenêtre et je me suis mise sous la table. Il avait la rage. II m'a regardée et il est parti.»

À Nice Matin, un élève du lycée a raconté comment s'est déroulée la fusillade. 

«J'ai entendu une grosse détonation puis deux autres. Je me suis tourné et j'ai vu quelqu'un dans la cour avec un fusil à pompe en train de tirer. Il tirait à travers les fenêtres des salles de classes qui donnent sur la cour.»

À 14h15, les élèves de la ville ont été placés en sécurité dans les établissements scolaires, a déclaré le recteur de l'académie de Nice. Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a écourté sa visite dans la Somme et a annoncé qu'il allait se rendre sur place, tout comme la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Balkacem. 

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