Monde

À 4 ans, elle a bravé les loups, la neige et la taïga pour sauver sa grand-mère

Repéré par Xavier Ridel, mis à jour le 15.03.2017 à 10 h 40

Repéré sur The Guardian

Une petite fille russe a marché 8 kilomètres en Sibérie afin d'aller chercher de l'aide, et est devenue une héroïne régionale.

Crédits: Wikimédia https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/00/Yellowstone-wolf-17120.jpg/1280px-Yellowstone-wolf-17120.jpg

Crédits: Wikimédia https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/00/Yellowstone-wolf-17120.jpg/1280px-Yellowstone-wolf-17120.jpg

Lorsqu’elle se réveille dans sa petite maison de la région de Tuva, au fin fond de la Sibérie, Saglana Salchak trouve sa grand-mère inanimée. La petite fille, âgée de 4 ans, décide alors de braver la taïga et de sortir chercher de l’aide. L’histoire de son périple est racontée dans un article du Guardian.

Après avoir brièvement parlé à son grand-père aveugle, elle sort donc de la maison et commence à marcher dans l’obscurité matinale, entourée de congères. Puis très vite, Saglana se retrouve dans la forêt par une température de -34°. Elle marchera pendant des heures avant de tomber sur la première habitation, à 8 kilomètres. La petite fille manque de rater ses voisins, qui finissent cependant par la remarquer, un peu hébétés.

Outre le froid, la neige et la difficulté de s’orienter dans la taïga, Saglana a échappé à une autre menace présente dans la région: les loups. Ainsi, Semyon Rubtsov, à la tête du groupe de recherche régional, affirme:

«Tuva est remplie de loups. Ils dévorent le bétail, les bergers n’arrêtent pas de se lamenter à cause d’eux. Elle aurait facilement pu tomber sur une meute, dans la pénombre

Crédits: Yury Darbaa/Siberian Times

Finalement, les autorités concluent que la grand-mère de la petite fille est morte d’une crise cardiaque. Saglana est placée en observation à l’hôpital, et les médecins annoncent qu’elle a simplement attrapé froid.

La petite fille, accueillie comme une héroïne, s’est vue offrir un séjour dans un sanatorium par le ministère de la politique sociale. Néanmoins, dimanche dernier, un comité a ouvert une enquête sur sa mère, qui élève des chevaux dans la région, l’accusant d’avoir laissé une mineure sans surveillance. Sayana Mongush, un journaliste, a, de son coté, affirmé au Guardian:

«Même dans les temps soviétiques, les bergers de Tuva avaient des privilèges matériels et des radios. Mais maintenant, au XXIe siècle, une enfant de 4 ans est obligée de marcher à pieds parce que rien n’est connecté. C’est un non sens, et le crime ne vient pas de la mère, mais des autorités

Russieneigeloups
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